Veillée des armes : Modeste Bahati moralise les «guerriers» AFDC-A du gouvernement Sama Lukonde

Les ministres du gouvernement Sama Lukonde issus du regroupement politique AFDC-A dont Modeste Bahati est autorité morale, ont été présentés, dimanche 02 mai à l’hôtel Béatrice de Kinshasa, à la Conférence des présidents élargie aux élus ainsi qu’aux cadres et autres personnalités membres de regroupement. 

Ils sont 4 au total, ces guerriers AFDC-A au gouvernement Sama Lukonde : Claudine Ndusi M’kembe, ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale ; Jean-Marie Kalumba Yuma, ministre de l’Économie nationale ; Adèle Kayinda Mahina, ministre d’Etat et ministre du portefeuille et Marc Ekila Likombo, vice-ministre des Transports et Voies.

A cette occasion, l’autorité morale de l’AFDC-A, Modeste Bahati Lukwebo a prodigué des sages conseils à ses camarades, notamment la crainte de Dieu, la loyauté et la discipline envers le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et le premier ministre, mais également le patriotisme, l’amour d’un travail bien fait et l’amour du prochain. 

«Les conseils que je dois nous donner à tous, le tout premier est de mettre toujours Dieu devant tout ce que nous avons à faire. Tels que nous nous trouvons là, c’est une véritablement démonstration de la force de Dieu. Et c’est un miracle, il ne faut pas le chercher ailleurs parce que la méchanceté humaine nous avait privés de tous nos droits», a-t-il exhorté, allusion faite au combat mené contre les dissidents dirigés autrefois par Néné Nkulu soutenue par les caciques du FCC, autour du label AFDC-A.

Après Dieu, Modeste Bahati a demandé aux nominés d’être toujours au service du peuple congolais qui les a mandatés. «Quand vous voulez prendre une décision, il faut toujours voir de quel côté se trouve l’intérêt du peuple congolais», les a-t-il conseillés tout en les invitant à la loyauté et discipline d’abord envers l’autorité suprême du pays, ensuite envers le président de l’Assemblée nationale, mais également envers le premier ministre ainsi que le ministre titulaire en ce qui concerne le vice-ministre. «Il ne faut pas cultiver la conflictualité, mais il faut plutôt travailler pour la cohésion», a-t-il encore conseillé.

En vrai «Maradona politique», Modeste Bahati a prié les nominés à bien travailler, pas dans la précipitation, mais dans le délai et le timing. «Il ne faut pas être des gens qui laissent des dossiers dans les tiroirs pendant plusieurs jours. Vous connaissez vous tous ma méthode de travail, quand j’ai un devoir à accomplir,  tant que je ne l’ai pas accompli, tant que je ne l’ai pas achevé, je ne dors pas. C’est ce qui fait que la plupart d’entre vous, vous me lisez même à des heures tardives parfois jusqu’à 2 heures, le travail c’est très important», a-t-il donné son propre exemple.

En parlant du patriotisme et de l’amour du prochain, Modeste Bahati a lâché : «Nous n’avons pas de mérite spécial pour que nous soyons aujourd’hui élevés à la haute dignité. Nous ne sommes pas de Congolaises et Congolais spéciaux, nous avons seulement cette chance d’être là et cela doit nous interpeller pour dire que ceux qui travaillent avec nous, même si c’est un huissier, il faut le respecter, il a droit au respect. Il faut avoir des bonnes relations avec tous les collaborateurs et éviter les conflits, éviter le complexe de supériorité, éviter l’arbitraire et l’injustice».

Enfin il a demandé aux nominés d’être à l’écoute parce qu’étant au service de la nation. «Il ne fait pas que dès demain vous soyez inaccessibles au téléphone. Faites cet effort de répondre aux appels et sms. C’est toujours un plaisir si quelqu’un ne vous a pas eu au téléphone et qu’il trouve que vous l’avez rappelé».

Aux cadres et membres du regroupement qui veulent entrer dans les cabinets ministériels, le «Vieux Maradona» a joué au catalyseur : «Nous avons beaucoup d’ambitions, mais nous avons trop peu d’opportunités». Une façon d’appeler toujours ceux qui ne vont pas se retrouver, à la patience car, fait-il savoir, pour 9 postes dans les cabinets, il a reçu 1015 candidatures. Qui prendre, qui laisser ? Dilemme.

Il faut rappeler qu’en dehors de quatre membres au gouvernement, l’AFDC-A, premier regroupement de l’Union sacrée en terme d’élus, a également le président du Sénat et le  2ième vice-président du bureau de l’Assemblée nationale. Partage équitable que Modeste Bahati réclamait au sein du FCC qui lui a coûté la disgrâce de Joseph Kabila et la guerre d’anéantissement politique dont il a été victime,  mais comme dit-il, son Dieu a été juste et il a recouvré ses droits avec le président Tshisekedi dans l’Union sacrée.

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