Réformes législatives et structurelles et la dépénalisation des délits de presse : Deux défis que se donne Patrick Muyaya pour son mandat

La journée internationale de la liberté de la presse, ce 03 mai 2021, le nouveau ministre de la Communication et de Médias et Porte-parole du Gouvernement l’a vécue parmi les journalistes à l’hôtel Béatrice de Kinshasa. L’occasion offerte à Patrick Muyaya pour dérouler ce qu’il entrevoit réaliser pendant son mandat à la tête de ce ministère qu’il qualifie de «stratégique».

«Nous devons mettre en œuvre des textes qui nous permettent de nous projeter et nous assurer que ce secteur demeure le poumon principal de la respiration de notre démocratie, de l’attractivité économique et de l’amélioration de l’image de marque de notre pays», a-t-il annoncé les couleurs en promettant qu’il devra poursuivre et parachever les réformes législatives et structurelles du secteur de la presse et de la communication. Cela, estime Patrick Muyaya, passe par l’adoption et la promulgation de la loi révisée portant sur l’exercice de la liberté de presse en RDC de 1996 devenue très obsolète ainsi que la loi sur l’accès à l’information.

Aussi, Patrick Muyaya promet-il de consolider le cadre de collaboration et de concertation entre le Gouvernement et les structures professionnelles des médias ainsi que les organes de régulation, mais aussi d’instaurer un cadre de médiation de différends pour prévenir et, éventuellement, régler les conflits pouvant opposer les professionnels des médias aux pouvoirs publics. L’ancien journaliste et ancien député a promis toujours dans le cadre de réformes législatives et structurelles du secteur de la presse, de renforcer les capacités des professionnels des médias par des séminaires et formations ainsi que la viabilisation des organes de presse.

Quant à la dépénalisation des délits de presse, Patrick Muyaya, a promis, en attendant une loi plus moderne et plus protectrice, de s’investir et soumettre au Gouvernement une proposition d’un moratoire sur les arrestations de journalistes pour des faits de presse. Il a en même temps appelé les journalistes à beaucoup plus de professionnalisme, seul bouclier contre les prédateurs de la liberté de la presse. «La dépénalisation des délits de presse demeure un objectif commun. Nous devons faire ce chemin ensemble dans la sincérité et dans la responsabilité. Mais comme vous savez tous, bien que moi, que notre métier est infiltré par ceux qu’on appelle les moutons noirs qui, régulièrement, font du dérapage et ternissent l’image de notre profession. Si nous voulons parvenir à cette dépénalisation, nous devons renforcer nos structures de régulation et d’autorégulation», a-t-il diagnostiqué.

Pour aller vite et ne pas perdre du temps, Patrick Muyaya a annoncé la tenue sous peu à Kinshasa des états généraux de la presse.

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