Perception forcée de la Taxe RAM : Beaucoup de numéros téléphones déconnectés, les abonnés crient toujours à l’escroquerie de l’Etat !

Les abonnés de différentes sociétés de télécommunications en RDC sont aux abois à cause du calvaire que leur impose depuis le début de cette semaine du 26 avril 2021, le Ministère de PTNTIC via l’ARPTC. Beaucoup se retrouvent avec des numéros bouchés et ne savent ni communiquer, ni effectuer une opération de mobile banking. Pour les décideurs, c’est pour les pousser à payer la taxe RAM (Registre des Appareils Mobiles).

Seulement, cette mesure viole, soutiennent les experts en télécommunications, les dispositions de la Décision n° 049 du 31 décembre 2020 du Collège de l’Autorité de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) portant modalités de facturation des droits d’enregistrement IMEI qui se limite à autoriser le retrait des unités dans le compte principal de l’abonné. Mais pourquoi alors le bouchage des numéros ?

Certains abonnés qui déclarent acheter régulièrement des crédits téléphones, ne comprennent pas pourquoi ils sont frappés parce que l’identification concerne l’IMEI et non la Sim. Il est arrivé pour certains abonnés disposant des téléphones à deux Sims, qu’une fonctionne et l’autre pas. Même les tenanciers de cabinets ne savent plus flasher ni les crédits ni les forfaits internet.

Selon les informations parvenues à Scooprdc.net, l’ARPTC et la société sous-traitante qui supervise techniquement cette opération, ont des difficultés à déboucher les numéros injustement bloqués. Mais pendant ce temps, ce sont de milliers des utilisateurs des téléphones qui sont préjudiciés. Face ces  turpitudes de l’ARPTC, les abonnés des sociétés de télécommunications envisagent la semaine qui commence une marche de protestation et exigent de la Ligue de consommateurs qu’une action soit déposée en justice contre l’ARPTC.

Une taxe contestée mais qui a déjà généré au moins 10 millions USD malheureusement gérés familièrement…

On ne cessera de le dire, la taxe RAM est toujours l’objet de contestation par les Congolais et son bien-fondé n’a jamais convaincu aucun utilisateur des téléphones. «Je préfère un JKK rwandais silencieux qui ne met pas beaucoup de taxes inutiles qu’un Fatshi congolais bavard avec mille taxe et détournement. Je suis bloqué trois jours sans forfait à cause du microbe de ministre Kibasa», écrit Gaylord Issey révolté sur son Twitter. L’activiste de droits de l’homme, Espoir Ngalukiye ajoute pour sa part : «Le RAM est une escroquerie étatique supportée tacitement par Fatshi. C’est impossible de restreindre les droits de citoyens jusqu’à ce point sous le regard impuissant ou complice de l’Assemblée nationale».

Bien qu’elle soit contestée farouchement, d’après les données obtenues par scooprdc.net auprès des opérateurs de télécommunications, la moyenne générée par la taxe RAM est mensuellement de 2 millions USD. Et depuis sa perception, au moins 10 millions USD ont été réalisés comme recettes. Et la tendance se dirige vers 5 millions USD le mois, confirme un opérateur de télécommunications. Seulement, la gestion de cet argent serait opaque. S’il est vrai que le décret de l’ex-premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba instituant la taxe RAM fixe clairement la clé de répartition, il est aussi vrai, selon les sources du média en ligne à l’ARPTC et au Secrétariat de PTNTIC, que cet argent est géré familièrement.

En effet, la famille présidentielle est mise en cause dans cette affaire. D’abord, apprend-on à Scooprdc.net que le fils aîné du président de la République est engagé à l’ARPTC sans aucune expérience ni expertise en télécommunications. C’est un agent exceptionnel qui va au bureau quand bon lui semble et aucun de ses chefs ne bronche. Ce qui est très grave, confirme-t-on au média en ligne, c’est lui qui gérerait cette taxe RAM et c’est la vraie raison de sa présence à l’ARPTC. Le ministre de PTNTIC, Augustin Kibassa, aurait-il crée cette taxe pour faire plaisir à un beau-frère et satisfaire un neveu ?, s’interroge-t-on dans le secteur de télécoms.

Pour éviter tout soupçon, l’ARPTC est dans l’obligation de justifier la destination de ces 10 millions USD réalisés, empreinte d’une traçabilité catholique. Sinon, l’on croirait que le régime Kabila égale le régime Tshisekedi, et que c’est du bonnet blanc, blanc bonnet ou encore le déshabillage de saint Pierre pour habiller saint Paul.

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