Kasaï Oriental : Le sort de Jean Maweja définitivement scellé !

Déchu le 1er avril dernier à l’issue d’une motion votée contre lui, le désormais ex-gouverneur du Kasaï, Jean Maweja, n’avait pas voulu jeter l’éponge. Par le biais de son chargé de communication, il avait annoncé saisir le Conseil d’État ; chose qu’il avait vite fait. Au Kasaï Oriental, la joie de ceux qui avaient milité pour son départ commençait à se dissiper, parce que le gouverneur déchu avait continué à se comporter comme si de rien n’était, en accordant des audiences et en faisant des apparitions provocatrices. Mais le message télégraphique du Vice-premier Ministre et ministre de l’intérieur, Gilbert Kankonde, adressé à madame Jeannette Longa Musuamba, Vice-gouverneur du Kasaï Oriental, vient de retirer l’eau au moulin du surnommé «auto-but».

En effet le VPM, réagissant aux procès verbaux lui transmis, annonce ce qui suit : «J’accuse réception des procès verbaux me transmis et prends acte de la destitution du Progou Jean Maweja conformément à l’article 42 de la loi n° 08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces. Par conséquent, le gouvernement provincial sous la coordination de madame Jeannette Musuamba expédiera les affaires courantes jusqu’à l’organisation par la Ceni de l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur ce, en application de l’article 60 de la loi n° 06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales telle que modifiée à ce jour».

Cette annonce vient sceller le sort du très tristement célèbre gouverneur du Kasaï Oriental, désormais ex-gouverneur, et redonne la joie dans le camp de ses tombeurs qui regrettent les  deux ans de Jean Maweja à la tête de la province : deux ans de perdu inutilement.

Rappelons que les députés signataires de la motion de déchéance reprochaient au gouverneur Jean Maweja l’incompétence notoire dans l’administration, le manque d’initiative de développement de la province, la gestion chaotique de ses administrés et la non maîtrise de la langue d’administration qui est le français.

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