Investiture du Gouvernement Sama face à la menace et l’intimidation primaires des «des putains» : Et si Fatshi dissolvait le truc machin !

Ils savent, parce que beaucoup d’entre eux lisent les écritures saintes, qu’il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus. Curieusement, par gourmandise politique et avidité, ils menacent de ne pas investir le gouvernement Sama Lukonde. Pourtant, ils ont crié à la pléthore de celui sortant de Sylvestre Ilunkamba. Ça s’appelle tout simplement «sorcellerie». Et face à un sorcier, on ne peut nullement avoir pitié parce qu’africainement parlant, c’est une personne capable de bouffer tous les membres de la famille et décimer celle-ci. D’où une sanction s’impose quelles que soient les conséquences fâcheuses qu’elle peut engendrer.

Franchement, quel miracle feraient ces revendicateurs dits révolutionnaires face à 200 personnes pour  47 postes ministériels au départ, puis de 57 au finish ? Devait-on constituer une équipe à 100% des personnes qui viennent de ce labyrinthe construit par les Chinois ? Or, dans cette équipe de 56 warriors de l’entraîneur Tonton S, 25 proviennent de là. Et s’il faut ajouter 10 de 11 repêchés de l’équipe sortant de Pépé, ils sont 35 «parle-menteurs» au gouvernement d’Union sacrée. Cela ne suffit-il pas ? Comment veulent-ils être honorés ou gratifiés ? Même si l’on décidait de faire partir tous ceux qui sont nommés maintenant, qui prendrait-on et qui laisserait-on parmi les 138 revendicateurs dits révolutionnaires pour constituer un gouvernement de 56 membres ?

Ce chantage de ne pas investir le gouvernement cache la vraie revendication qui, malheureusement, fâche : les «tshop-tshop», comme disait feu Christian Badibangi pour dénoncer la corruption. Mauvaise pratique d’enrichissement illicite par ceux qui sont censés, non seulement, se soucier véritablement du misérable peuple qui les a élus, mais surtout lutter contre la corruption. Selon les bruits qui circulent et confirmés par certains de leurs collègues, les «des putains» réclameraient chacun 50 mille USD pour pouvoir investir le nouveau gouvernement. Pour dire simple, ils exigent que le Trésor public décaisse 2,5 millions USD rien que pour les amadouer, eux qui ont un salaire succulent que celui des enseignants, des militaires et policiers, des médecins et des magistrats ainsi que des fonctionnaires de l’administration publique. C’est méchant et révoltant !

En effet, la pression que font certains députés pour intégrer le gouvernement Sama Lukonde au nom de l’Union sacré, énerve plus d’un congolais. Non sans raison, car s’étant fait élire à l’Assemblée nationale, ces députés visiblement cupides et envieux, veulent basculer à l’exécutif pour saigner eux aussi la République estimant qu’au gouvernement il y a beaucoup d’argent. Sinon, comment comprendre qu’une autorité budgétaire puisse envier le pouvoir qu’il est censé contrôler ? Il y a intérêt !

«Le chantage politique qu’orchestrent les députés regroupés sous label ‘’Collectif 138 députés’’ est NUISIBLE aux intérêts du peuple congolais. Je les exhorte à y renoncer et soutenir le Gouvernement Sama Lukonde, mais tout en restant rigoureux dans le contrôle de son action», écrit Georges Kapiamba, président d’ACAJ sur son compte Twitter.   «Députés révolutionnaires,  un chantage éhonté auquel il ne faut pas céder», vocifère le journaliste Pero Luwara dans son «Decry Infos» sur CPL TV.

Il ne faut pas céder, le journaliste a bien conseillé. Le président Félix Tshisekedi ne doit pas vaciller devant cette menace et cette intimidation primaires autant qu’il a une arme fatale face ces «des putains» : la dissolution de leur truc machin. Comme ça ils deviendront des petits chômeurs avec moins de possibilités à se faire élire aux prochaines élections.

Nécessité de réformer la loi électorale

Avec ce système de prise en otage du peuple par une poignée d’individus à l’hémicycle, il y a lieu de revisiter la loi électorale qui leur offre injustement beaucoup de largesses. Cette réforme, au-delà de ce qui a été déjà proposé, notamment l’interdiction à se présenter à la fois à plusieurs scrutins pendant un même cycle électoral (députation nationale, députation provinciale, sénatoriale) avec comme des suppléants épouses, concubines, enfants et autres cousins, il faudra aussi interdire aux députés nationaux et sénateurs siégeant au Palais du peuple, l’accès au gouvernement et dans les entreprises publiques même pour un mandat passif (conseil d’administration).

Non sans raison, il est inconcevable qu’une personne se fasse élire à la fois député national, député provincial et sénateur. Et lorsqu’il lui est imposé de faire le choix, il laisse à deux postes ses familiers. Comme si cela ne suffisait pas, c’est la même personne qui négocie pour être au gouvernement. Dès qu’elle réussit son coup, elle se fait remplacer par un autre membre de sa famille au poste électif laissé vacant. Pire, d’autres parlementaires cumulent avec la fonction d’administrateur dans les entreprises publiques et se font doublement payer par l’ Trésor public. Et pourtant, ce cumul d’emplois laisse sur les carreaux de millions de Congolais sans emploi, alors qu’ils sont aptes et capables de travailler. La République doit-elle ainsi fonctionner ?

Non, monsieur le président de la République, que les députés et sénateurs restent dans l’hémicycle et que ceux d’entre eux qui sont dans des entreprises dégagent. Cela s’appelle la justice distributive.

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