Affaire 12 millions de rétro-commission : pourquoi veut-on faire de José Sele un bouc-émissaire ?

Le dossier de 12 millions USD de rétro-commission soutirés sur les 80 millions USD dus aux pétroliers, reste toujours accablant. Alors que l’on attend des accusés (la ministre de l’économie nationale, le directeur de cabinet du chef de l’Etat l’Inspecteur général des finances) la lumière, on assiste plutôt à la recherche des boucs-émissaires. Et les marchands de l’intox et autres manipulateurs en ont trouvé un : José Sele, ministre des finances sortant.

En effet, ces faiseurs des fausses opinions ont inventé une fantôme conférence de presse  préparée vendredi par Emmanuel Ramazani Shadary , José Sele Yaguli, José Makila et quatre députés dont François Nzekuye, laquelle conférence devait se tenir ce samedi 10 avril pour discréditer l’IGF dans ce dossier 12 millions de dollars. Les inventeurs de cette conférence de presse virtuelle accusent le ministre des Finances, José Sele, d’avoir mis à la disposition des autres «conférenciers» la lettre de l’ancien Dircab intérimaire Kolongele Eberande du 22 janvier 2021, le courrier du gouverneur de la Banque centrale du Congo demandant de donner la caution à Raw Bank pour payer les 80 millions de dollars des pétroliers et la correspondance de la ministre Acacia Bandubola sollicitant le paiement de la créance des sociétés pétrolières. Bref, ils présentent José Sele comme la source des documents en circulation dénonçant la rétro-commission de 12 millions USD qui font jaser. 

Mais pourquoi vouloir le passer pour un bouc-émissaire lorsque à la simple observance et analyse de la documentation disponible sur cette affaire sale, les lettres mises à la disposition de la presse, des mouvements citoyens et des députés nationaux, on constate facilement que tous ces documents partent du cabinet du ministère de l’Economie ? C’est de l’agitation, fait-on remarquer dans les milieux du ministre des finances incriminé, qui soutiennent que si effectivement les destinataires des lettres voulaient régler des comptes, pourquoi ont-ils attendu autant de temps pour agir au lieu de le faire aussitôt ces courriers reçus ?

«Le ministre des Finances est connu pour ses positions tranchées. Alors, pourquoi avoir laissé courir un dossier pour y revenir après. De quelles réunions parle-t-on ? S’étant inscrit dans un strict esprit de l’expédition des affaires courantes, le ministre des finances, s’est résolu, de ne plus participer à toute sorte de réunions, en dehors des rencontres internationales par vidéoconférence. Les comptes de gestion sont régulièrement soumis aux contrôles du Parlement et de la Cour des comptes. En quoi des manœuvres malveillantes et non professionnelles concoctées à visée politiques devraient inquiéter ?», déclare un proche de Sele Yaguli qui refuse qu’il soit mêlé dans ces dénonciations assurées par les médias et les mouvements citoyens et estime que c’est triste pour ses détracteurs d’avoir frappé à une mauvaise porte.

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