Nord-Kivu : le député Jean Baptiste Kasekwa dénonce un scandale autour de financement et dans la chaîne logistique des FARDC

Dans un point de presse tenu à Goma, ce mardi 06 avril 2021, au siège de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), le député national Jean Baptiste Kasekwa s’est dit être très déçu de la situation traversée par les hommes des troupes, surtout concernant leurs conditions de vie, selon lui, insupportables.

Jean-Baptiste Kasekwa croit qu’il est plus que nécessaire de mettre en œuvre une commission d’enquête dotée d’un mandat fort et des objectifs clairs, entre autres de faire un audit sur le financement de toutes les opérations militaires en vue de sanctionner, selon la rigueur de la loi, ceux qui détournent l’argent destiné aux militaires qui sont aux fronts.

«Il est inacceptable que sur la ligne des fronts à Beni, sur 14 mois qu’on a reçu moins de 60.000 USD, soit 4.800 USD par mois ; et sur la ligne Kanyabayonga-Eringeti, à la suite de la modicité de cette somme qui arrive sur terrain, nos militaires sont dans les conditions inhumaines jusqu’à à être nourris 1 chikwange pour 2 jours. Il est anormal que les frais destinés à la prime des militaires, les fonds de renseignements soient détournés et que simplement près de 2000 USD soient affectés. Il y a un scandale autour de financement et dans la chaîne logistique des FARDC», a-t-il déclaré.

Pour lui, la mission qui sera mise mise en place l’Assemblée nationale, devra procéder à un audit pour que la lumière soit établie de façon à savoir combien d’argent exactement a été décaissé du trésor public à partir de Kinshasa pour l’état-major général, le ministère de la défense nationale, la zone de défense et déterminer quelles sont les parts qui ont été mises à leurs dispositions et les raisons. Cela pour que tout soit au clair par rapport à la gestion de ce fonds .

Jean-Baptiste Kasekwa ajoute cependant que ladite commission pourra enquêter sur les allégations autour de la complicité des politiciens dans les guerres incessantes à l’Est du pays, car, dit-il, récemment le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a dénoncé tout en demandant aux députés du Grand Kivu de sortir des groupes armés et ne veut pas que tous ses collègues soient pris pour coupables. 

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