Réforme constitutionnelle avant celle de la loi électorale : Constant Mutamba fait des propositions à Félix Tshisekedi

Dans son communiqué de presse rendu public, jeudi 1er avril 2021, la Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo (NOGEC) propose à ce que la réforme constitutionnelle précède celle de la loi électorale, et fixe d’ores et déjà les matières y afférentes telles que les milieux intellectuels congolais le voudraient, affirme t-on dans certaines rédactions de médias congolais.

En effet pour certains indépendants, Constant Mutamba aurait vu juste, sinon il rejoint à quelques différences insoupçonnées, le souhait du chef de l’État Félix Tshisekedi, exprimé lors de son discours inaugural en janvier 2019. Pour le président de la NOGEC, il est d’autant plus impérieux que nécessaire et ce, de manière consensuelle entre la majorité, l’opposition, la société civile et les confessions religieuses, que le président de la République mette en place une commission quadripartite pour traiter des matières qui  feront l’objet dans ces réformes.

Ramener l’élection présidentielle à deux tours, réserver celle-ci aux seuls congolais nés sur le territoire national de père ou de mère, réduire le mandat présidentiel à 4 ans, supprimer les assemblées provinciales, nommer les gouverneurs des provinces pour lutter contre le tribalisme, élire les sénateurs au suffrage universel direct, reconnaître la double nationalité aux seuls congolais d’origine, rendre impératif le mandat des députés nationaux avec possibilité de perdre le mandat par pétition des électeurs, telles sont les propositions de celui qui se fait appeler «crocodile de Lubao».

Sur ce dernier point, la NOGEC a vu comme tout les Congolais, car le clientélisme et le népotisme ont élu domicile dans le chef des politiciens congolais qui accumulent des mandats publics et électifs, au détriment de la jeunesse. L’on retrouve en effet au Congo-Kinshasa, des élus qui sont à la fois député provincial, député national, sénateur, ministre ou soit mandataire abusivement dit passif au sein des entreprises publiques. Du coup, ils se font systématiquement remplacer par soit leurs fils, filles, femmes, frères, beau-frères etc.

Pendant que les inconditionnels du parti présidentiel se perdent dans des conjectures en tout genre, il serait souhaitable pour eux d’emboîter les pas à Constant Mutamba qui lui, bien que de l’opposition fait des propositions au chef de l’État, dans un esprit républicain. 

À ne pas rater

À la une