Dialogue intercommunautaire en province du Sud-Kivu : les convergences et divergences entre communautés ont été identifiées, affirme Dr Bruno Miteyo

Organisé par le ministère de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières, sous le haut patronage du chef de l’État Félix Tshisekedi, le dialogue intercommunautaire pour la paix et la sécurité dans les hauts et moyens plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga (Itombo) en province du Sud-Kivu, a baissé ses rideaux ce mercredi 31 mars à l’hôtel Béatrice de Kinshasa. Pour les communautés impliquées à ce dialogue, d’après le modérateur Bruno Miteyo Nyenge, chef de la Maison civile du chef de l’État, un triple constat s’en est dégagé, notamment les tensions et méfiances intercommunautaires persistantes ; la gouvernance locale peu performante avec une capacité très faible de réponse aux multiples préoccupations de la population ; et la prolifération des groupes armés de plus en plus prononcée dans la région avec des multiples incidents sécuritaires.

Nommé par Félix Tshisekedi pour conduire les travaux de ce dialogue alors qu’il était en mission dans le Haut-Uelé, le Docteur Bruno Miteyo a énuméré  les maux ci-haut qui doivent être solutionnés, en vue d’un retour rapide de la paix dans cette partie de la RDC.

Voilà pourquoi, par rapport à l’amélioration de la gouvernance locale, le chef de la Maison civile du chef de l’État et coordonnateur de ces assises préconise entre autres, l’organisation des élections locales, l’application de la loi portant statut des chefs coutumiers, le recrutement des administrateurs de territoires dans le respect des normes, le désenclavement de la région, l’application de la justice pour tous, le parachèvement des réformes liées aux Entités Territoriales Décentralisés, l’assurance de l’inclusivité communautaire dans la désignation des animateurs des entités pour ne citer que ceux-là.

Quant à l’amélioration de la qualité des rapports entre les communautés, le dialogue à travers le Dr. Bruno Miteyo recommande le bannissement des discours d’incitation à la haine ; le respect des accords de paix et des engagements entre les communautés et en éviter la violation ; le respect des identités culturelles et les us et coutumes des uns et des autres ; le respect des autorités coutumières et locales légalement établies ; la promotion de l’esprit de tolérance ; la facilitation pour le retour des réfugiés ainsi que la mise en place d’une structure mixte permanente de règlement des conflits au niveau du Sud-Kivu et au niveau national avec le fonds du gouvernement central.

En vue de réduire l’activisme des groupes armés et de s’accorder sur le traitement à leur réserver au regard des atrocités et autres faits commis par eux, le dialogue a également recommandé l’identification de tireurs de ficelles pour qu’ils soient traduits en justice, l’inventaire par une enquête exhaustive des dégâts commis, la restauration de l’autorité de l’État, la remise et ou la construction des infrastructures, la mise en place d’une structure DDR et l’application de la justice traditionnelle.

A l’issue de ce dialogue intercommunautaire, tous les participants sont arrivés à un seul point de convergence, à savoir : la sensibilisation des communautés pour résoudre ce qui le divise, et mettre à profit l’unité par la sensibilisation des uns et des autres.

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