Sécurité RDC – Rwanda : Il n’y aura pas d’opérations militaires conjointes dans l’Est de la RDC

Les recommandations de la réunion de sécurité tenue à Kinshasa, du 16 au 17 mars dernier, entre la RDC et le Rwanda, sont diversement interprétées et commentées dans l’opinion et sur les réseaux sociaux. Beaucoup, y compris certains défenseurs des droits de l’homme de renommée, ont même insinué  que les armées de deux pays préparaient comme en 2009, des opérations conjointes contre les FDLR. Action qu’ils ont sérieusement critiquée en évoquant les résultats peu satisfaisants des autres opérations du genre sous Joseph Kabila.

Scooprdc.net a approché distinctement cinq experts de différents services de sécurité dans la délégation congolaise qui ont pris part à cette réunion de sécurité entre la RDC et la Rwanda pour ainsi comprendre l’esprit et la lettre des recommandations y ayant découlé. Les réponses de tous convergent vers une mauvaise interprétation et analyse erronée de personnes qui, malheureusement, ne maîtrisent pas les termes techniques relevant du domaine de sécurité.

«Il est tout de même aberrant même pour les leaders d’opinion de vouloir s’approprier des matières que l’on ne maîtrise pas. La moindre des choses serait de demander à la bonne source, pour avoir de bonnes explications avant de rédiger des tribunes à balance sur les réseaux sociaux», s’est indigné l’un d’eux avant de poursuivre : «Non, la RDC et le Rwanda ne préparent aucunement une opération militaire conjointe contre les FDLR dans l’Est de la RDC. A la dernière réunion de sécurité tenue à Kinshasa du 16 au17 mars dernier, comme à celle de Kigali du 12 au 14 février 2021, les représentants des deux pays ont décidé de l’élaboration des mécanismes pour des actions non militaires, mais plutôt politiques et diplomatiques, dans le cadre de la lutte contre les forces négatives».

Pour les experts, il s’agit notamment de la sensibilisation des FDLR, pour un retour volontaire, de poursuivre des échanges de renseignements en vue de renforcer les mesures de surveillance des frontières communes et de protection des gardes parcs, du reste en insécurité de part et d’autre. Ils précisent que les deux pays vont agir chacun chez lui. Mais en revanche, ils ont le devoir de faciliter, à travers des renseignements exacts, la lutte contre ce phénomène récurrent ou même quasi permanent d’insécurité causée par les forces négatives dans cette partie de notre territoire national.

«A aucun moment, il n’a été dit que l’armée rwandaise enverrait ses éléments dans l’Est de la RDC dans le but de traquer les FDLR. L’armée congolaise se trouve être suffisamment outillée pour combattre ces forces ennemies. Seulement, tous savons ce qui la fragilise. Aujourd’hui, le Chef de l’État a actionné tous les mécanismes possibles en vue de mettre hors d’état de nuire tous les éléments nocifs à l’interne de nos vaillantes FARDC, comme des éléments rwandais qui agiraient d’une manière ou d’une autre pour fragiliser l’armée congolaise. Il n’est un secret pour personne, que plusieurs à l’heure actuelle, sont mis à la disposition de la justice grâce à un mécanisme de coopération judiciaire qui permettra que tous les malfrats subissent la rigueur de la loi», ont déclaré à Scooprdc.net en vue de dissiper le malentendu et les interprétations erronées.

Tout ceci, concluent-ils, fait également partie des résolutions de ces importants moments d’échanges, favorisés par l’approche diplomatique prônée par le Chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. «Point n’est besoin de s’agiter quoiqu’il demeure vrai que les Congolais doivent rester vigilants et dénoncer toutes velléités visant à mettre en insécurité une partie du pays», a conseillé l’un des experts.

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