Guerre de leadership à la COMICO : J.C Sady fait une mise au point sur les déclarations d’Abdoul Ngoma N’kosi

D’après le communiqué publié ce vendredi 26 mars par le Secrétaire général adjoint de la Communauté Islamique du Congo (COMICO), celui-ci oppose un formel démenti aux déclarations qu’il qualifie de globalement mensongères et désinformatrices de monsieur Abdoul Ngoma Nkosi faites sur la radio Top Congo le 25 mars dernier, axées principalement sur, explique le communiqué,  d’abord les autorités légitimes de la Communauté islamique en République démocratique du Congo ; ensuite les Confessions religieuses sœurs traitées injustement des collabos et des facteurs de troubles et confusion au sein de la Communauté islamique en République démocratique du Congo , et enfin, la question de réception des candidatures à la présidence de la CENI.

Concernant le premier point, écrit Jean-Claude Sady, Secrétaire Général adjoint de COMICO, qu’il a suivi non sans surprise, les déclarations de monsieur Abdoul Ngoma Nkosi traitant en violation de l’éthique islamique élémentaire, Cheikh Abdallah Mangala Luaba et Moussa Rashidi d’intrus et d’imposteurs sans qualité ni titre pour présider aux affaires des musulmans congolais. Le SGA rappelle à l’opinion publique que contrairement à cette affirmation, du reste mensongère et sans soubassement ni juridique ni historique conséquent, les deux éminentes personnalités qui ne sont pas à présenter sur la scène confessionnelle congolaise, sont bel et bien investies de légitimité pour engager la Communauté islamique dans ce pays et sont à son service depuis bientôt plus de 40 ans. Pour J.C Sady, Il est éthiquement sidérant que quelqu’un qui se présente comme croyant se livre publiquement à un tel déni alors que les faits et réalisations en présence prouvent tout le contraire. 

Le SGA invite par ailleurs, Ngoma N’kosi à plus de retenue, d’éthique et de foi, ne serait-ce que par honneur aux valeurs Islamiques qui prohibent de façon formelle, les mensonges et la vulgarité de langage.

Et pour les confessions religieuses sœurs qu’il qualifie d’être chargées encore une fois, gratuitement de faire le lit du chaos au sein de la Communauté islamique, J.C Sady fixe l’opinion publique sur le fait qu’aucune confession religieuse n’a ni emprise ni pouvoir d’ingérence sur la Communauté islamique en République Démocratique du Congo. Loin s’en faut, la COMICO a toujours entretenu des relations empreintes de confiance, de cordialité, de collaboration et de respect mutuel avec ces confessions sœurs conformément aux dispositions pertinentes contenues dans la charte structurant l’organisation et le fonctionnement de la Plateforme des Confessions religieuses en RDC. 

Par ailleurs, le SGA attire l’attention de l’opinion publique sur le fait que la rage de monsieur Abdoul Ngoma N’kosi s’expliquerait par le fait que, pour accéder à cet aréopage confessionnel, il faut impérativement être porteur d’une légitimité acquise à partir de sa confession religieuse. Qualité qui fait cruellement défaut au précité et son groupe en occupation illégale du siège national de la Communauté islamique car, plusieurs fois déboutés en justice pour défaut de qualité.

S’agissant, enfin, du point relatif à la réception des candidatures à la présidence de la CENI, le SGA de la COMICO précise avec force que n’ayant ni qualité ni titre pour engager la COMICO auprès des tiers conformément aux statuts et à la loi 004 du 20 juillet 2001, les déclarations de monsieur Abdoul Ngoma N’kosi selon lesquelles la candidature de Me Sylvain Lumu, puisque c’est de lui qu’il s’agit, doit être rejetée au seul motif qu’il serait non musulman, mais aussi conseil de la Communauté islamique, n’est que démence, aversion, ignorance et comédie. Aucune raison en dehors des critères consensuellement et démocratiquement établis par les pères des confessions, ne justifierait, à ce stade du processus, le rejet de la candidature de Sylvain Lumu.

Dans le même registre, le SGA de la COMICO estime qu’il ne ferait pas injure à l’honorable Ngoma N’kosi, en lui rappelant que la très délicate mission de recruter le président de la CENI confiée par le législateur congolais aux leaders des confessions religieuses, exige de ces derniers, probité et légalité pour auréoler le processus engagé d’une certaine crédibilité. 

De ce postulat, explique-t-il, qu’il serait hasardeux et irresponsable que des personnes déboutées en justice pour défaut de qualité, s’adonnent à cœur joie à réceptionner les candidatures. L’État de droit n’est pas synonyme d’anarchie. 

C’est pourquoi en définitive, le SGA J.C Sady a la prétention de penser que monsieur Ngoma N’kosi et son mouvement rebelle, qui s’illustrent par des acharnements et des attaques au vitriol à l’égard des religieux, rouleraient pour une certaine idéologie politicienne dont les recettes sont très bien connues dans ce feuilleton. Si cette hypothèse se vérifiait, le SGA interpelle les pouvoirs publics à remettre les pendules à l’heure au sein de la Communauté islamique en République démocratique du Congo. 

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