Arrestation de l’ADG de l’hôpital du Cinquantenaire : une action qui doit relancer le débat sur ce fameux partenariat !

Pris ce jeudi 18 mars par la police du parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe après trois convocations, Hazeed Rahman Padiyath, administrateur directeur général de l’hôpital du cinquantenaire se trouve devant le juge congolais. Cet Indien qui n’a jamais été inquiété malgré la clameur publique qui a toujours accompagné ses frasques, est accusée par docteur Huguette Ngomb Matand, victime de l’excès du pouvoir et d’agression physique de la part de ce numéro 1 de cet hôpital qui a englouti plus de 100 millions de USD du trésor public sentant , mais dont l’Etat congolais a confié la gestion aux Indiens dans des conditions floues, sentant la mafia.

D’après Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) qui a été en premier consultée par cette professionnelle de la santé, c’est suite à son conseil que l’affaire a été portée en justice depuis le 5 février dernier. En effet, envoyée par les cliniques universitaires pour appuyer l’équipe de riposte contre la Covid-19, Mademoiselle Huguette Ngomb Matand a eu la malchance de se retrouver dans le même local que l’ADG de cet hôpital qui avait son enfant malade dans ce pavillon, alors que l’équipe de médecins effectuait le tour de salle. Pendant que l’un de ses collègues s’entretenait avec un patient, la jeune médecin qui voulait jeter un coup d’œil sur son téléphone, car un message venait d’y parvenir, a vu l’ADG s’en prendre à elle, lui interdisant de consulter son téléphone jusqu’à la brutaliser pour le lui ravir, après injures et propos méprisants.

Après le tour de salle, la Docteur va voir l’ADG pour récupérer son téléphone, c’est là que tout dégénère. Ayant refusé de remettre le téléphone de la dame médecin, celle-ci  a confisqué à son tour celui de l’ADG à la seule condition que ce dernier lui rende le sien. A ces mots, Hazeed Rahman Padiyath s’est mis dans tous ses états et aurait saisi la jeune médecin par son blouson en la rouant de coups, la projetant contre le mûr de son bureau. N’eût été l’intervention de gardiens, seul Dieu seul sait ce qu’il adviendrait du médecin congolais.

Dans ces propos tels que repris par certains témoins, l’Indien se vante d’avoir toutes les autorités congolaises entre ses mains et que la dame n’aura qu’à s’en prendre à elle-même. Certainement l’homme ferait allusion à la gifle administrée au ministre de la santé de Joseph Kabila, Flory Kabange Numbi, sans qu’il ne soit inquiété.

Cette affaire relance qu’on le veille ou non, le débat sur les statuts de cet hôpital qui a coûté des millions aux contribuables congolais, mais qui est géré comme une ambassade où l’État congolais et les congolais n’ont pas droit de cité. Il est temps qu’on éventre ce boa. En entendant, l’ADG est au parquet, et scooprdc.net apprend qu’il a été auditionné et son sort ne dépend que du juge d’instruction.

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