Gouvernement Sama Lukonde : Ecarté, Steve Mbikayi toujours pleurnichard au risque de piquer une crise d’AVC !

Tel un diable agité dans un bénitier, le président du Parti Travailliste (PT) et ministre du gouvernement sortant Ilunkamba, se bat et ne jure que pour sa présence au nouveau gouvernement Sama Lukonde en voie de formation. En effet, se sentant écarté par le président de son regroupement AFDC-A, Modeste Bahati, au profit d’un autre membre PT, Steve Mbikayi ne trouve bon que de diaboliser ce dernier qu’il accuse d’autoritarisme déviationniste.

Après avoir exposé Modeste Bahati dans les réseaux sociaux, notamment à travers un tweet, mais après avoir rencontré ce dernier qui lui a dit la vérité en face et a mis toutes les cartes sur la table, l’homme au Français «rouge bordeaux», né avant la honte et prêt à lécher les bottes de quiconque peut lui faciliter d’entrer au gouvernement, a écrit au nouveau premier ministre pour accuser Modeste Bahati.

«Lors de l’audience qu’il nous a accordée ce 03 mars 2021 accompagnés des députés de notre parti, le président du regroupement a clairement dit qu’il s’oppose à mon entrée au gouvernement suite au conflit qui a existé entre nous dans le FCC et du fait d’avoir fait partie du gouvernement sortant au nom de l’AFDC-A, transposant ainsi un conflit du FCC dans l’Union sacrée ! Pour lui, je ne pourrais entrer au gouvernement en gestation que si son Excellence Monsieur le Président de la République en décidait autrement», accuse Steve Mbikayi, Modeste Bahati auprès de Sama Lukonde tout en pleurnichant.

Dans son accusation, Steve Mbikayi va plus loin : «L’honorable président du regroupement AFDC-A abuse de la confiance dont il jouit et de sa grande influence actuelle au côté de son Excellence Monsieur le Président de la République pour m’anéantir, affaiblir le PT, m’opposer aux députés du parti et décourager d’autres initiatives politiques que j’ai librement prise entant qu’acteur politique. Cet abus de pouvoir est de nature à créer la confusion dans l’union sacrée  parce que nul ne peut se taire face à une injustice aussi criante !».

Cette audace de Steve Mbikayi qui ne reflète que la sorcellerie politique qui le caractérise, pousse beaucoup d’analystes très lucides de s’interroger : « A quoi s’attendait-il vraiment après avoir poignardé Modeste Bahati dans le dos et que le couteau est resté dans son dos pendant plus d’une année en train de lui faire mal ? La nature elle-même ne lui enseigne-t-il pas ? Si Steve Mbikayi était véritablement un animal politique, il devait se réserver des déclarations inutilement intempestives alors du fait qu’il est caractérisé de beaucoup de bévues politiques teintées toujours de traîtrise.  Dommage que l’homme ne se gêne pas parce que né avant la honte. Voilà qui justifie son agitation, pensant avoir gain de cause auprès de l’opinion qu’il l’énerve davantage sans se rendre compte« .  

Pourquoi ne peut-il pas laisser ce poste un autre cadre du PT occuper un poste ministériel à ce gouvernement Sama Lukonde parce le parti compte certainement des cadres plus compétents que lui qui a fait 21 mois au gouvernement Tshibala et bientôt 18 mois au gouvernement Ilunga Ilunkamba, soit 3 ans et 3 mois ? C’est tout simplement de la gourmandise politique. Le PT ne s’appelle pas lui et ne se résume pas non plus en sa seule personne. Un autre cadre, au nom du renouvellement de la classe politique devra occuper ce poste.

Des organisations de la société civile sur son dos

L’homme n’étant pas blanc comme neige, les organisations de la société civile sont sur son dos. Dans un communiqué de presse conjoint publié, jeudi 04 mars dernier et dont une copie est parvenue à scooprdc.net, des dizaines d’organisations de la société civile et mouvements citoyens exigent de comptes au ministre Steve Mbikayi Mabuluki. Elles invitent par ailleurs les autorités compétentes, particulièrement l’inspection générale des finances, à mener des enquêtes sur la gestion qu’ils qualifient d’opaque du Ministre sortant des affaires humanitaires et de la solidarité nationale.

« Le Gouvernement démissionnaire dirigé par le Premier ministre, le Professeur Ilunga Ilunkamba a géré plusieurs crises humanitaires provoquées par des catastrophes naturelles, des conflits intercommunautaires et des violences armées. L’observation faite est qu’à chaque situation, le Gouvernement congolais a toujours débloqué les fonds nécessaires qu’il met à la disposition du ministère des Affaires Humanitaires et de la Solidarité Nationale dirigé par M. Steve Mbikayi pour assister les victimes de toutes ces crises. Grande est notre déception de constater et faire remarquer l’extrême légèreté avec laquelle ce ministère a géré ces calamités. Nous notons également que ledit ministre n’a fait montre du devoir de redevabilité et n’a jamais rendu compte au Gouvernement de l’argent et autres ressources mises à disposition par l’Etat Congolais. Fort de notre devoir et engagement citoyen dans le cadre du contrôle citoyen, nous les mouvements citoyens et organisations de la société civile, exigeons de la redevabilité à ce membre du Gouvernement sortant pour que la lumière soit faite sur les fonds décaissés par l’État pour apporter une réponse urgente aux victimes de diverses catastrophes naturelles, conflits armés notamment :

lors des inondations de la ville d’Uvira , au Sud- Kivu ayant provoqué plusieurs dégâts humains et matériels, le Gouvernement de la République s’était exécuté en mettant les moyens financiers conséquents à son ministre des Affaires Humanitaires et de la Solidarité Nationale pour venir en aide aux victimes de ces inondations;

en 2019 pendant la crise humanitaire causée par la catastrophe naturelle dans le Nord et Sud-Ubangi, l’État congolais avait urgemment décaissé une somme importante pour les victimes de cette catastrophe;
 Avec les conflits communautaires dans le territoire de Katanda , au Kasaï Oriental , entre Bena- Nshimba et Bena- Kapuya,

Avec les naufrages à répétition enregistrés sur le Lac Kivu, sur le Fleuve Congo, l’exécutif National a toujours fait le nécessaire pour apporter assistance à toutes les victimes.

À Kinshasa, capitale du pays où siègent les institutions, les victimes des inondations causées par les pluies diluviennes.

En outre, Les informations en notre possession font état d’une certaine opacité et floue artistique dans la gestion de tous ces fonds par le ministre des Affaires Humanitaires et de la Solidarité Nationale et de son Cabinet. Compte tenu de ce constat amer, les mouvements citoyens et Organisations de la société civile militant dans la transparence des biens publics exigeons un audit sincère et sérieux sur la gestion des sommes d’argent mises à disposition de M. Steve Mbikayi par le Gouvernement congolais.

Les études approfondies sont entrain d’être menées dans plusieurs départements ministériels sur la gestion des ministres sortant comme celui de la Santé Publique sur la gestion des fonds alloués dans la prise en charge par le Gouvernement à des malades atteints de la Covid-19.
L’État de droit , c’est aussi rendre compte de sa gestion . Nous exigeons que les ministres du précédant Gouvernement soient redevables», telle est la substance du communiqué des organisations de la société civile. A chacun de juger la valeur politique de l’homme !

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