Muhindo Nzangi : Le meurtre de l’ambassadeur italien doit interpeller la communauté internationale que nous souffrons de l’insécurité à l’Est du pays et ça doit se terminer

Dans une interview accordée à Scooprdc.net, ce jeudi 25 février  à son arrivée dans la ville de Goma pour ses vacances parlementaires, le député national Muhindo Nzangi Butondo estime que le meurtre de l’ambassadeur de l’Italie en République Démocratique du Congo, Luca Attanasio, doit interpeller la communauté internationale que la partie Est du pays fait face à une insécurité sans précédent, en dépit des efforts consentis de part et d’autre. Il en appelle à l’ouverture des enquêtes crédibles afin de mettre la main sur les vrais auteurs de cet acte ignoble.

“Cet assassinat doit interpeller tout le monde que nous souffrons ici de l’insécurité et que ça doit rapidement prendre fin. Nous déplorons cette tuerie et nous exigeons que les enquêtes soient faites et tout ce qui a été amorcé comme enquête pour cet assassinat et pour toutes les autres victimes de cette insécurité, que le procès commence car, on ne veut pas que ça s’arrête ici”, a-t-il dit.

Ce parlementaire appelle aussi les autorités de se pencher plus sur les cas de toutes les personnes qui sont mortes dans les coins et recoins de la province du Nord-Kivu et pas uniquement sur celui de l’ambassadeur. “Nous voulons que le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et son gouvernement bien que se chargeant des affaires courantes, se saisissent de cette situation pour mettre les bonnes personnes à la place qu’il faut, pour qu’on ne puisse pas avoir au sein des provinces, des personnes qui vous disent qu’elles ne savaient pas que l’ambassadeur est arrivé dans leurs juridictions. Ça veut dire qu’il y a un problème au niveau des services de sécurité”, a-t-il dit, allusion visiblement faite aux propos du gouverneur de province.

En effet, le jour même du meurtre de l’ambassadeur italien, le gouverneur du Nord-Kivu, Carly Nzanzu, a officiellement déclaré qu’il n’était pas au courant de la présence du diplomate dans la région. Et pourtant, celui-ci était arrivé à Goma le vendredi dans l’avant-midi, soit trois jours avant son élimination physique. En d’autres termes, les services sécuritaires de la province sont incapables de dénicher les infiltrations.

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