Immixtion de Gilbert Kankonde dans les affaires des provinces : Quand ‘’le tomatier’’ s’y oppose !

S’il est vrai que les loups ne se mangent pas entre eux-mêmes, ils peuvent néanmoins s’égratigner. C’est le moins que l’on puisse dire de la réaction de Kitenge Yezu, le haut représentant du chef de l’État Félix Tshisekedi et allié de l’UDPS qui a fustigé l’immixtion du VPM UDPS Gilbert Kankonde dans les affaires des provinces. En effet, dans un tweet le 9 février à 18h34’, celui qu’on a appelé autrefois ‘’le tomatier’’ tacle Gilbert Kankonde : « ses messages qui sèment le doute entre le vrai, le vraisemblable et le faux. Ses décisions arbitraires annulant les résolutions des assemblées provinciales sont nulles et de nul effet. Les assemblées devraient s’y opposer par tous les moyens de droit. C’est ça l’État de droit ».

Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, mais est-il que Kitenge Yezu vient de crever l’abcès, car longtemps accusé d’être le maillon faible de l’UDPS dans le défunt gouvernement de coalition FCC-CACH, Gilbert Kankonde n’arrête pas de scandaliser avec ses décisions qui flirteraient avec l’incompétence dont l’accusent ses détracteurs. Non sans raison, en plus d’avoir rempli le ministère de ses frères de Dimbelenge, selon certaines sources internes de ce ministère, le ministre diaspora de l’UDPS a excellé dans la violation de textes légaux au point de se substituer au Conseil des ministres, aux cours et tribunaux et même au magistrat suprême.

Tenez, dans les dossiers qui ont opposé certaines assemblées provinciales et leurs gouverneurs, le VPM Kankonde s’est sabordé au point d’exacerber les conflits existants déjà entre ces gouverneurs et leurs assemblées. Dans ses excès, le VPM ne convainc personne, sauf peut-être, son Cabinet composé du directeur de cabinet du Premier président du Conseil d’État. En effet, dans une sortie, encore une fois ratée, il tente d’affirmer le contraire de ce qu’il a décidé dans ces messages officiels, mais de manière tout à fait illégale.

Dans une prestation de son niveau habituel, il déclare sur Top Congo FM que son message n’est même pas une mesure conservatoire, alors que ledit message déclare nul et de nul effet toutes les motions votées dans les conditions que lui-même et son Conseiller-Dircab au Conseil d’État, jugent irrégulières.

A ce niveau affirment les pratiquants de droit, deux observations méritent d’être faites : primo, très préoccupé par le cas de la Province de son Conseiller-Dircab commun, le VPM avait décidé de nommer un Gouverneur pour assumer l’intérim à la Mongala. Pourtant, aucune loi ne lui confère ce pouvoir dans un État de droit. On comprend qu’il vise des intérêts colossaux dans cette province.  C’est ainsi qu’on aura jamais vu une telle autre nomination de sa part, ni au Kongo central, ni dans la province orientale, moins encore ailleurs. Tellement intéressé, le VPM se permet de faire une déclaration mensongère dans sa décision en attribuant à son intérimaire nommée la qualité de membre du Gouvernement provincial. Il omet de reconnaître le remaniement ministériel opéré par arrêté le 16 décembre 2020, bien avant la motion. À un certain niveau des responsabilités, il est indiqué de ne pas être menteur.

Secundo, l’intérêt et la mauvaise foi semblent aveugler le VPM jusqu’à marcher sur les plantes bandes du chef de l’État et Président de la République. Car, il sait qu’en sa qualité de VPM, il assure le suivi des décisions prises au Conseil des ministres présidés par le Président de la République, comme le précise l’article 15 de l’Ordonnance n°20/016 du 27 mars 2020 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement, qui dispose ce qui suit : «Les Vice-premiers Ministres, assistent le Premier Ministre dans la coordination des activités gouvernementales. Ils assurent le suivi des décisions prises par le Conseil des Ministres dans leurs secteurs respectifs. Ils adressent trimestriellement un rapport d’activités au Premier Ministre avec copie au Président de la République et au Secrétaire Général du Gouvernement ». 

Comme on le sait, il n’y a que le chef de l’État qui préside les Conseils des ministres. On sait aussi que depuis un temps, lesdits conseils ne se tiennent plus. Le fait pour le VPM d’outrepasser ses pouvoirs, doit alerter les services de la Présidence de la République pour s’interroger quant à savoir les vraies intentions du VPM ainsi que son Conseiller-Dircab. Pour scooprdc.net, le Haut représentant du président de la république a bien vu et fait de réagir à temps contre cet audace effrénée d’un membre du Gouvernement qui se croit, à tort, patron de son chef qui l’avait pourtant nommé.

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