Faillite de la société Ami Fidèle Transfert : la justice met la main sur Pierrot Libata, liquidateur en fuite depuis deux ans

C’est aux alentours de 10h30′ ce mardi 25 janvier que scooprdc.net a reçu l’information de première main, selon laquelle le liquidateur désigné de la Société de transfert d’argent Ami Fidèle Transfert Vite Vite, l’avocat Pierrot Libata, a été appréhendé par la police judiciaire du parquet de grande instance de Kinshasa-Gombe, après deux ans de cavale. Ce, alors qu’il avait été désigné liquidateur par le Directeur Général et propriétaire de cette société Nono Katukumbanako Mavengi, lui-même en fuite aux USA, puis réfugié au Canada depuis 2016, laissant plus de 200 cadres et agents avec plus de 9 mois d’arriérés, sans payer aucun décompte final.

Tel un roman policier, les ex-agents de cette société malgré qu’ils soient abandonnés dans la rue par leur ex-employeur, n’ont jamais abdiqué. Réunions cherchant un arrangement à l’amiable, tentative de conciliation à l’inspection du travail jusqu’à ce que le dossier soit transféré au tribunal du travail et disparaisse. Sans doute disent-ils, c’était l’œuvre de ce pseudo liquidateur atypique qui se disant avocat, s’était fait engager à temps plein comme assistant de sieur Nono Mavengi. D’où la charge que ce dernier lui aurait laissée de liquider ses actifs après qu’il a pris le large, criblé de dettes.

Aujourd’hui, avec l’arrestation de Pierrot Libata, ces agents désabusés ont une chance de rentrer dans leur droit, car la justice congolaise n’est plus celle d’hier fort heureusement. N’ayant presque plus d’actif en RDC, la justice peut se rabattre sur ces avoirs immobiliers bien que dissimulés au nom soit de ses enfants mineurs, soit de sa belle famille selon les témoignages de ses ex-agents. Ainsi apprend le média en ligne, l’homme serait propriétaire de deux hôtels de bonne facture, l’un à Matadi, l’autre à Mbanza-Ngungu sur la national N°1. Une villa à l’UPN télécom, deux autres à Binza Météo dont l’une en conflit avec son ami Atou Matubuana, gouverneur du Kongo central.

Le désormais procès Ami Fidèle Transfert Vite Vite qui s’ouvrira prochainement, devra établir entre autres, la responsabilité de la Banque Centrale du Congo (BCC), car en effet, régies par la loi 006 ayant trait aux institutions de crédits, la BCC a l’obligation de veiller au bon fonctionnement de ces sociétés pour éviter que les clients ou les employés se trouvent dans un cas de manque de liquidité. Or ce fut le cas pour Ami Fidèle Transfert Vite Vite. Non seulement que les agents sont sortis bredouilles, mais également l’argent de plusieurs clients n’est jamais arrivé à destination alors que la BCC a remis les différentes cautions garantissant l’ouverture de chaque agence, au moins 57 à travers la république du moins avant sa faillite, disent les agents.

Tous les regards sont tournés vers le TGI / Gombe dans cette affaire à la Madoff qui s’est passée sous la barbe des autorités de l’ancien régime. A ce jour, l’espoir renaît pour tous ces employés qui n’avaient plus que Dieu comme allié. Que justice soit faite.