Massacre de 46 pygmées en Ituri : le député Jackson Afingoto Ausse exige une enquête

L’élu d’Irumu dans la province de l’Ituri a haussé le ton au sujet des tueries, jeudi 14 janvier dernier, ciblant le peuple autochtone, les pygmées, un peuple qu’il a qualifié de minoritaire de cette partie de la RDC. Le Député National Afingoto Ausse Jackson a proposé une riposte proportionnelle à la taille des menaces de l’ennemi afin d’imposer et rétablir la paix dans son terroir.

« Je présente mes condoléances aux familles éprouvées depuis Goma où je suis en transit pour Irumu dans le but d’aller compatir avec mon peuple. La raison qui me pousse d’y aller c’est le caractère particulier que revêt ce massacre », a-t-il déclaré. 

Il regrette le fait que les assaillants aient tué d’un coup une quarantaine des pygmées, une situation qui l’a interpellé pour voir de près qu’est-ce qui ne va pas en Ituri, présenter ses condoléances et identifier les causes qui font à ce que, ces tueries soient faites sur une population pygmées, souvent sans défense, a-t-il fait savoir.

« je vais à Bunia voir le comité provincial de sécurité et exiger qu’il y ait l’ouverture d’une enquête et que les responsabilités soient établies. Ituri est pris en étau en commençant par Bunia », dénonce Ausse Afingoto Jackson, qui souligne que sa ville natale est encerclée par des miliciens qui massacrent la population civile sans défense jour et nuit au grand dame des autorités politico-administratives. Il regrette aussi le fait que ces groupes armés naissent et renaissent chaque jour, alors que nos services de sécurités sont inadaptés à la situation imposée par ces rebelles. 

« L’inadaptation de nos services de sécurité à cette situation de guerre asymétrique leur imposée par ces miliciens, tout un territoire de 11 chefferies avec une Jeep de la Police et une autre pour l’Armée, comment voulez-vous qu’ils soient efficaces, l’effectif, la logistique et les stratégies posent toujours problèmes ! », s’indigne-t-il.

Il propose à cet effet quelques remèdes pour venir à bout de cette situation d’insécurité qui ne dit pas son nom en Ituri. C’est notamment imposer la rigueur des armes à ces rebelles car selon l’élu, ce n’est plus le temps de les sensibiliser, moins encore de les démobiliser. «Ils doivent subir la force des armes car les armes ne peuvent être maîtrisées que par des armés. Une riposte immédiate et proportionnelle à la taille des attaques des ennemis de la paix. Il va falloir aussi augmenter l’effectif des FARDC et leur doter d’une logistique pour en finir avec ces groupes armées en Ituri», conclut-il.

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