Fatshi : un président à la «roi David» !

Dimanche 17 janvier 2021, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a participé à une messe d’action de grâce célébrée en la cathédrale Notre Dame du Congo, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’assassinat du tout premier premier ministre de la RDC, Patrice Emery Lumumba. La messe a été officiée par Mgr Édouard Kisonga, l’un des évêques auxiliaires de l’archidiocèse de Kinshasa.

La particularité de cet événement entre autres et que l’on a vu Fatshi agenouiller devant l’Eternel son Dieu sans aucun complexe. Si le maréchal Mobutu l’avait fait quelques fois, jamais les Kabila, surtout le fils ne l’a jamais fait pendant ses 18 ans de mandat lorsqu’il assistait quelques rares fois à des cultes. Musulman, Chrétien, Bouddhiste, hindou, copte… ? En tout cas, personne n’avait maîtrisé la foi du fils de Mzee Laurent-Désiré Kabila qui, lui, était, disait-on, Musulman, mais que les congolais n’avaient jamais aperçu dans une mosquée.

En effet, ce n’est pas la première fois que l’on voit le président de la République Félix Tshisekedi s’agenouiller à l’Eglise. Toujours en cette cathédrale Notre Dame du Congo, on l’avait vu dans cette position d’humilité devant son Créateur, lors de la célébration de la messe de suffrage en mémoire du bâtonnier Jean-Joseph Mukendi, le 27 août 2020.

Au stade de martyrs, le dimanche 23 juin 2019, lors d’un culte d’actions de grâce, en vrai Chrétien, Fatshi avait dédié la RDC à Dieu. En toute humilité, il avait demandé pardon à Dieu au nom du peuple congolais en général et de toutes les autorités politiques en particulier pour les pêchés commis. « Pardonne-nous d’avoir donné ta place aux hommes en les adorant comme des dieux. Pardonne-nous pour le culte de la personnalité ancré dans toutes les couches de notre nation. Au nom de toutes les autorités anciennes comme présentes, je te demande pardon pour le sang des innocents qui a été versé dans notre pays, intentionnellement où par des simples erreurs », s’était-t-il adressé au Créateur.  

Fatshi avait également endossé la responsabilité de toutes les fautes en demandant pardon pour tout abus de pouvoir contre les faibles et, pour aussi n’avoir pas été de bons gérants de toutes les richesses que Dieu nous a données. « Pour tous les péchés que j’ai énumérés ou non, même de ceux que nous avons oublié, pardonne-nous Seigneur et exauce nos prières et guéris notre pays », avait-il imploré.

Toujours à cette occasion, Félix Tshisekedi avait rendu grâce à l’Eternel pour lui et tout le peuple congolais, en reconnaissance de la bonté manifestée envers son pays. A la place du chaos, l’Eternel a eu à permettre une passation pacifique du pouvoir. Il avait ainsi exprimé sa gratitude pour la confiance et le privilège que Dieu lui a accordés pour conduire son peuple durant cette saison de grâce. Il avait dit ensuite merci pour ce beau pays que l’Eternel Dieu a donné aux Congolais, pour toutes les richesses du sol et du sous-sol, pour tous les potentiels humains ainsi que pour toutes les ressources de tous ordres.

Bref, par la dédicace de la RDC entre les mains de Dieu, Félix Tshisekedi avait soumis la nation toute entière à l’Autorité Suprême qu’Il a invité à s’asseoir sur le trône de la RDC et d’y régner en Maître absolu en demeurant comme le Roi du Congo. Enfin, il avait annulé toutes les paroles négatives prononcées sur ce pays et toutes les malédictions quelles que soient leurs provenances. Ce vœu de Félix Tshisekedi sur la RDC rencontre curieusement le fond de la chanson prophétique « Moto » de feu Alain Moloto.

Ses frères de l’Eglise Philadelphie témoignent que l’homme n’a pas changé d’attitude envers son Dieu et qu’il serait le même avant son élévation comme président de la République. Voilà qui fait dire aux lecteurs de la Bible que Fatshi est un président à la «roi David». Celui-ci chantait et dansait pour son Dieu à chaque instant sans tenir compte de tous les honneurs que les humains lui rendaient en tant que Roi d’Israël et vainqueur du redoutable Goliath, le philistin.

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