La pétition du FCC contre le bureau d’âge de l’Assemblée nationale : entre l’ignorance et la sorcellerie !

C’est du théâtre de chez nous, le spectacle que certains députés nationaux FCC réfractaires au changement, font vivre aux congolais, particulièrement les internautes. S’étant constitué une armée numérique déstabilisatrice, ils ont balancé dans les réseaux sociaux, ce mardi 12 janvier en début d’après-midi, un document de pétition contre le bureau d’âge de l’Assemblée nationale, comportant 140 signatures. Par cette démarche initiée par le sulfureux Joseph Kokonyangi, le député de seconde main André Tambwe et Rubin Rachidi, ils veulent démettre ce bureau provisoire chargé d’organiser l’élection du bureau définitif en remplacement de celui déchu de Jeanine Mabunda. Pour ce faire, ils ont recouru à un huissier de justice pour notifier les concernés. Vive la réciprocité !

Seulement, les «pétitionnaires» qui reprochent aux trois membres visés (Christophe Mboso, Gaël Bussa et Aminata Namasi), semblent baigner dans dans l’ignorance car téléguide par la sorcellerie. En effet, beaucoup des juristes interrogés à ce sujet, affirment que la loi ne prévoit pas un tel cas de figure. Me Didier Ndangi par exemple précise que le bureau d’âge ayant un travail spécifique prévu dans la loi, il est hors de question qu’il ne soit perturbé par autre chose que ce que prévoit son agenda tel que confirmé par la Cour constitutionnelle dans son arrêt ayant confirmé le mandat de ce bureau provisoire.

Pour ce professionnel de droit, l’agenda du bureau d’âge étant circonscrit aux matières bien précises, toutes fautes s’il y en auraient eu pendant l’exercice de leur fonction, ou toute autre démarche opposée au programme de son agenda, devaient attendre le bureau définitif pour les traiter. Il apparaît clairement, dit l’avocat Didier Ndangi, que le FCC veut juste retarder les choses, car sa démarche n’aboutira à rien étant donné que la loi n’a pas prévu de motion contre le bureau provisoire qui a une mission spécifique. Toutes réclamations devront être mises en veille, en attendant le bureau définitif. 

Prenant la population congolaise à témoin, les membres du bureau d’âge, ont, dans un communiqué publié dans la soirée de ce mardi, dénoncé la résistance au changement affiché par ce groupe après tant d’années d’indicibles souffrances et guerres à l’Est du pays imposées au peuple.

«…c’est depuis la déchéance du bureau précédent que les initiateurs de cette démarche, en désespoir de cause, tentent de perturber le déroulement normal de la Session extraordinaire en multipliant les attaques et diabolisation notamment par la propagation de fausses nouvelles, la création de faux comptes sur les réseaux sociaux attribués au président du bureau d’âge, en orchestrant le doute sur l’âge du président du bureau d’âge et en multipliant les scènes de troubles pendant les séances plénières», lit-on dans ce communiqué portant la signature de Gaël Bussa, rapporteur du bureau d’âge.

Tout en invitant les députés nationaux patriotes acquis au changement de demeurer vigilants et mobilisés afin de barrer la route aux ennemis de l’autodétermination du peuple congolais, le bureau d’âge rassure qu’il poursuivra inlassablement et de manière imperturbable les travaux de la session extraordinaire jusqu’à l’élection et installation du bureau définitif.

A la lumière de l’interprétation de la loi telle qu’expliquée par les juristes contactés par scooprdc.net, l’on se rend compte la tentative des nostalgiques FCC n’est que du bluff à la Donald Trump, qui va finir comme un coup d’épée dans l’eau.

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