Aéroport International de N’djili : la DGDA jugule la fraude, les fraudeurs s’agitent !

La rigueur instaurée par la Direction Générale de Douanes et Accises (DGDA) à l’aéroport de international de N’djili dans la vérification de l’authenticité et de la véracité des documents qui accompagnent la marchandise, entres autres les factures, les lettres de transport aérien, les notes de fret que les déclarants dits « débout » ont l’habitude de falsifier pour faciliter la minoration de la valeur en douane des marchandises afin de payer moins la douane, lui vaut une vaste diabolisation jusqu’à à l’accuser de saper les efforts du président de la République.

A ce sujet, fait savoir savoir Robert Kilemuna, Directeur provincial KIN AERO, qu’il convient de relever que plusieurs dossiers phares en cours d’instruction ont retenu l’attention de la douane sur les pratiques illégales utilisées par ces déclarants lors du dédouanement des marchandises au bureau de l’Aéroport International de N’djili. Et l’examen de ces dossiers a nécessité l’urgence à faire respecter les dispositions du Code des douanes dans les opérations douanières effectuées au niveau de ce bureau de douane afin de permettre une perception correcte des droits du trésor. Car, les documents commerciaux joints aux déclarations de marchandises souscrites (lettres de transport aérien, factures, FERI et autres) démontrent l’existence et la commission des actes de fraude lors des opérations de dédouanement.

«Par la pratique de groupage des envois, la douane avait fait le constat suivant qui favorise la fraude douanière et l’évasion fiscale : primo, des prête-noms sont utilisés pour l’importation en fraude des marchandises sur le territoire national au profit des propriétaires ; secundo, plusieurs marchandises de grande valeur ou soumises à des taux de droit de douane élevés entrent sans être déclarées, ni payer les droits de douane. Ceci est facilité par le groupage des marchandises. Tertio, la falsification des documents commerciaux lors de l’accomplissement des procédures douanières, à savoir les LTA, les factures commerciales ; quarto, la minoration de la valeur en douane des marchandises importées par l’utilisation des faux documents commerciaux ; quinto, la fausse déclaration dans l’espèce des marchandises importées. Ainsi, les vraies marchandises importées passant par ce bureau ne sont pas déclarées, notamment les téléphones portables, les appareils divers dont les LAPTOP et les caméras, les montres et bijoux. Ceci est encouragé par la pratique de groupage des envois», déclara Robert Kilemuna.

Pour lui, ces pratiques ont pour conséquence d’annihiler tous les efforts insufflés aux services pour la maximisation des recettes douanières. Elles compromettent la réalisation des assignations contenues dans la nouvelle loi de finances pour l’exercice 2021. Aussi, ajoute-t-il, il a paru impérieux que des mesures correctives soient données aux agents opérationnels afin qu’ils améliorent leur façon de travailler en mettant en application les dispositions légales prévues dans le Code des douanes, notamment en ce qui concerne l’évaluation en douane des marchandises importées conformément aux articles 61 à 68 du Code des douanes ; la lutte contre la fraude douanière sous toutes ses formes.

Robert Kilemuna confirme qu’il ne s’agit donc pas de saboter les efforts du Chef de l’Etat comme le soutiennent les accusateurs-fraudeurs, il s’agit bien au contraire d’accompagner par cette maximisation des recettes le Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, dans ses efforts de recherche des moyens financiers pour améliorer le social du peuple.

Il va sans dire que toutes ces mesures n’enchantent pas les déclarants « débout » qui travaillent dans l’illégalité en favorisant la fraude et à qui du reste, la douane a adressé en ce début d’année 2021 un ultimatum pour se mettre en ordre vis-à-vis de l’Administration douanière sous peine de se voir refuser tout accès aux installations douanières de l’aéroport et de la Direction Provinciale de Kin-Aéro. Voilà qui justifie la diabolisation généralisée de la DGDA par ces déclarants «débout» dans les médias et réseaux sociaux, conclut le directeur provincial Kin AERO, Robert Kilemuna, mis directement en cause.

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