Contestations de nominations dans l’Armée et du budget de la session extraordinaire à l’Assemblée nationale : en accusant Félix Tshisekedi, le FCC s’autoaccuse !

Lorsque l’on conseille aux sociétaires de l’ancienne Majorité présidentielle (MP) devenue Front Commun pour le Congo (FCC) de se taire ou de tourner la langue sept fois avant de réagir sur n’importe quelle question de gestion du pays, c’est pour bien leur éviter le ridicule. Dommage qu’ils soient têtus comme des mulets.

En pensant dénoncer les «antivaleurs» sous le régime de Félix Tshisekedi, le FCC accuse au fait tantôt lui-même, tantôt son autorité morale qui a dirigé le pays pendant 18 ans. Les derniers cas en date sont les contestations de nominations dans l’armée et du budget de la session extraordinaire à l’Assemblée nationale.

En effet, ayant pris actuellement d’assaut les réseaux sociaux, particulièrement Twitter, comme canal favorable pour passer leurs messages, les communicateurs du FCC notamment Papy Tamba et India Omari, pondent chaque jour des tonnes de réactions sur les faits et gestes des institutions de la République. C’est ainsi, s’agissant par exemple de la nomination du Général de Brigade Muland Nawej Godefroid comme Commandant de l’École de Guerre de Kinshasa, Papy Tamba écrit sur son Twitter : «Le général nommé à la tête de l’école de guerre a-t-il déjà fait la guerre ? Besoin d’une réponse svp, uniquement pour ceux qui le connaissent. Injurieurs s’abstenir». Une façon pour Papy Tamba de douter des compétences de cet officier supérieur de l’armée.

Aussi pour le général de brigade Jean-Claude Kankenza nommé chef d’état-major du Groupement des écoles supérieures militaires, ce dernier est qualifié d’avoir un parcours atypique parti du directeur financier de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) au chef d’état-major du Groupement des écoles militaires. Encore un doute sur ses compétences militaires parce que de lui on dit qu’il est un ancien de la Gécamines qui, en 1993 est devenu directeur financier de la Compagnie de Grands Elevages de la Tshofa, district de Kabinda, avant de rejoindre en 1997 la société SDCP/Oil Congo à Kinshasa dont il devient en 1999 trésorier général. En mai 2001, la BIAC l’engage au titre de directeur financier. Mais en 2013, Joseph Kabila le nomme commandant 5ème Région militaire à travers l’ordonnance n° 13/011 du 23 mars 2013, révèle le confrère voiceofcongo.net.

Pour les esprits lucides, la meilleure question que Papy Tamba et sa bande de communicateurs du FCC pouvaient se poser est de savoir comment sont-ils devenus des généraux, est-ce par le fait de Kabila ou de Tshisekedi ? La réponse à cette question renvoie à la culpabilité de Joseph Kabila qui a fait de beaucoup de civils des officiers supérieurs militaires. En jargon militaire, tous ces officiers fabriqués par le président honoraire et autorité morale du FCC, sont en réalité des «perci», personnels civils.

Au départ du maréchal Mobutu en 1997 après 32 ans de règne, il a laissé moins de cinquante généraux, mais Joseph Kabila en a laissé en 18 ans de pouvoir plus de 200 au parcours douteux et dont la plupart sont incapables d’interpréter une carte militaire et n’ont pas les notions de la balistique. Lui-même Joseph Kabila tout comme son bras droit John Numbi et les autres que Tamba et India fréquentent, n’ont connu dans l’armée que le grade de général. Des cas comme cela des officiers supérieurs (colonels et généraux) sans formation militaire, sont légions dans l’armée congolaise à cause des opérations de brassage et mixage des groupes armés qu’a connues la RDC depuis 2003.

Raison pour laquelle les Fcciens devront féliciter le président Félix Tshisekedi pour la création de l’école de guerre qui pourra absorber les lacunes de beaucoup d’officiers y compris JC Kankenza et Muland Nawej Godefroid, par cette formation de rattrapage.

Quant au budget présenté par le bureau d’âge de l’Assemblée, Papy Tamba écrit sur son Twitter : «On ne se gêne plus dans ce pays. Combien de problèmes peuvent être résolus avec 12 millions de dollars? Que la haine ne nous fasse pas perdre la raison. On ne construit rien dans la durée par la corruption des députés qui demandent et qui en demanderont encore. Vivement 2023».

Mais avec la précision apportée par le rapporteur de ce bureau incriminé, Gaël Bussa, selon laquelle leur bureau n’a rien inventé et qu’il en a été ainsi avec toutes les sessions extraordinaires, les dénonciateurs d’aujourd’hui du FCC, mettent en cause les différents bureaux dirigés par les leurs (Boshab, Minaku, Mabunda) et suscitent la curiosité de l’Inspection Générale des Finances (IGF).

Si les 12 millions USD décriés aujourd’hui sont jugés exorbitants pour une session extraordinaire, ce que les anciens bureaux avaient des rubriques obscures dans la ventilation de différentes sommes obtenues pour des sessions extraordinaires. Donc, avec cette dénonciation, le FCC s’autoaccuse. D’où les audits pour les bureaux Boshab, Minaku et Mabunda s’imposent.

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