Élection à la FEC : Kimona Bononge dénonce l’immixtion de conseillers de Fatshi dans l’affaire, mais…

Dans une lettre de quatre pages adressée au chef de l’État, Félix Tshisekedi, lundi 23 novembre 2002, l’Administrateur Délégué de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), dénonce la pression subie par lui, de quelques conseillers de la Présidence de la république, au fin d’arracher la mise à l’écart de la candidature pour la présidence de cette institution, d’Albert Yuma Mulimbi qui compte se représenter pour un troisième mandat.

Sans citer de noms, l’actuel Administrateur Délégué de la FEC explique qu’il craint pour son intégrité physique et s’en remet au chef de l’État, pour garantir à cette corporation une tenue dans la quiétude des élections devant se dérouler ce jeudi 26 novembre.

« …je suis l’objet, depuis quelques jours, d’intimidations au téléphone ou des invitations de certains de vos Conseillers et même des Services Spéciaux et je dois vous avouer, Excellence Monsieur le Président de la République, que je suis inquiet pour mon intégrité physique. Ceci est tout simplement inacceptable », écrit le jeune frère à José Endundo.

Bien que l’AD de la FEC a rappelé aux uns et aux autres que le chef de l’État a démontré dans sa vie d’homme d’État, que quand il a quelque chose à dire, il le dit lui-même ou en passant par des canaux que seul lui-même maîtrise, il dénonce tout de même la violation des statuts et du règlement intérieur de la fédération qui définissent le cadre et la procédure électorale par ces donneurs d’ordre.

‘’Ya Joe Kilo Bravo’’ rappelle que la FEC est une ASBL régie par les prescrits de la Loi n°004/2001 du 20 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux ASBL et aux établissements d’utilité publique et la Loi n° 015/2002 du 16 octobre 2002 portant code du travail. A ce titre, elle assume à la fois les fonctions de chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture, d’artisanat et est un syndicat Patronal. Elle est apolitique et ne bénéficie d’aucun subside de l’État vivant exclusivement des contributions des ses membres.

« …l’implication des membres de votre cabinet dans l’orientation du choix du futur Président ne ferait que fragiliser la FEC qui joue un rôle primordial dans l’animation d’un secteur privé dynamique, créateur d’emplois et des richesses. »

Apolitique de part sa nature et son organisation, mais la FEC reste une institution qui flirtera toujours avec la politique au regard de son influence dans la vie socio-économique de la RDC. L’influence politique que jouit son actuel président Albert Yuma serait peut-être à la base de cette guéguerre. Car personae non gratta en occident à cause de son rapprochement avec Joseph Kabila, Yuma traînerait à tort ou à raison, la réputation de quelqu’un qui se serait enrichi illicitement en faisant main basse sur quelques carrés miniers de la Gécamines. En proie avec la justice pour plusieurs dossiers allant du détournement au dol, le président du Conseil d’Administration de la Gécamines ferait la quasi-unanimité dans le choix de ses pères, mais loin d’être l’avis de Tshisekedistes pures et durs.

Tel que révélé dans la lettre de ‘’K.B’’ à Fatshi, les anti Yuma veulent voir Dieudonné Kasembo, Patron de Gécotrans prendre le règne de cette organisation patronale. Mais face aux millions d’Albert Yuma, ce rêve est loin de se réaliser, car dit-on, ce dernier a corrompu tous les administrateurs, y compris K.B à qui il aurait offert une Prado de 90.000USD.

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