Sud-Kivu : Justin Bitakwira à Uvira comme un émissaire de Fatshi !

Arrivé  le dimanche 22 novembre dernier à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, l’ancien ministre du développement rural et notable du Sud-Kivu, Justin Bitakwira, est sorti de son silence pour rassurer qu’à l’heure actuelle, il est un partenaire privilégié du président Félix Tshisekedi, au regard des consultations initiées par ce dernier.

Justin Bitakwira a confirmé qu’il n’appartient à aucune instance du Front Commun pour le Congo (FCC) du Sénateur à vie Joseph Kabila car, dit-il, ça fait plus de deux ans qu’il n’est pas invité dans des réunions du regroupement.

« Je dois vous dire que ça fait maintenant plus de deux ans que je n’ai pas été invité dans des réunions du FCC », a-t-il déclaré, avant de poursuivre : « Je suis partenaire privilégié du chef de l’État. Je n’appartient à aucune instance du FCC. Vérifiez les images de la retraite de Safari Beach. Vous ne me verrez pas. Je ne sais pas s’il y a eu des invitations et qu’ils avaient considéré que Justin Bitakwira n’a pas d’argent pour payer le droit d’entrée« , a-t-il ironisé dans ses habitudes du petit-fils de sa grand-mère.

Bitakwira rassure qu’à ce jour, ses relations particulières avec le président de la République Félix Tshisekedi sont au beau fixe, jusqu’à aller même à s’appeler «le privilégié du chef de l’Etat». C’est ce qui justifie sa descente à l’Est de la RDC, particulièrement dans les hauts plateaux d’Uvira pour une mission officielle qui sera conclue par la rencontre des tous les chefs de guerre opérant dans la zone, dans le cadre de contact de consultations où il porte vraisemblablement un message du chef de l’État à tous ces belligérants qui pullulent dans la région du Grand Kivu.

D’après certains analystes, le président Tshisekedi joue bien sa carte pour tirer du FCC tous les frustrés et en faire ses partenaires. Bitacle, comme aiment l’appeler ses adulateurs, est l’un de ceux-là. Son bourreau au FCC, dit-on, c’est Néhémie Mwilanya, aussi ressortissant du Sud-Kivu, qui serait allé jusqu’à ordonner à la CENI de lui ravir son siège pourtant gagné de député national à Uvira. Bitakwira qui savait qu’il avait peu de marge de manœuvre à l’époque, n’a pas voulu aller à la Cour constitutionnelle sous la main du FCC. Le voilà maintenant partir, lui à qui sa grand-mère a dit : tu ne seras jamais caporal !

À ne pas rater

À la une