Crimes économiques en RDC : Pascal Beveraggi sous le parapluie de Kikaya !

Juridiquement, le différend qui opposait Moïse Katumbi à Pascal Beveraggi au sujet de Mining Compagny Katanga (MCK), a été doublement résolu par les justices Française et Congolaise. A Paris comme à Kolwezi en effet, la cession frauduleuse de 85 % des actions de Necotrans Mining dans MCK à la société Octavia de Pascal Beveraggi, a été purement annulée au profit de Astalia, société de l’épouse de Moïse Katumbi qui est ainsi redevenue actionnaire de Necotrans Mining, propriétaire de l’ex-MCK.

Etant close, on n’aurait dû pas parler de cette affaire, n’eussent été les révélations accablantes, non seulement sur la légion d’anciens intouchables qui entêtent le Français Beveraggi à narguer la justice congolaise l’ayant condamné à payer les dommages et intérêts en millions d’euros à Moïse Katumbi pour les équipements détournés, mais aussi sur la fraude fiscale à outrance orchestrée par Pascal Beveraggi à travers NB Mining Africa tout le temps qu’il a usurpé la société de Katumbi.

En effet, dans ce conflit de propriété sur MCK, le Français Beveraggi n’était qu’un paravent, un agent utilisé pour l’opération d’expropriation de la société de l’ancien gouverneur du Katanga tombé en disgrâce vis-à-vis du régime de Joseph Kabila. Des sources recoupées révèlent que c’est Kikaya Bin Karubi, ancien parsec du Raïs, qui était l’actionnaire majoritaire au sein de NB Mining. Par contre, monsieur Melo Kabanga Tsimbadi, actionnaire majoritaire présenté comme le petit frère de l’avocat de Pascal Bevaraggi n’était qu’un prête-nom de Kikaya. Non sans raison, les sources de scooprdc.net indiquent qu’à voir le faux actionnaire majoritaire de NB Mining, il n’a pas visiblement assez de moyens financiers pour s’imposer un tel statut étant donné qu’il n’était qu’un employé chez NB Mining Africa comme consultant avec un salaire de 3.000USD par mois.

L’on rapporte même que l’épouse du prétendu actionnaire majoritaire de NB Mining est la petite sœur propre de l’épouse du kabiliste Kikaya Bin Karubi. Donc, les deux sont des coépoux pour avoir épousé dans la même famille.

Derrière Beveragi, il y a aussi deux anciens généraux sous sanctions occidentales. Pire, l’un d’eux avait été même nommé PCA. Ce sont eux qui poussent le Français à narguer la justice et l’entêtent à ne pas payer les 250 millions d’euros des dommages et intérêts à Moïse Katumbi. «L’attitude de ce cacique du PPRD et de deux officiers sous sanctions qui se trompent encore d’époque, inquiète mais ne décourage nullement la justice qui s’est inscrite dans la logique de rétablissement d’un Etat de droit», rassure-t-on dans les milieux judiciaires.

Fraude fiscale à outrance exigeant des poursuites judiciaires…

Lorsque Pascal Beveraggi usurpa MCK, celle-ci comptait 2000 employés. Mais le Français avec sa NB Mining Africa n’a déclaré que 800 travailleurs au fisc, soit une diminution d’emplois de 1200 postes. Cette vraie-fausse déclaration a beaucoup influé sur les Impôts, taxes, retenues légales et charges patronales, notamment l’IPR, IRE, CNSS, ONEM, INPP. Ce qui fait par exemple pour l’année 2019, que sur le montant total dû de 1.730.305,64USD, seulement 102.112,91USD ont été payés, soit une évasion de 1.628.192,73USD. Tandis que pour l’année 2020, de janvier jusqu’à Juin, sur un montant total dû de 757.899,01USD, seulement 13.065,64USD ont été payés, soit une évasion de 744.833,37USD. Et s’agissant particulièrement de CNSS, le mois d’avril 2020 indique une évasion de 147.771USD tandis que le mois de mai 2020 affiche un manque à gagner de 176.127USD. Mêmement pour l’ONEM qui a été sérieusement floué au mois de mai 2020 sur ses 1.653USD et au mois de juin sur 1.597USD.

Quant à la TVA, le montant collecté pour l’année 2019 indique 7.598.011USD auxquels l’on devait appliquer une déduction de 1.726.596USD, soit 5.871.415USD dus. Mais seulement 82.571USD ont été payés, soit une évasion de 5.788.844USD. Déjà pour le premier semestre de 2020, une évasion d’au moins 2 millions USD est signalée.

D’où, l’interpellation au président de la République et au Gouvernement, mais surtout au procureur général près la Cour d’appel du Lualaba de se saisir de ce dossier des crimes économiques perpétrés par le protégé de l’ancien proche de Joseph Kabila pour faire rentrer l’Etat congolais dans ses droits financiers. Il faudra que Pascal Beveraggi qui est passé de simple travailleur de Moïse Katumbi au faux chef d’entreprise par la magie de sa kyrielle de soutiens occultes aujourd’hui démasqués, paye tout l’argent, en termes de millions, qu’il a fait échapper au Trésor public. Faute de s’exécuter, l’envoyer à un endroit approprié où les criminels de tout genre finissent leurs jours.

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