RDC-Médias : Ma vérité sur la crise à l’UNPC

Tribune de Joël Cadet Ndanga.

Président de la Commission de Formation Professionnelle et Syndicale de l’UNPC, Journaliste et Fondateur du Journal IMPACT NEWS, Joël Cadet N. NDANGA a brisé son silence pour couper court à toutes les contrevérités et mensonges sur l’organisation du 9ième Congrès de l’UNPC dans la ville côtière de Moanda. C’est à travers une tribune dont copie à notre Rédaction que ce chevalier de la plume et du micro donne sa vérité sur cette crise. Pour lui, il n’y a aucune crise à l’UNPC. C’est un problème social du Secrétaire Général de l’UNPC et une affaire de distribution des cartes après la victoire de Joseph-Boucard Kasonga Tshilunde lors du 8ième Congrès organisé au Centre Caritas à Kinshasa avec l’appui de l’ancien Premier Ministre Matata Ponyo, à titre individuel en 2014. Pour lui, si le Secrétaire Général avait son salaire régulièrement, si Messieurs Musangu et Kalenga étaient respectivement Présidents des Commissions de Discipline et de la Carte de l’UNPC, il ne se serait posé aucun problème. Il fustige l’alignement du Patriarche Malembe qui a été réduit à une province alors que c’est une icône, voire l’ancêtre de la presse congolaise. On ne peut le manipuler sous quelque prétexte que ce soit pour des raisons tribales ou pécuniaires. Ci-dessous cette tribune :  

Mon intégration à l’UNPC

J’ai beaucoup évité d’intervenir dans ce qui peut être qualifiée de ‘’crise à l’UNPC’’, parce que beaucoup de protagonistes m’ont fait leur confiance pour offrir les bons offices. Un travail que nous avons fait en coulisse avec plusieurs en compagnie de mon aîné d’heureuse mémoire Désiré Baere qui me manque. Mais là, je me sens révolté face au rythme que prend cette histoire exposant les uns et les autres à la honte populaire.

Ma révolte d’exercer au sein de l’Union Nationale de la Presse du Congo, UNPC vient d’une plainte portée contre moi par Omer Mijimbu Sha-Kalau, alors Président de l’Assemblée Provinciale du Kasaï-Occidental, en 2010.

Alors que la Commission de Discipline et d’Ethique professionnelle, Tribunal des pairs attendait, comme membre de la presse rouge, à refuser de répondre à sa convocation, j’ai comparu assisté de mon Avocat, Me Jonas Ngalamulume.

Quelle n’est pas ma surprise de constater que 70% de ceux par devant qui je me trouve sont des Journalistes émérites, de grands noms qui ont fait la pluie et le beau temps durant la Deuxième République !

Cela me révolte.

Les informations à ma possession faisaient état d’une grosse somme qui serait remise aux pairs-juges pour me couler par le canal d’une sentinelle des immeubles de l’ancien PDG de la MIBA.

Un seul des membres du Tribunal semble rationnel. Il s’agit de Walter Mukendi, alors Editeur du Journal ‘’La Richesse du Congo’’. Ses questions au mandataire de l’honorable Mijimbu, Monsieur Anacleus Muswa, du reste propre cousin qui est parti aux études avec l’argent de mon père biologique, le perturbe. Il manque des mots.

Cela me pousse à l’approcher. Il accède à ma demande. Nous nous retrouvons. Il me demande d’accepter la sanction en affichant le profil bas. Nos relations s’enracinent. Nous approchons le Congrès de 2014, grâce à l’intervention à titre personnel de l’ancien Premier Ministre, Augustin Matata Ponyo, croisé dans les couloirs par l’ancien Secrétaire Général de l’Union, Monsieur Joseph Boucar Kasonga Tshilunde.

Après concertation avec Walter – Kasonga Tshilunde, il me propose de postuler comme membre de la Commission de Formation professionnelle et d’éthique professionnelle. Il me présente les avantages selon lesquels, c’est la Commission qui va gérer les projets de formation avec les partenaires.

Le choix que je fais.

Organisation du Congrès

Arrivé au Bureau du Secrétaire Général, je suis apostrophé par les aînés Fidèle Musangu et Gustave Kalenga. Ils sollicitent mon concours pour l’élection de Joseph Boucar Kasonga Tshilunde au poste de Président de l’UNPC.

Eux se proposent, le premier à conduire la Commission de Discipline et d’Ethique professionnelle et l’autre la Commission de la Carte professionnelle de presse.

Nous allons au Congrès. Joseph Boucar Kasonga Tshilunde se trouve face à trois challengers : Michel Momat, Christian Momat et Kabala Mwana Mbuyi. Michel Momat désiste et Kasonga Tshilunde l’emporte.

Au poste de 1er Vice-président, Monsieur Tabasenge est face à Bienvenu-Marie Bakumanya. Bakumanya est battu avec deux voix d’avance. Sa faiblesse : un bruit a couru dans la salle qu’il est Muluba et que l’on ne peut laisser deux Balubas à la tête de l’UNPC.

Les membres ont opéré ce vote, sans réaliser les soupçons qui pèsent sur cet ancien Président sectionnaire de Kinshasa qui avait vendu la concession de l’UNPC aux encablures de Funa.

Immédiatement après, c’était le vote du Secrétaire Général après celui sans enjeux de la Deuxième Vice-présidente, Mme Solange d’heureuse mémoire. Je profite pour donner une astuce au Secrétaire Général Benoît Kambere qu’à l’occasion de sa présentation qu’il indique sa province d’origine. Parce que la dynamique dans la salle était essentiellement dominée par la donne identitaire. Il le fait et réussit à battre ses challengers Kabamba et Nyembo.

Installation  

A peine le Bureau installé, il fallait organiser les élections des Bureaux des Commissions Permanentes de l’Union. A la Commission de la Carte, tout se passe sans casses. Gustave Kalenga, Richard Kamunga, Jean-Marie Basa et Copain Tshipamba sont élus respectivement Président, Vice-président, Secrétaire-Rapporteur et Secrétaire Rapporteur-adjoint.

Après cooptation au sein de la Commission de Formation Professionnelle et Syndicale de l’Union, Joël Cadet N. Ndanga, C.T. Anaclet Vungbo, Charly Tonsi et Judith Ebondo sont élus Président, Vice-président, Rapporteur et Rapporteur-adjoint.

A la Commission de discipline, le ticket de Walter Mukendi l’emporte sur celui de Fidèle Musangu. La voix pivot, est celle de Mme Jacky Mulanga.

Pour Fidèle Musangu, Kasonga Tshilunde a brisé le deal. La guerre commence dans les médias. Profitant de son passage sur différents plateaux, il tire sur la gestion Kasonga Tshilunde au grand dam de la réputation de l’Union.

Tentatives de réconciliation  

Tshivis Tshivuadi, Secrétaire Général de Journaliste en danger,  JED va organiser les séries de réconciliation en présence des membres du Bureau Exécutif de l’Union, des trois Présidents des Commissions, des professeurs Malembe, Kabongo et Munsoko sans succès. A ces séries des réunions, qui coûtaient cher à Tshivis, puisqu’organisées dans des restaurants huppés de la ville, a été associée Mme Chantal Kanyimbo en sa double qualité d’ancienne Présidente de l’Union et de Rapporteur du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, CSAC.

Pour Fidèle Musangu, Tshilunde devait l’imposer à la tête de la Commission de Discipline. Ce qui était impossible parce que ce sont les membres de cette Commission qui avaient déjà opéré leur choix au second degré.

Face à cette intransigeance, des considérations d’ordre pécuniaire sont venues perturber toutes les négociations. Il faut ajouter à cela, le traitement de la plainte de Mme Carole Agito, alors DG de la SONAS contre Barbara Nzimbi, Journaliste à Congo Web. La gestion des frais d’instance aurait davantage creusé le fossé entre Walter Mukendi et Fidèle Musangu, respectivement Président et Membre de la Commission de Discipline et d’Ethique professionnelle.

Premier procès du mandat Kasonga Tshilunde

Musangu va finalement attraire Kasonga Tshilunde et Jacky Mulanga en justice devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliema pour megestion des fonds du Congrès donnés par Matata.

Les révélations faites au cours de ce procès qui a duré près de trois ans ne sauront être reprises ici, par décence et pour le respect de la profession.

Au finish, Kasonga et Mulanga seront acquittés. C’est là que Mme Jacky Mulanga va révéler devant la composition que son conflit avec son confrère Musangu serait consécutif au refus par elle de céder aux multiples demandes du confrère au troisième B journalistique.

Deuxième procès du mandat

Alors que l’on pensait respirer, le Secrétaire Général, Monsieur Benoît Kambere passe des moments très difficiles suite aux arriérés des salaires. C’est le seul membre qui doit bénéficier d’une rémunération. Les autres font du bénévolat.

Il est perturbé aussi bien pour la gestion de son foyer que pour la paie des frais scolaires et académiques de ses enfants au pays comme à l’étranger.

Il adresse une lettre où il réclame ses arriérés de salaire auprès du Président. La réponse du Président n’est pas aussi douce que satisfaisante.

La guerre recommence

Face à cette nouvelle crise, le climat au siège de l’Union devient exécrable. Vous ne pouvez pas entrer dans le Bureau de l’un, sans vous faire soupçonner par l’autre étant donné que leurs deux bureaux se livrent les nez.

Tentative de réconciliation

En serviteur de Dieu, j’offre mes bons-offices. Les deux protagonistes acceptent de venir au Bureau du Journal IMPACT NEWS au Rond-point de Victoire, dans la commune de Kasa-Vubu en face du Bureau de la SNEL.

J’invite le Patriarche Malemba à présider cette séance qui se déroule en présence de l’Avocat-Conseil de l’UNPC.

Le compromis est trouvé : 

Payer un acompte au Secrétaire Général ; Visiter un terrain vide de l’UNPC que l’on peut mettre en vente pour apurer ses dettes ; Que le dialogue soit restauré entre les deux membres du Bureau Exécutif.

Rebiffe

Le Secrétaire Général Benoît Kambere accepte et un acompte de 400$ lui est versé le lendemain pour résoudre ce qui était urgent pendant que Kasonga Tshilunde se déplace pour les soins en Afrique du Sud. Kambere prend le Protocole d’accord, il va le faire lire à sa base, constituée de celui qui tire les ficelles dans cette affaire et qui envenime le climat, (je donnerai plus tard le pourquoi), Gustave Kalenga qui va l’influencer de refuser de signer pour exiger le versement de la cagnotte remise par l’ancien Gouverneur Moïse Katumbi Chapwe pour ‘’achat des bitoyo’’ à la délégation de l’UNPC (Tshilunde, Kalenga et Kabulo Muana Kabulo), partie pour lui remettre son titre de Président d’honneur de l’Union.

Une plainte est élaborée et déposée par devant la Commission de Discipline. Les deux parties sont entendues.

Plus des trois mois après que l’affaire ait été prise en délibéré, la Décision de la Commission de Discipline et d’Ethique professionnelle, Tribunal des pairs n’est pas rendue.

C’est plus tard, que cette décision est publiée un dimanche, pendant que le Président Tshilunde venait de prendre son vol pour se rendre au Maroc. Curieusement, la plainte contre Jean-Marie Kassamba connait vite sa décision où il est radié pour mauvais traitement de ses agents.

Je ne veux pas parler d’une procédure irrégulière que j’ai arrêtée contre moi par devant la Commission de discipline.

Troisième épisode.

Conflit Tshilunde – Kalenga

Au cours du mandat, à l’issue des Concertations politiques, Monsieur Thomas Luhaka est nommé Ministre. Il nomme son Secrétaire National du parti MLC, Monsieur Gustave Kalenga au poste de Conseiller en Communication. Monsieur Gustave Kalenga accepte sa nomination et veut conserver, et son poste de Président de la Commission de la Carte, et celui de Conseiller au Cabinet du Ministre Luhaka.

Les membres de la Commission s’y opposent. Ils votent en son remplacement, Monsieur Adelain Mboma, coopté du CSAC et Président des Radios communautaires.

Gustave Kalenga monte sur ses chevaux. Une guerre est déclenchée contre Tshilunde qu’il croit être à la base de cette situation.

Lorsqu’il m’aborde, je lui réponds : ‘’Mkubwa Gustave, c’est vous et Musangu qui êtes à la base de ce qui se déroule à l’Union et qui perturbe son bon fonctionnement pour vos intérêts personnels et immédiats. C’est vous qui avez fabriqué votre monstre, trouvez les moyens de le contrôler’’. Il réplique que Tshilunde lui donne 3000$ pour arrêter les hostilités.

Je le dis devant témoins dans le bureau du Secrétaire Général.

Deal

J’ai fini par comprendre que les trois aînés, étaient dans un deal pour prendre la profession en otage, les textes actuels ayant verrouillé tout accès aux autres journalistes. C’est Musangu et Kalenga qui avaient battu la campagne pour Tshilunde sous la direction de Kabulo Muana Kabulo.

Entre temps, j’ai réussi à réconcilier dans un restaurant en ville, le Président Tshilunde et son ami Musangu Fidèle qui ont renouvelé leurs sentiments d’amitié et de fraternité.

Pendant ce temps, Gustave Kalenga quitte ou il est remercié au Cabinet du Ministre Luhaka. Il écrit à Tshilunde de récupérer son mandat et son poste. Ses pairs de la Commission de discipline lui répondent :’’Oui au mandat et non au poste qui est valablement bien occupé par Adelain Mboma qui a rénové beaucoup de choses’’.  

Voilà pourquoi, il va se joindre à la plainte de Kambere pour ester à son tour Tshilunde devant la Commission de Discipline et d’Ethique professionnelle, Tribunal des pairs.

Comme je le disais plus haut, la Décision de radiation de Tshilunde tombe un dimanche en son absence pour lui priver tous les moyens de recours.

Du Maroc, à peine arrivé, il charge l’Avocat-Conseil pour s’opposer à cette Décision, tout en saisissant le Parquet pour imputations dommageables et diffamation à son égard.

Walter Mukendi, Président de la Commission de Discipline et d’Ethique professionnelle, qui garde ses fonctions à l’UNPC en violation de la Loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil Economique et Social, s’est prévalu de sa qualité de Membre de cette institution pour ne pas comparaître devant le Parquet près le Tribunal d’Instance de Kinshasa/Gombe.

L’affaire est appelée en communication au Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe.

Les anciens Présidents de l’UNPC contactés vont user de leur poids pour que l’affaire ne soit traitée en justice au profit de leur médiation.

Ils invitent les instances de l’Union dans une réunion au siège de l’Agence Congolaise de presse, l’ACP. La rencontre se termine en queue-de-poisson. Les termes de référence ne sont pas respectés. Le lendemain, les anciens Présidents signent un Communiqué où ils disent ce qui n’a pas été discuté au cours de cette réunion :

1.Tshilunde doit être suspendu pour deux mois.

2. Pendant ce moment, un audit de gestion sera organisé.

3. Tshilunde devrait abandonner de postuler à un quelconque mandat au sein de l’Union.

Les autres participants à cette réunion récusent ce communiqué ainsi que la médiation des anciens Présidents dont la position était bien claire contre leur successeur dont ils n’ont pas facilité la tâche pour réaliser son programme pour des raisons évidentes.

Devant Marie-Ange Mushobekwa

C’est le camp du Vice-président Tabasenge qui sollicite l’intervention du Ministre en charge de la Communication et médias. C’est une ancienne Journaliste. Elle cerne très vite l’affaire. Elle met autour d’une même table les deux camps antagonistes.

Elle réussit à les écouter et identifier le vrai problème qui s’appelle ‘’Gustave Kalenga’’. Elle réalise qu’entre Tshilunde, Tabasenge et Kambere, il n’y a aucun problème en dehors du social du Secrétaire Général.

Elle envoie une mission d’audit au Bureau de l’UNPC. Sa mission blanchit Kasonga Tshilunde. Elle va enfin formuler les recommandations notamment, l’instauration du dialogue pour la gestion de tout différend.

Le Secrétaire Général récuse à son tour l’Audit et sollicite les services d’un Cabinet d’audit privé. Celui-ci ne sait accéder aux installations de l’Union. Tout est bloqué de nouveau.

Parquet près le TripaixGombe

Marie-Ange Mushobekwa est remplacée par Jolino Makelele, Ministre d’Etat et Ministre de la Communication et médias.

Tabasenge et Kambere traînent à leur tour, sous la manipulation de Gustave Kalenga, Kasonga Tshilunde en justice devant le Parquet près le Tribunal de paix de Kinshasa-Gombe.

Après instruction, le dossier est classé sans suite faute de preuves.

Devant Jolino Makelele

Une fois de plus, les deux camps se retrouvent séparément devant le Ministre en charge de la Communication et médias.

Celui-ci reçoit d’une manière séparée les deux camps. Curieusement, il se révèle que Monsieur Jolino Makelele accorde beaucoup de temps au camp Tabasenge auquel s’est ajouté le Patriarche Malembe ; tandis que le camp de Kasonga Tshilunde est reçu pendant tout au plus 10 minutes.

A la deuxième rencontre, le camp Tshilunde se retrouve en face d’un texte de Protocole d’accord élaboré et le Ministre oblige qu’il soit signé hic et nunc. Le Protocole d’accord proposé par le Ministre porte les germes de la position prise l’autre fois par les anciens Présidents de l’UNPC.

Ce que le camp Tshilunde refuse, demandant d’aller lire et revenir par la suite. Le Ministre d’Etat et Ministre de la Communication et médias pique une crise de colère. Il exige que le texte soit signé sur place. Ce que ne tolère pas le Président ai de la Commission de la Carte, Monsieur Jean-Marie Basa qui menace de quitter le Bureau du Ministre.

Ce Protocole d’accord fixe :

Monsieur Kasonga Tshilunde doit rester Président de l’UNPC jusqu’à la convocation du Congrès auquel il ne devra pas présenter sa candidature ;  Les autres pourront revenir sauf lui ; Il y a des non membres de l’Union qui sont alignés pour signer ce Protocole d’accord dans le camp désormais du Patriarche Malembe ;

Ce Protocole suspend toutes les décisions prises au cours de cette crise, notamment la radiation de Tshilunde par le Tribunal des pairs, les décisions portant retrait des cartes de presse à Messieurs Walter Mukendi et Kabongo Kadila Nzevu qui n’exercent plus la profession depuis plus de dix ans.

En véritable Kinois, le Ministre lui balance :’’Oyebi kolia na batu te. Nde vrai problème’’.

Une prochaine rencontre de confrontation et de signature du Protocole d’accord est prévue. Ce jour-là, le camp Tshilunde est arrivé au Cabinet où il est resté de 10 heures jusqu’à 17 heures et était obligé de partir, parce que considérant cela comme une humiliation pendant que le camp dont le Président est le Patriarche Malembe est traité avec sauces aux tomates.   

Du financement du Congrès

Il n’y a plus d’issues. Rien n’évolue à l’UNPC. Le Secrétaire Général vient rarement, le Président aussi. Je trouve qu’il nous faut vivement un Congrès.

Par la grâce de Dieu, je rencontre entouré de quelques amis, la Distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, Présidente d’une Fondation qui porte son nom.

Je prends mon courage pour lui dire :

– Maman, notre mandat au niveau du Comité de l’UNPC a expiré depuis 2018.

– Pourquoi ?

– Nous n’avons pas de moyens pour organiser le Congrès. Le tout dernier congrès a été organisé avec le financement à titre individuel de l’ancien Premier Ministre, Augustin Matata Ponyo.

– Avec quel montant ?

Sans réfléchir, je réagis, me fondant sur la plainte de Fidèle Musangu :

– 100.000$

– Je ne saurai pas donner tout le montant. Je vais contribuer avec ce que j’aurai. Mais ce que je crains, c’est être au-devant de la scène comme quoi, c’est moi qui ai financé ce Congrès. Déjà, nous avons suffisamment des problèmes avec des attaques fondées ou non fondées dans les réseaux sociaux, je ne voudrais pas qu’on en rajoute. Surtout je n’aimerai pas que mon intervention soit politisée.

– Nous y veillerons maman. D’avance merci.

L’échange finit sur un ton d’espoir. Deux jours plus tard, le Bureau de Sa Distinguée Première Dame invite le Président de l’Union.

Un projet de budget lui est demandé. Très vite il le dépose. Il se pose un problème, le montant par moi avancé, est de loin inférieur au budget que dépose le Président Kasonga Tshilunga au regard du nombre des provinces passé à 25 + la ville de Kinshasa. Le Bureau de la Première accepte de parrainer le Congrès avec un appui qui n’est pas à la hauteur du budget. Aavec les amis, nous demandons au Président Tshilunde que l’on y aille en dépit de moyens. Question de terminer cette crise qui dure plus de 6 ans.  

Mais la peur reste dans le camp de Maman Denise Nyankeru.

Entre temps, connaissant les relations particulières que j’ai avec le Président de l’UDPS, le camp Tabasenge lui écrit, pour dire de ne pas accéder à une quelconque demande du camp Tshilunde. Ce qui n’avait jamais été le cas. Et là, j’ai compris que pour les intérêts personnels, mesquins et individuels, ces gens ne veulent pas que l’on aille au Congrès.

Lorsque le camp Tabasenge a entendu que le Congrès avait atteint son niveau de non-retour, il va instrumentaliser pour crédibiliser la thèse, le Patriarche Malembe pour tenir des propos frisant l’injure, l’incitation à la haine tribale et la confusion lors de sa conférence de presse tenue à la Paroisse Fatima.

On est allé loin pour faire brandir au Patriarche un bordereau qui n’a jamais existé dans l’appui apporté par la Première Dame dont je connais la nature.

Certaines langues affirment que le Ministre Makelele aurait encouragé cette initiative pour jeter un discrédit sur ce Congrès. Ce qu’il a démenti lorsque je l’ai contacté le week-end dernier au téléphone regrettant que les deux camps aient refusé de signer le Protocole d’accord pour laisser Thilunde glisser davantage.

Quelques membres de la Presse présidentielle qui auraient voulu avoir le contrôle de ce Congrès pendant que leur prestation sur terrain est catastrophique, ont aussi pesé dans le sens de voir les choses ne pas évoluer. Le pasteur Paul Diakese, dans son hypocrisie légendaire va même m’appeler quand j’étais à la résidence de Baudouin Kamanda Wa Kamanda Muzembe pour me proposer de tenter une nouvelle réconciliation. Question de trouver des moyens pour en tirer profit.

Mes hommages au Patriarche Malembe

Pour moi, le professeur Malembe est un patrimoine national. Il doit être protégé par tous. Il est le symbole du journaliste congolais en tant que scientifique. A ce titre, on ne peut pas le réduire à la province de Bandundu. Il a enseigné à plusieurs races comme nationalités qui ne sont, ni congolaises, ni de Bandundu.

Alors que soit maudit celui qui a tenté l’instrumentaliser pour le réduire dans des jeux de caniveaux.

Pas de crise à l’UNPC

J’assume, si le Secrétaire Général Benoît Kambere avait été bien rémunéré par l’UNPC, soit s’il avait un organe de presse aussi florissant que son ancien Renaître qui lui payait normalement, si Fidèle Musangu avait été Président de la Commission de discipline et d’éthique professionnelle et si Gustave Kalenga avait gardé sa plate-bande à la tête de la Commission de la Carte, il n’y aurait jamais eu ce que l’on déplore aujourd’hui. Il n’y a donc pas crise à l’UNPC ; mais des intérêts immédiats des individus.

De projets de la Commission de formation professionnelle et syndicale de l’UNPC

Elu Président de la Commission de Formation, le Bureau Exécutif nous dit qu’il a fait de la formation son cheval de bataille de son mandat.

Pour cela, le Bureau exige que les membres puissent intérioriser les textes qui régissent la profession, tant sur le plan de la réglementation, de la régulation que de l’autorégulation.

Avec l’appui de Mme Nicole Dibambu, alors DG de la RTNC, nous obtenons la salle de l’ICA et un petit repas pour organiser une rencontre de lecture de nos textes pour avoir un même entendement. Comme nous avons de l’expertise au sein de notre Commission, nous nous sommes repartis les tâches entre le Chef de Travaux Anaclet Vungbo (Vice-président), Charly TONSI (Avocat et Secrétaire Rapporteur) et moi-même.

A l’issue de cette session, nous dégageons que nous n’avons pas le même entendement autour des dispositions suivantes :

–   La notion d’autonomie des Commissions ;

–   La notion des recettes perçues par les Commissions (Frais d’instance qui s’élèvent à au moins 350$ pour le dépôt d’une plainte contre un journaliste) ;

–  L’engagement de l’Union auprès des tiers.

La Commission de discipline qui récolte comme frais d’instance entre 350$ à 10000$ souvent suivant la tête de celui qui accuse le journaliste sent que les biftecks lui seront ravis de la bouche va ainsi ouvrir les hostilités contre la lecture commune de nos statuts, Statuts particuliers et d’autres textes qui régissent l’Union.

Les fonds seront sollicités et obtenus auprès du partenaire INTERNEWS pour organiser un atelier des deux jours. Il s’est tenu à Africana Palace. La Commission de discipline boycotte ces assises et crie à la violation des textes estimant qu’il ne peut être qu’à sa propre initiative toute lecture de nos textes.

Curieusement, à la fin de la Journée, tous les membres dont le Président sont venus chercher les frais de participation. Les membres de cette Commission n’ont jamais pris une seule dans un sens. Ils ne sont que dans le traitement des dossiers dont dans la plupart de cas, ils sont à l’initiative pour des intérêts pécuniaires.

Je ne veux pas parler ici de la manière dont Walter Mukendi et Kabongo Kadila Nzevu, respectivement Président et Secrétaire Rapporteur adjoint du Tribunal des pairs ont entrainé la Bralima pour trainer le Journal ‘’Questions d’actualité’’ de l’Editeur Léon Mubikayi par devant la Commission de Discipline et d’Ethique professionnelle pour un journal leur remis à Matonge par cet éditeur en présence de mon avocat. Le confrère avait publié dans son journal un article contre cette entreprise brassicole sur base d’une bouteille contenant un cancrelat. Heureusement que le confrère avait gardé par devers lui cette bouteille qui l’a fait disculper. En retour, ils ont été mouillés dans le sens des poils par cette entreprise et j’ai été bénéficiaire de cette sale prouesse.    

A l’issue de ces assises d’Africana Palace, nous constatons que nos textes ont des dispositions obsolètes notamment en ce qui concerne le régime salarial et de sécurité sociale du Secrétaire Général ; la notion de l’autonomie des Commissions et de la gestion de leurs recettes ; la multiplicité des Statuts (Statuts de l’Union et Statut particulier des Commissions).

Un expert nous fait observer à l’occasion, que d’une manière générale, au Congrès électif, tout vise la campagne électorale. Les membres ne peuvent se concentrer pour une analyse à froid des textes pour leur adaptation au contexte actuel.

D’où la conclusion de convoquer un Congrès extraordinaire pour lire à froid nos textes en vue de les adapter à la compréhension commune.

Les fonds sont mobilisés et obtenus de Free Press United, FPU.

Au moment de l’exécution de cette révisitation, la Commission de Discipline et d’Ethique professionnelle crée une fronde pour établir avec intox et manipulation que le Congrès viserait la confiscation de l’Union par Kasonga Tshilunde et le remplacement du Secrétaire Général.

Un mensonge qui a été vite répandu et accepté par certains esprits faibles au point de transformer ce Congrès en atelier. Et c’est toujours le mal de l’UNPC qui a été à la base de ce mensonge.       

Conclusion :

Je reproche au Président Kasonga Tshilunde le recours à son caractère d’une personnalité forte et perfectionniste. Une tare qui lui prive de la confiance en son entourage pour vouloir avoir le contrôle de tout ce qui se déroule autour de lui que d’aucuns qualifient d’abus de pouvoir ou de dictature.

Je n’ai pas pu réaliser les séances déontologiques et d’éthique que l’on comptait organiser dans différentes rédactions à cause de ce caractère.

Je reproche au Secrétaire Général son manque d’initiatives privées dans le cadre de ses charges pour mobiliser les fonds attendant que tout lui soit ramené sur le plateau. Les associations vivent des fonds des partenaires. Pour y avoir accès, il faut concevoir les projets. Il s’est laissé embobiné pour souffrir pour les intérêts des autres qui se sont recroquevillés derrière lui pour régler les comptes à Tshilunde. Les deux sont responsables de l’échec de ce mandat.

Ce même attentisme peut être reproché à tous les membres du Bureau, qui n’ont eu qu’à vivre dans une hypocrisie et suspicion de tous genres pendant que la presse se meurt.

Recommandations :

–  Que le Congrès soit organisé et que tous les problèmes y soient traités sans complaisance;

–   Que les animateurs soient renouvelés à tous les niveaux pour donner un nouveau souffle;

–  Que les textes soient révisités pour les adapter aux réalités du terrain en face d’un Ministère qui reste l’instance de réglementation ; du CSAC, instance de régulation et UNPC, instance d’autorégulation.

Pour finir, mes amis et moi aurions profité de cette occasion pour demander des véhicules à la Distinguée Première Dame, comme l‘avait fait Muzito vis-à-vis de ses frères. Nous aurions aussi posé le problème de loyer ou des villas. Mais nous, nous avons privilégié l’intérêt du plus grand nombre. Nous ne pouvons pas en souffrir autant.

Il n’y a pas que nous qui accédons dans certains couloirs. Ce problème aurait trouvé des solutions, si chacun avait mis de côté comme nous nos intérêts pour doter l’Union de nouveaux animateurs pour s’occuper de la profession et tirer tous les avantages du changement et de l’alternance.

En clair, il n’y a pas de péché que la Distinguée Première Femme, à travers sa Fondation ne puisse appuyer l’organisation d’un Congrès qui devra ramener la paix au sein de la corporation des journalistes.  Mme. Il n’existe pas que sa Fondation dans ce pays.

Alors, c’est une malédiction de cracher dans la main qui va permettre que ces assises soient organisées pour mettre fin à la crise qui sévit et qui a plombé tout le mandat, même en glissement.

C’est indécent aussi de politiser cette affaire lorsque l’on sait comment les Tshisekedi vivent avec la presse. Ce n’est pas un Tshisekedi, ni son épouse qui va influencer la presse pour avoir contribué à l’organisation du Congrès.

Il est temps de remettre la profession à ceux qui l’exercent sous l’encadrement des aînés.  Joël le Cadet ou le moindre de tous

N. NDANGA

Président de la Commission de Formation Professionnelle et Syndicale de l’UNPC, Journaliste et Editeur du Journal IMPACT NEWS

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