Kasumbalesa : la suppression de «Base bilanga» booste les recettes de la DGDA, mais les conditions du couloir piétonnier inquiètent !

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Par Innocent Olenga.

C’est une bonne nouvelle que les responsables de la douane de Kasumbalesa donnent à la délégation des députés nationaux accompagnés des journalistes venus de Kinshasa pour s’enquérir de la situation à ce poste frontalier avec la Zambie : « depuis la suppression de la Base bilanga, les recettes de la douane perçues auprès des petits commerçants appelés ‘’vélomen’’ qui passent désormais par le couloir des piétonniers, ont sensiblement augmenté ».

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Ils font savoir que quand existait ce phénomène «bilanga», entendez «champ», les recettes journalières variaient entre 6 millions et 8 millions de FC et que ne passaient au couloir piétonnier que 1.000 ou 1.200 personnes par jour. Mais actuellement avec la suppression de cette contrebande, les recettes journalières atteignent 48 millions de FC à 50 millions.

Une bonne nouvelle pour le Trésor public. Cependant, le constant fait sur place par la délégation des députés nationaux est alarmant concernant les conditions de la traversée de la frontière par ces petits commerçants obligés de passer par le couloir piétonnier très exigu occasionnant ainsi d’énormes bousculades. Situation inquiétante pendant cette période de la pandémie à Coronavirus.

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Les élus ont interpellé les responsables de la DGDA et de TRAFIGO (sa sous-traitante) qui agrandit le nouveau parking Export, de faire diligence, non seulement pour trouver si vite avant la rentrée des pluies, une solution pour le passage décent dans le couloir piétonnier, mais aussi faciliter et faire en sorte que les conditions de dédouanement soient allégées.

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Un autre fait déploré, c’est l’absence d’un contrôle adéquat de la conformité des produits importés, notamment des canettes de boissons gazeuses, énergisantes et autres boites de conserves dont ni la durée de péremption, ni les conditions de conservation, moins encore les normes de fabrication ne sont vérifiées. Défaillance de l’Office Congolais de congolais (OCC) devant laquelle les agents de la DGDA assistent impuissants.