Arrestation de Patrick Umba : le Parquet près la Cour d’appel ne se serait-il pas précipité maladroitement ?

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Par Owandi.

Le Directeur Général a.i de la Société Congolaise de Postes et Télécommunications (SCPT, ex-OCPT) est sous mandat d’arrêt provisoire (MAP) établi contre lui le lundi 7 septembre tard dans la soirée par le Parquet près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete ce, après son audition à l’office du magistrat qui l’avait convoqué de 14h00 à 20h00. Il a été conduit dans la matinée de ce mardi 8 septembre à la Prison de Makala.

Selon ses proches, le parquet le poursuit pour détournement des équipements Huawei commandés en 2019 pour l’augmentation de la capacité de la fibre optique. Seulement, les proches collaborateurs de Patrick Umba à la SCPT qui soupçonnent une cabale de ses détracteurs, estiment que le Parquet près la Cour d’appel de Matete s’est précipité dans un dossier vide rien que pour répondre à l’agenda caché des pourfendeurs du Directeur général de la SCPT.

Non sans raison, ils soutiennent que tous les matériels commandés et réceptionnés ont été installés dans les toutes les 11 stations qui lient Kinshasa à Moanda. «D’ailleurs, ce sont ces équipements qui ont augmenté la capacité et favorisé la fluidité de l’internet. Nous sommes désolés que l’on décourage des personnes qui travaillent bien», lâche un cadre de la SCPT qui dénonce le fait que Patrick Umba soit précipitamment cueilli par un magistrat qui n’est pas son juge naturel d’autant plus que lui relève du ressort de la Gombe.

«Toutes ces irrégularités doivent être soulevées pour exiger sa liberté provisoire», déclare ce cadre SCPT proche de Patrick Umba.

Il est vrai que les congolais acclament depuis un certain temps le nouveau souffle observé au sein de la justice. Mais il est aussi vrai que dans la magistrature, certaines brebis galeuses ont la peau dure. Elles se livrent ainsi à ce show judiciaire pour démontrer qu’elles travaillent, mais en réalité, elles veulent faire peur aux «victimes ciblées» pour leur soutirer de l’argent dans la négociation des libertés provisoires. L’état de droit doit être en tout et pour tout et tout le monde, y est soumis, magistrat soit-il.