Tracasserie Policière en plein centre-ville : les agents incriminés citent le ministre provincial des transports et le bourgmestre de la Gombe !

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Tracasseries Policières à La Gombe

Par Nzakomba.

L’alerte a été donnée par un expatrié voici déjà une dizaine de jour à scooprdc.net, où un groupe hétéroclite d’individus installé au croisement des avenues Flambeau et Tombalbaye, sévit les uns en tenue des FARDC, d’autres en tenue de police et le reste en civil. Comme Leitmotiv : l’interpellation des taxi-motos, taxi-jaunes, taxi-bus et même les tricycles servant pour l’évacuation des immondices, avec à la clé une violence gratuite entraînant souvent de bagarres et passage à tabac de ceux qui ont de la malchance. La seule façon de s’y extraire, c’est de payer à ces individus l’argent qu’ils exigent, sans contrepartie.

Pendant plus d’une semaine, le média en ligne a mené une enquête en ce lieu, où aucune inscription ne figure sur les façades de quatre conteneurs installés à cet effet. Seule indication, les tenues officielles des FARDC et de la police nationale congolaise trouvées sur le lieu.

Se camouflant dans le lot des victimes, le reporter de scooprdc.net a réussi à avoir des explications de l’un des interpellateurs croyant s’adresser à l’un des propriétaires de véhicules saisis. « Patron, si nous sommes ici, c’est par la volonté des autorités urbaines et communales. Nous avons un ordre de mission cosigné par le ministre provincial des transports et le bourgmestre de la Gombe, nous ordonnant d’arrêter tout taxi-moto et même de motos personnelles. Ils ne sont pas autorisés à circuler à la Gombe. Le Gouverneur connaît cette situation, le général Kasongo aussi. D’ailleurs, ils ont tous, contresigné cette décision du ministre provincial », a-t-il expliqué.

Toutefois, celui qui a été indiqué comme chef de ce lieu n’a pu montrer au reporter le document dont fait allusion son collègue, mettant en garde ce dernier de pouvoir parler aux inconnus de leur service. La seule réponse qu’a pu avoir le reporter auprès de ce pseudo-chef, cest : « retirezvous d’ici, vous n’êtes là que pour fourrer votre nez dans ce qui ne vous regarde pas ! « 

D’après les observations du reporter du média, au-delà de motards qui selon les explications de l’homme en tenue civile devaient être interpellés, c’est tous les jours que les engins de transport en commun qui passent par ce carrefour qui sont interceptés. Et comme il fallait s’y attendre, de fortes amendes allant jusqu’à 200.000 FC sont exigées aux taximen, aux motards et aux tricycles qui transportent des immondices, excepté ceux du programme Kin-Bopeto, appartenant à l’hôtel de ville. Une fois à la fin de la journée, ces individus se retirent dans un bistrot où ils se partagent le butin du jour, au su et au vu parfois de victimes impuissantes. Vrai « shida », comme disent les Kinois !

Cette mafia à la « camorra » italienne inquiète, surtout qu’elle s’opère en plein centre ville. S’il est vrai que c’est le gouvernement provincial qui est à la base de cet état de choses, pourquoi alors placer des agents non qualifiés (police territoriale et FARDC) sur la route pour exécuter les taches de la police de circulation routière ? Les excès qui y sont constatés sont dus à la brutalité et au manque de méthodologie des agents non qualifiés pour ce service. Faudrait-il encore que ce bureau soit établi régulièrement, car aucune inscription ne prouve que les autorités urbaines soient au courant de ce qui s’y passe. Scooprdc.net lance l’alerte avant que cette situation ne fasse des victimes.