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Politique

Manifestations anti-Malonda : Néhémie Mwilanya dédouane le FCC !

Par Ben Lévi.

Dans une interview exclusive accordée à quelques médias, mercredi 08 jullet, soit un jour avant la marche anti-Malonda, le coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC), Néhémie Mwilanya, dédouane son regroupement politique des accusations portées contre lui, à savoir : le choix et l’entérinement de Ronsard Malonda au poste du prochain président de la centrale électorale.

Pour l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, il est étonnant que certains partis politiques prennent position ouvertement sur le travail fait par la société civile et particulièrement les confessions religieuses. D’après lui, le FCC n’est ni de près, ni de loin lié à un quelconque choix au niveau de la plateforme société civile. Ses raisons, estime-t-il, sont fondées du fait que selon le rapport de cette même société civile, partant de 26 candidats jusqu’au choix de la personne, nulle part le nom du FCC n’a été cité.

Renvoyant les journalistes à la loi sur la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le professeur Mwilanya établit clairement la responsabilité de la société civile dans le choix du président de cette institution d’appui à la démocratie. Et de ce point de vue, l’élu de Fizi affirme à juste titre que son regroupement est resté silencieux, car n’ayant rien à se reprocher.

Quant à l’approche de l’Assemblée nationale, le coordonnateur du FCC recadre les choses au niveau institutionnel, car dit-il, qu’il existe une loi organique ad hoc. Et dans cette loi, le président de la CENI vient de la Société civile, dans sa sous-commission confession religieuse. Ainsi, toujours selon l’esprit et la lettre de cette loi, l’Assemblée nationale n’a le rôle que d’entérinement, ce qui fut fait, bien qu’absent ce jour là de la plénière. Si débat pouvait-il avoir, il devait se faire en amont, conseille Néhémie Mwilanya.

Faudrait-il surseoir ce processus au vue de la clameur publique ? « Nous ne sommes pour rien du tout. Nous nous attendons fermement la part qui revient aux forces politiques dans la mise en place de la CENI. Je parle de ce qui nous est légitime, et ce qui nous est légitime et sur lequel nous pouvons opiner, c’est effectivement la part qui concerne la désignation des autres membres de la CENI. Et je suis d’ailleurs étonné, puis que certaines forces politiques ont eu à se prononcer ouvertement sur cette question du président de la CENI, alors qu’ils sont parties prenantes dans le processus pour la suite… », explique–t-il.

La crainte de Néhémie Mwilanya est de voir demain que ces actes appellent réciprocité, dans la mesure où la société civile interfère dans le choix des forces politiques à son tour. Pour Néhémie Mwilanya, le débat du choix du candidat au sein de la société civile, devra demeurer un débat interne et non vouloir le mettre sur le dos d’une force politique.

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