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Société

Crash du Boeing 727 de Hewa Bora : 9 ans déjà, hommage à Monseigneur Camille Lembi !

Monseigneur Camille Lembi Zaneli

Par Ben Lévi.

8 juillet 2011 – 8 juillet 2020, voici déjà 9 ans jour pour jour, qu’un avion de ligne Boeing 727 de Hewa Bora Airways, sur un vol intérieur en provenance Kinshasa pour Kisangani s’écrasait à l’aéroport de Bangboka. A son bord 118 personnes dont 74 avaient trouvé la mort. Parmi les victimes figurait l’évêque du Diocèse d’Isangi, Monseigneur Camille Lembi Zaneli, ancien recteur du petit séminaire de Bolongo-Molongo à Lisala.

Pour cette date anniversaire, l’un de ses anciens élèves, Hilaire Tinda Mandemba, au retour de son voyage à Isangi où il à été voir la tombe et l’évêché de Monseigneur Camille, lance ce poème qu’il a intitulé “Cri de Cœur!”, pour sa mémoire.

Mon esprit refit le long et tortueux chemin de la souvenance,

De celui qui, dès notre prime enfance,

Nous fit sortir des carcans de l’ignorance,

En nous inculquant les rudiments de la foi et de la connaissance,

Non moins que les règles et la noblesse de la bienséance.

Je pensai aux multiples moments de notre itinérance,

A l’action portée par la clairvoyance,

D’un homme de prévenance,

Dont la vie est modèle de persévérance.

Je pensai à la vie du jeune prêtre marquée de strictes observances, 

A son style de vie empreint d’intransigeance,

Presque sans aucune discordance, 

Et qui exerçait sur nos cœurs d’enfants une légitime attirance.

Je revécus, en un clin d’œil, les instants d’endurance,

De l’action multiforme pourtant pleine de bienfaisance,

Mais dont les résultats déjà en mode d’ordonnance,

Emplissaient notre existence de pertinentes signifiances (…).

Sous ces palmiers pointant leurs cimes avec une fière exubérance,

Mon cœur d’adulte fit l’expérience de la désespérance,

Qui vide par moment l’esprit de la confiance,

De l’homme pourtant façonné par la tempérance.

Que des souvenirs en fulgurance !

Des tourments à l’assaut de ma tranquille assurance !

Et qui me firent couler des larmes avec abondance,

Echaudé par une douleur sans ressemblance (…).

Mon cœur en proie à l’inconstance,

Sollicitait des énergies et des efforts avec insistance,

Et mon esprit se remémora avec protubérance,

Les différentes étapes de notre croissance.

Dans cette église où il repose désormais sans souffrance,

Loin de ses terres d’ancienne errance,

Je reconnus la Toute Puissance,

De Celui qui est le contenu de notre Croyance.

Face à cette évidence en tout pareille à une romance,

Dans mon esprit, l’invraisemblance fit place à la vraisemblance,

Pour vaincre l’outrecuidance,

De la vie marquée par l’inutile suffisance.

C‘est alors que je pris la mesure de notre impuissance,

A changer le cours des circonstances,

Ainsi que des échéances,

Sur cette terre pleine d’interminables rouspétances.

En ces moments de grande souffrance,

Je ne vis que d’Espérance,

Afin de témoigner de la vaillance,

De notre Divine allégeance.

En réalisant ce périple de reconnaissance,

Sur fond dune tacite alliance,

J’ai pu mesurer l’ineffaçable importance,

De nos historiques liens d’appartenance,

A la même Transhumance”.

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