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Le dossier DG Bamaros de FONER coule les juges : le président du TGI-Gombe et ses deux juges interdits

Roger Songambele

Par Agnelo Agnade.

Dans son article «Déport de deux juges dans le dossier Bamaros : une fuite en avant pour désorienter l’opinion ?», Scooprdc.net insinuait non sans raison les manœuvres fallacieuses de deux juges du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa-Gombe s’étant déportés du dossier de DG  Fulgence Bamaros de FONER pour atteinte à leur indépendance, pour se dédouaner vis-à-vis de ce dernier auprès de qui ils auraient soutiré une somme importante d’argent en vue de lui accorder une liberté provisoire. Ce déport à l’allure «angélique» visait non seulement ce dédouanement vis-à-vis de leur «client», mais aussi le discrédit du premier président de la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe. Mais comme eux-mêmes le disent : «les rumeurs dans la rue, le droit au palais», les sanctions sont tombées.

Le président du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa-Gombe, Roger Songambele Nyembo, vient d’être interdit (suspendu) par le président de la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, Déo Lushule Bashongwa. Bien avant, lui-même Roger Songambele avait interdit (suspendu) ses deux juges, Samutondi Ikomba samy et Muteba Fwimbo, qui s’étaient déportés prétextant que leur indépendance dans le dossier Fulgence Bamaros était atteinte. Ce qui, en réalité n’était qu’une fuite en avant.

Les indices sérieux détenus par leur hiérarchie, démontrent que les deux juges du TGI-Gombe et leur chef direct sont impliqués dans la corruption. Ils auraient promis une liberté provisoire au DG de FONER détenu à Makala, moyennant , outre la caution officielle, 300 mille USD de pourboire. Un acompte de 175 mille USD leur aurait été versé. Mais comme le président de la Cour d’appel, Déo Lushule, avait interdit sur toute sa juridiction l’accord de la liberté provisoire en rapport avec les crimes de sang, le viol et les détournements des deniers publics, le trio s’est vu coincés. Ne pouvant pas restituer l’argent perçu, la seule voie de sortie était le déport avec un motif fallacieux discréditant et salissant la hiérarchie.

D’après les informations du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa-Gombe parvenues à Scooprdc.net, Roger Songambele, surnommé «Kamikaze» pour son banditisme juridique avéré, serait un président du Tribunal récidiviste qui sait bien opérer avec ses juges dont Samutondi Ikomba samy est son véritable bras droit. Ce dernier serait l’homme de tous les sales coups. D’ailleurs, on rapporte à Scooprdc.net que Roger Songambele est à sa troisième interdiction dans l’espace de cinq ans (2017, 2018 puis 2020).

Avec ses sanctions, confie-t-on à Scooprdc.net dans les couloirs du TGI-Gombe, Roger Songambele ne pouvait plus, pour l’honneur de la juridiction, être au TGI-Gombe; il devait en principe être déplacé. Mais on le soupçonne de tirer sa force du président de la Cour constitutionnelle, qui est en même temps président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Benoît Lwamba, qui le protégerait parce qu’ils sont tous des Bahemba.

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