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Confinement obligatoire de ce week-end : les kinois opposés au report !

Confinement 1

Par Ngababa.

Le vendredi 27 mars 2020 n’a pas ressemblé à tous les vendredis à Kinshasa. Cela sentait la fin du monde. À l’origine, l’annonce par le Gouverneur de la ville province de Kinshasa, Gentiny Ngobila d’un confinement forcé aux kinois dans le but de permettre à l’équipe de lutte contre Corona virus de se lancer à la trousse de 2000 contacts suspects qu’auront eu des malades internés, contacts qui s’avèrent potentiellement dangereux pour la propagation du virus.

De prime abord, et comme toujours, les kinois ont critiqué cette mesure, la jugeant de drastiquement excessive pendant cette période où l’épidémie a déjà bouleversé les habitudes quotidiennes de la population. On a vu des supermarchés et des boutiques pris d’assaut par les acheteurs de toutes catégories, malgré la surenchère des commerçants qui n’ont pas répondu favorablement à l’appel à la solidarité nationale lancé par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, en doublant voire quadruplant les prix des denrées de première nécessité comme le riz, la semoule de maïs, le sucre, le lait…

Au crépuscule, lorsque l’annonce du report de ce confinement forcé a été faite, l’opinion kinoise est passée du vert au rouge : «Nous avons déjà pris nos dispositions ; nous avons acheté cher pour faire face à cette situation ; le report ne nous enchante pas car il nous fait regretter les dépenses faites», ainsi réagissaient plusieurs kinois dans les rues de Bandalungwa. Comme pour dire qu’avant de prendre une mesure, l’autorité doit évaluer ses conséquences sur le vécu de la population. Il ne s’agit pas, puisqu’on possède le pouvoir de signer un arrêté ou un décret à la va-vite et de le décommander au gré des vagues sans s’expliquer ni s’excuser auprès de ses administrés pour tous les désagréments enregistrés. Puisque l’exécution de la même mesure si elle est rééditée risque d’en souffrir. Et ce samedi, la majorité de Kinois, est restée chez soi.

Voilà qui a fait dire au cardinal Fridolin Ambongo dans son message appelant à la responsabilité devant une urgence humanitaire : « Ce recul (report) donne l’impression que le pouvoir tâtonne dans la gestion d’une matière aussi délicate que la santé publique de notre peuple en ce contexte de grave épidémie. Cette situation est tout simplement insupportable. Ne jouons pas avec la vie de notre peuple. Car tout vie est sacrée ».

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