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Affaire passeport rouge de Kalev : n’y a-t-il pas eu duplicité d’Inzun ? 

Kalev Et Inzun

Par Agnelo Agnade.

Le passeport diplomatique détenu par l’ancien AG de l’Agence Nationale de Renseignement, Kalev Mutondo a fait couler beaucoup d’encres et de salives. Devrait-il oui ou non posséder ce document ? Pendant qu’on réfléchit à la réponse, les réseaux sociaux bruissent des photos des passeports diplomatiques attribués à des personnes n’ayant ni qualité ni titre. La complaisance qui a entouré la distribution de ce document auprès des « ambassadeurs de la paix » et autres titres farfelus du genre, interroge tout bon sens sur qui doit détenir un passeport diplomatique et comment on en devient détenteur.

La loi réglemente que seuls le Président de la République, le premier ministre et le ministre des affaires étrangères peuvent ordonner l’octroi d’un passeport diplomatique à un congolais ou un étranger. Ce document s’attribue selon cette procédure stricte sous l’œil vigilant des services de renseignements. L’Agence Nationale de Renseignement est du reste le point de départ de la délivrance de toute sorte de passeport, y compris le passeport ordinaire. Tout détenteur d’un passeport ordinaire doit certainement se rappeler le passage dans les bureaux de cette agence pour l’identification, étape préalable avant d’arriver à la partie biométrique au rez-de-chaussée du ministère des affaires étrangères à Kinshasa.

Si pour le passeport ordinaire, ces sont les agents de l’ANR qui procèdent à l’identification des requérants, la délivrance du passeport diplomatique à un « gros légume » de l’envergure de Kalev Mutondo est soumise impérativement à la seule autorisation de la haute hiérarchie de l’ANR. Si le directeur de cabinet du Premier Ministre ILUNKAMBA a signé « à l’insu » de son patron l’ordre de mission qui envoyait l’ancien superflic à Kampala, quelqu’un d’autre au niveau le plus haut de l’ANR a autorisé l’identification puis la délivrance du passeport diplomatique à monsieur Kalev. D’où a question de savoir : qui a donné la délivrance du passeport diplomatique à Kalev Mutondo à l’ANR ?

Des sources proches de l’ancien AG de l’ANR indiquent que l’autorisation d’établir le passeport aurait été donnée par l’ex-adjoint devenu patron des renseignements depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi. C’est dans ce sens que la même source précise que l’ancien superflic avait même remercié l’actuel patron de l’ANR pour lui avoir facilité l’obtention de ce document et que ce dernier lui avait souhaité bon voyage.

Informations prises, lors du dernier sommet de l’UA, le chef de l’Etat Fatshi, aurait tapé du poing sur la table pour exiger à Inzun, N° 1 de l’ANR de faire toute la clarté sur les va et vient de Kalev qui s’observaient depuis plusieurs mois depuis l’arrivée de Fatshi sans pour autant que l’Agence, pourtant informée, lève le petit doigt. C’est dire donc que l’interpellation de Kalev paraît comme un théâtre savamment orchestré par Inzun dans le seul but de plaire au Chef de l’Etat plutôt qu’une réelle volonté dans le chef de l’actuelle direction de l’ANR de s’impliquer dans le processus de changement enclenché par le nouveau Président de la République.

Pour rappel, l’actuel administrateur de l’ANR a été pendant le long règne de Kalev, un fidèle adjoint de celui-ci. À ce titre, il partage le bilan fort décrié de la gestion Kalev qui s’était fait remarquer par une violation massive de droits de l’homme et une féroce répression des opposants et activistes de droit de l’homme. D’où, l’ex-adjoint de Kalev partage avec celui-ci des secrets que personnes d’entre eux ne peut dévoiler.

Faudra-t-il que le Chef de l’Etat se substitue aux barbouzes de la République et fasse leur job ? Les services ont péché par un laxisme criant alors même qu’il s’agissait de la sécurité de la plus haute autorité de la République. Ce qui a poussé le fou du roi, Augustin Kabuya, à vociférer lors d’une matinée politique et dénoncer les déplacements suspects de l’ancien numéro 1 des barbouzes congolaises à chaque voyage du président de la République. Dénonciation qui a suscité la réaction de l’ancien patron de l’ANR jusqu’à péter le plomb (lire l’article de Scooprdc.net : « Kalev Mutombo : une barbouze qui pète maladroitement le plomb »).

On se rappellera que lors d’un séjour aux USA, le Chef de l’Etat avait fait la promesse de déboulonner le système dictatorial au pays. Avec qui va-t-il déboulonner ? Peut-on faire du neuf avec du vieux ? Il y a nécessité que le chef de l’Etat puisse s’entourer des hommes résolument engagés dans la lutte pour le changement sans quoi, le discours sur le déboulonnement et le changement ne seront que des vœux pieux. Pendant ce temps, la haute direction de l’ANR devrait savoir qu’interpeller c’est bien, mais prendre des sanctions c’est mieux.

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