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Economie

Activités de support : le FPI booste Malila Nzenze-Congo avec 1 million USD pour la construction de 4 barges d’embarcation fluviale

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D’aucuns, surtout les détracteurs du comité de gestion du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), se demanderont pourquoi financer une société du secteur de transport fluvial alors que le FPI est censé évoluer avec le secteur de l’industrie ! La réponse est vite donnée dans les statuts de cet établissement public revus en 2009 qui lui autorisent de financer aussi les activités de support à l’industrie. « Financer l’industrie, c’est financer tout ce qui entre dans la chaîne des valeurs, les maillons qui manquent », explique-t-on d’emblée au FPI.

C’est dans cette logique que le projet des établissements Malila Nzenze-Congo Communication visant à renforcer leurs capacités dans le transport fluvial sur l’axe Kinshasa-Kisangani par la construction de quatre barges d’embarcation fluviale, a été financé par le FPI à hauteur de 1 million USD. Déjà, deux de ces barges d’une capacité de 500 à 600 tonnes chacune, sont opérationnelles.

A la cérémonie de mise à flot à laquelle a assisté mercredi 15 janvier dernier le directeur général adjoint du FPI, Boniface Kasembe, outre le sérieux du bailleur des fonds loué par le promoteur du projet, Olivier Bierler, l’importance de ce financement dans le boostage des activités des industries locales comme la MIDEMA, la Sucrerie de Kwilu Ngongo, la CILU, la CIMKO, s’il ne faut citer que celles-ci, a été démontrée par ce dernier.

« …à travers ce financement, vous venez de prouver aux yeux de toute la nation, votre implication dans le développement du pays. Mais aussi vous permettez à la SCPT de travailler par la manutention, pour la distribution dans le Congo profond de certains produits manufacturés (NDLR : localement fabriqués) comme la farine de la Midema, le sucre de Kwilu Ngongo. Donc tout le monde sort gagnant dans ce projet pour la relance de l’économie Nationale. Félicitations au FPI », a déclaré Oliveir Bierler.

En principe, ces barges ne vont pas seulement desservir la ville de Kisangani et Mbandaka en produits manufacturiers des industries du Kongo central et de Kinshasa comme la Marsavco et bien d’autres, mais aussi les riverains du Fleuve Congo. Et ce qui est vrai, au retour, elles inonderont Kinshasa en produits vivriers en provenance de l’Equateur et de la Tshopo. Les travaux de construction de deux autres barges sont en cours et pourront prendre deux à trois mois.

Avec sa vision de faciliter les industries congolaises à acheminer leurs produits à l’intérieur du pays, Olivier Bierler annonce sa détermination d’ouvrir une autre ligne par l’eau sur Kinshasa – Mbuji-Mayi (Port de Ndomba) via Ilebo et la ville de Lusambo, chef-lieu de la province du Sankuru. Ainsi ses bateaux emprunteront les rivières Kasaï, Sankuru et Lubi pour ce trafic. Un projet salutaire pour les habitants de Lusambo enclavés qui se verront desservis en produits manufacturiers à ‘’domicile’’. En retour, le riz et maïs ainsi que l’huile de palme par exemple qui pourrissent dans les contrées du Kasaï et Sankuru seront acheminés à Kinshasa pour servir de matières premières aux sociétés brassicoles (Bracongo et Bralima) et la Marsavco.

« Je compte dépêcher une équipe pour remonter la rivière Lubi entre Lusambo et Mbuji-Mayi. La rivière est très petite, il va falloir mettre des bateaux spécifiques de 50 ou 60 tonnes. L’Objectif c’est de faciliter le transport des marchandises dans ce coin. Les travaux peuvent commencer dans trois ou quatre mois », a promis le patron des établissements Malila Nzenze-Congo Communication qui ont obtenu il y a de cela deux mois passés, ce financement du FPI à hauteur d’environ 1 million d’USD soit 53% du coût total du projet. Les 47 % restant qui représentent un montant de 871 mille USD,  constituent la part du promoteur.

Avec ce projet très bancable et qui s’inscrit dans la chaîne des valeurs, au FPI on rassure du remboursement de ce prêt contrairement à d’autres projets antérieurs fictifs ou mal évalués qui mettent aujourd’hui l’établissement en difficulté de recouvrement.

Ginno Lungabu.


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