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Actualité

Gécaminesgate : Mutamba porte plainte, Kapiamba très serein !

Sans Titre 1

Comme annoncé lors de sa conférence de presse tenue le week-end dernier à Kinshasa, le nouveau mandataire en carrière et mines, Constant Mutamba, a déposé, ce mardi 31 décembre, sa plainte auprès du Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa–Gombe, contre Georges Kapiamba, avocat de son état et président de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ). Constant Mutamba lui reproche des imputations dommageables à l’endroit du président du Conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma, que son communiqué a désigné comme l’un des coupables dans l’affaire d’un prêt de 200 millions d’Euros accordé à la Gécamines et qui se serait volatilisé. Et que d’après la plainte, le président de l’ACAJ se serait rendu coupable des faits infractionnels qui nécessiteraient réparation.

 « Monsieur Georges KAPIAMBA a, en date du 24 décembre 2019, rendu public un communiqué ayant pour objet : ‘’ACAJ établit les contrevérités de  Gécamines et Ventora à travers leurs communiqués du 23 décembre 2019 et qui démontrent à suffisance le blanchiment de 200.000.000 d’euros. En cette même date, il a déclaré dans son compte Twitter qu’un groupe de personnes a tenté de perturber son point de presse sur le blanchiment de 200 millions d’euros à la Gécamines…’’. Il a en sus indiqué que le jugement RAC 2478 et la procédure d’appel sous RCA 16.748 sont un arrangement grossier pour justifier le paiement de 151.000.000 d’euros à un tiers. Qu’il n’existe aucune preuve qui justifie le virement de 128.000.000 d’euros au compte de la Gécamines, mais plutôt au compte d’une autre société dénommée ‘’Gécamines Développement’’ », écrit Constant Mutamba au procureur Général.

Constant Mutamba estime que par ses gravissimes déclarations, Georges KAPIAMBA a non seulement jeté du discrédit sur l’une des prestigieuses institutions de notre République, à savoir les cours et tribunaux, mais s’est aussi arrogamment substitué au magistrat instructeur en qualifiant les faits, en son lieu et place. Pour lui, il y a donc lieu de considérer tous ces faits doublés d’excès de zèle comme constitutifs de l’infraction d’imputations dommageables, prévue et punie par l’article 74 du code pénal congolais qui dispose que « … le fait d’imputer méchamment et publiquement à une personne un fait précis qui est de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération de celle-ci ou l’exposer au mépris public constitue l’infractions d’imputations dommageables », insiste-t-il, avant de solliciter auprès du PGR près la cour d’Appel de poursuite contre Georges Kapiamba, conformément à la rigueur de la loi.

Message De Voeux

Un Kapiamba serein…

Malgré toutes les menaces proférées contre lui par tous ceux que l’on peut désormais appeler les « yumalâtres », le président de l’ACAJ se dit très serein et déterminé à ce que la vérité, la vraie soit connue des Congolais sur cette affaire qu’il qualifie de tentative de détournement. « Les gesticulations et agitations qui sentent la corruption doublée de manipulations de certains individus et associations ne nous meuvent aucunement », confie un membre d’ACAJ à Scooprdc.net.

Pour sa part,  le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) regrette d’assister à des déclarations incontrôlées aux allures manipulatrices afin de brouiller la piste des enquêtes et embrouiller la justice. Prenant faits et causes pour Me Georges Kapiamba, la LUCHA fait ce  recadrage :

  1. Quelques Ressortissants du Grand Katanga, membre du FCC, ont par leur déclaration faite ce 29 décembre 2019, montré noir sur blanc qu’ils mettaient le tribalisme avant la nation. Cette attitude est d’autant plus condamnable qu’une affaire de gestion d’une entreprise publique ne peut prendre les proportions tribales. Le dossier est déjà en justice et l’on devrait attendre tous son issue. Faudrait-il aussi rappeler que cette entreprise n’appartient pas à la communauté katangaise, plutôt à la nation congolaise.
  2. Nous qualifions d’aventure sans lendemain le point de presse de Constant Mutamba s’inscrivant dans la même logique d’intimider ceux qui réclament la vérité sur les 200 millions d’euros volés. Nous notons que  Monsieur Mutamba est entrain de faire son travail routinier de chien de chasse du FCC comme cela est devenu la marque qui le distingue dans l’opinion congolaise depuis plusieurs mois. Sa plainte annoncée contre Me Georges Kapiamba n’est qu’une diversion éhontée. Nous sommes déterminés à en faire un échec et faire triompher la justice.

Ainsi donc, avec cette plainte de Mutamba, l’opinion peut s’attendre désormais à une bataille politico-judiciaire qui ne dit pas encore son nom entre les caciques de l’ancien régime et les Fatshistes qui sont quasiment convaincus du détournement et blanchissement d’argent imputable à Albert Yuma et ses co-accusés.

Nzakomba


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