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Economie

Gestion désastreuse à la MIBA : Fatshi est-il incapable de sanctionner ?

La question va même au-delà de l’incapacité pour se demander si vraiment le président de la république a le plein pouvoir de nommer et de révoquer les mandataires des entreprises publiques vu les entraves, mieux les peaux de bananes que lui place sur le chemin le FCC, via le ministre du Portefeuille. En effet, pendant que ses ordonnances nommant les mandataires à la Gecamines et à la SNCC souffrent véritablement d’exécution et que l’affaire de 200 millions USD de la Gecamines défraye la chronique, se passent à la Minière de Bakwanga (MIBA) des turbulences administratives et financières impliquant personnellement le directeur général, Albert Mukina, protégé par le ministre du Portefeuille, Clément Kwete.

Selon les informations parvenues à Scooprdc.net, c’est le président de la république qui avait donné l’injonction au PCA Dieudonné Mbayi Tshiakanyi de révoquer comme le stipulent les statuts de la MIBA, le directeur général Albert Mukina pour gestion désastreuse avérée de la société. Mais lorsque Clément Kwete s’interpose en réhabilitant le révoqué et en suspendant le PCA, Fatshi ne bronche. Inquiétude… Or, la gestion de la MIBA par Albert Mukina est sérieusement critiquée.

Non seulement qu’il organiserait des vols et des substitutions des diamants à l’usine de lavage et de triage, mais il détournerait aussi l’argent de la MIBA, selon les accusations portées contre lui dans plusieurs correspondances dont copies sont parvenues à Scooprdc.net. Et le vol le plus spectaculaire lui imputé est celui du diamant Fancy Green de 2.30 carats évalué à plus de 5 millions USD.

Sans aucun accord signé ni protocole d’accord, et par ses simples annotations sur base du fameux mandat spécial qui a conduit Dieudonné Lobo, conseiller privé de Félix Tshisekedi à la prison de Makala, Albert Mikina a favorisé l’intrusion au Polygone de la MIBA, de la canadienne Saint Louis BGM. Pire, cette société déclare avoir investi au moins 1 millions USD ; fonds qui ont permis de payer les salaires des agents et d’acheter du carburant pour la production sans que le Conseil d’administration n’en soit au courant. Aussi, sans contrat ni protocole d’accord signé et sans même en informer le Conseil d’Administration, Albert Mukina a permis même à Saint Louis BGM de garder le double des clés du coffre-fort des pierres précieuses et leur deal prévoyait 60% de production pour Saint Louis BGM et 40% pour la MIBA. Une faute lourdement grave pour un mandataire d’engager ainsi de son propre chef une entreprise de l’Etat.

Comme si elle était une entreprise familiale, la MIBA fonctionne sans plan de développement. Les 5 millions empruntés à la Gecamines, mais en réalité 10 millions, n’ont pas servi correctement à redresser la société. Les achats des matériels se sont effectués sans respect de procédures en vigueur notamment le business plan présenté au Conseil d’administration, les appels d’offres, les contrats signés avec les fournisseurs…

De ces 5 millions, l’on retient que de 10 véhicules Pick up achetés, 4 sont actuellement en panne à moins de 10.000Km de circulation.  Les camions achetés et mis en marche en septembre dernier, deux doivent faire l’objet d’une révision moteur. Le dozer aussi acheté avec cet argent n’a pas de puissance, tout comme les chargeuses sont édentées. Pire, les matériels de l’usine de laverie et de triage sont bloqués depuis février dernier au port de Dar-Es-Salam en Tanzanie faute de frais de dédouanement estimés à 125 mille USD. Et Scooprdc.net apprend que tout le temps que ces matériels ont pris au port tanzanien, des pénalités ont augmenté cette facture à plus de 300 mille USD. Mais lorgnant sur le colis de diamant de 14.470,56 carats arrivé en catimini à Kinshasa le samedi 28 décembre et dont un chèque est déjà à sa possession, Albert Mukina aurait surfacturé cette créance à 700 mille USD en vue de priver les travailleurs de recettes de cette vente.

A la MIBA, on soutient que le protecteur direct d’Albert Mukina, c’est le ministre Clément Kwete, le même qui bloque l’exécution des ordonnances de Félix Tshisekedi nommant à la Gecamines et à la SNCC. Derrière celui-ci se cacherait aussi un ancien gouverneur du Kasaï Oriental à qui, tout le diamant volé à la MIBA par l’équipe de Mukina était vendu. Voilà pourquoi sous ce parapluie renforcé par le tout-puissant PCA de la Gecamines, Albert Yuma, avec qui il a des parentés (NDLR : le neveu à Mukina a épousé la fille de Yuma à 70 mille USD plus un cadeau de diamant), Albert Mukina nargue le Conseil d’administration et tous les agents de la MIBA.

Félix Tshisekedi est appelé à vite agir et honorer sa promesse faite aux mbujimayiens pendant sa campagne électorale, celle de redresser la MIBA qui a été jadis le poumon économique non seulement du Kasaï Oriental, mais aussi du pays. Ne pas le faire en fermant les yeux sur la gestion désastreuse d‘Albert Mukina serait ni plus ni moins un manque d’autorité de sa part.

Agnelo Agnade.


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