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Economie

Corruption et blanchiment d’argent : Ibrahim Ahmad derrière une société fantôme dans l’ex-Katanga !

Ibrahim Ahmad Issaoui

C’est compliqué lorsqu’un avocat d’une société fantôme qui revendique indûment des avantages financiers en RDC, est en même temps le conseil du Hezbollah. Ça sent ni plus, ni moins le soutien au terrorisme. Au cœur de cette combinaison, le patron de Socimex. Pour ce libanais habitué à la maffia de toutes sortes, ‘’avant Kabila égal après Kabila’’ malgré la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux dont le nouveau président de la République Félix Tshisekedi a fait son cheval de bataille.

En effet, Ibrahim Ahmad Issaoui, parce que c’est de lui qu’il s’agit, est impliqué dans un scandale sentant purement la corruption et le blanchiment des capitaux en ce moment où les Etats-Unis viennent de sanctionner des entreprises associées au Hezbollah opérant en RD-Congo. Par une utilisation extrêmement abusive des magistrats congolais comme moyen de pression, l’action  d’Ibrahim Ahmad risque de porter des graves atteintes sur le climat des affaires et ainsi déstabiliser, si on n’y prend garde, plus de 600 emplois directs sans compter ceux indirects découlant de l’existence des sociétés SPC (Société Pétrolière du Congo) et SPK (Stockage Pétrolier du Katanga), filiale de la firme suisse Trafigura, qu’il a traduites en justice et dont le jugement rendu en leur défaveur risque de les contraindre à la fermeture.

Tentative d’escroquerie

Dix ans après le lancement de leurs activités, SPC et SPK font l’objet des revendications farfelues de la part du Libanais Ibrahim Ahmad. Ce dernier a commencé à écrire à Trafigura via un avocat libanais basé à Beyrouth pour réclamer des millions de dollars que lui doivent ses entreprises filiales basées en RDC, pour prétendument avoir facilité leur implantation en RDC. Et cet avocat d’Ibrahim basé à Beyrouth est, d’après des informations parvenues à Scooprdc.net, le même avocat du groupe terroriste Hezbollah.

Faute de convaincre la maison mère Trafigura, Ibrahim Ahmad a porté plainte devant le Tribunal de Commerce de Lubumbashi.

Faux procès aux allures d’escroquerie

 En traduisant devant la justice SPC et SPK, deux sociétés qui ont développé des infrastructures et la logistique pour importer, distribuer et commercialiser le pétrole, principalement auprès des sociétés minières du Haut-Katanga et du Lualaba, Ibrahim Ahmad prétend avoir par son influence et surtout par ses relations avec certaines autorités congolaises, ouvert les portes de la RDC et du Katanga à ces deux entreprises, filiales de la firme suisse Trafigura il y a de cela plus de dix ans.  En contrepartie de cette ‘’commission’’, il réclame 27 millions USD, une somme représentant près de la moitié de l’ensemble de l’investissement réalisé, soit 49%, de la valeur actuelle de ces deux sociétés.

Dépourvu de moyens d’agir devant un tribunal étranger, Ibrahim Ahmad qui, après avoir proféré des menaces contre les actionnaires de SPC et SPK, a comme dans ses habitudes procédé à l’instrumentalisation des cours et tribunaux, notamment le fameux Tribunal de Commerce de Lubumbashi, le même actuellement au cœur du scandale de 200 millions USD de la Gécamines.

Sans aucun fondement, sans aucune pièce justificative, le patron de Socimex va, pour légitimer cette énorme tentative d’escroquerie, introduire une demande totalement fantaisiste et farfelue de ces 27 millions USD. Aveuglés par plusieurs liasses des grosses coupures des billets verts, les juges du Tribunal de Commerce de Lubumbashi, dans une action en matière d’urgence, après avoir saisi les actions de l’actionnaire de SPC et SPK, vont rendre ces deux sociétés responsables de la cause de saisie, avec une extrême légèreté. SPC et SPK se retrouvent expéditivement condamnées à payer cette somme exigée de 27 millions USD auxquels il faudra ajouter 700 mille USD de dommages-intérêts.

Et pour bien accomplir leur action perfide, le jugement rendu est assorti de la clause exécutoire sur minute, et 48 heures après seulement, sans même avoir payé les droits proportionnels au Trésor public, des saisies viennent d’être pratiquées dans les comptes en banque de ces sociétés, pour le paiement d’une somme de 29.916.000USD.

Les pétroliers s’en sont remis à la Cour de Cassation pour dénoncer ce jugement et solliciter un renvoi de juridiction. La Cour d’Appel de Kalemie a été désignée à cet effet. Celle-ci a cassé la décision du Tribunal de Commerce de Lubumbashi et débouté le sulfureux Ibrahim Ahmad. Mais curieusement, comme un coup de théâtre, le Tribunal de Commerce de Lubumbashi, étrangement revenu à la charge, se passe de la décision de la Cour d’appel de Kalemie pour rendre un nouveau jugement ordonnant la saisie et la vente aux enchères des biens immobiliers de ces deux sociétés.

Comme il n’y a pas de crime parfait, l’acquéreur dans cette vente scandaleuse aux enchères des immeubles et tanks de SPC et SPK, n’est autre que le plaignant Ibrahim Ahmad Issaoui.

Ghasby Corp BVI, une société fantôme

Le Libanais a agi au nom et pour le compte de la société Ghasby Corp BVI, une nébuleuse de droit des Îles Vierges Britanniques dont il serait associé et qui, selon lui, détiendrait lesdits droits réclamés auprès des filiales en RDC de la suisse Trafigura.

Mais après âpres vérifications  de l’existence juridique de Ghasby Corp BVI, il s’avère qu’il s’agit d’une société fantôme.  D’après une copie du Journal Officiel des Îles Vierges Britanniques que détient Scooprdc.net, c’est depuis 2009 que cette société avait été radiée du Registre de commerce des Îles Vierges Britanniques. Et elle s’est dissoute en 2016. Juridiquement parlant, elle n’existe plus. Mais c’est à elle, via Ibrahim Ahmad, que le Tribunal de Commerce de Lubumbashi voudra indûment des avantages financiers exorbitants, en décourageant  les vrais investisseurs. Pire, l’avocat de cette nébuleuse société, rappelons-le, est le même du groupe terroriste Hezbollah.

Une vraie justice attendue

Ne baissant pas les bras, les pétroliers de SPC et SPK ont porté cette affaire devant la Cour d’Appel de Lubumbashi, laquelle est enrôlée sous RUA 185 et RUA 186. Ils attendent de cette juridiction la réformation de la décision du premier juge qu’ils qualifient de profondément inique, injuste et infondée. Trois arguments fondent leur revendication : primo, Ghasby Corp BVI n’existe pas comme entité juridique et ne saurait efficacement agir en justice. Secundo, Ibrahim Ahmad dépourvu de toute qualité, ne peut agir en justice pour une société inexistante et pour une créance qu’il ne prouve pas. Et tertio, le montant de 27,7 millions USD totalement inventé, ne repose sur rien.

Rendre véritablement ainsi justice, mettra en faux Ibrahim Ahmad qui prétend contrôler la Justice congolaise. Faire autrement ragaillardirait ce Libanais censé en réalité subir le même sort que son frère Saleh Assi de Pain Victoire, Trans Gazelle et Mino Congo, frappé par les sanctions américaines.

Agnelo Agnade.


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