Lutte contre les médicaments contrefaits : le projet Medisafe annoncé à José Mpanda

D’une durée de trois ans pour un financement de 3 millions d’euros, Medisafe est un projet de l’Union européenne qui a été annoncé, ce lundi 9 décembre, au ministre de la Recherche Scientifique et Innovation Technologique, José Mpanda Kabangu.  Cette annonce lui a été faite par Mme Caroline Damour de Expertise France, agence française d’expertise technique internationale à qui la supervision de ce projet est confiée. Et Mme Caroline Damour s’était fait accompagner auprès du ministre Mpanda par Edouard Booto, coordonnateur du Center Of Excellence (COE), une structure sous tutelle du Ministère de la Recherche Scientifique et Innovation Technologique.

En effet, COE milite pour l’atténuation ou la réduction des risques liés aux matières chimiques, biologiques et radiologiques et nucléaires. Placé ainsi sous tutelle de Ministère de la Recherche Scientifique et Innovation Technologique, c’est ce centre de recherche qui doit travailler avec France Expertise. Voilà la justification de leur présence devant José Mpanda Kabangu.

« Vous savez que les médicaments contrefaits constituent aujourd’hui un grand danger et risque pour la vie et la santé de la population. Et c’est un acte criminel. Aujourd’hui la, le Centre d’Excellence met en œuvre un projet pour lutter contre le commerce de ces médicaments contrefaits ou falsifiés et même leur commerce au travers l’Internet », a déclaré le coordonnateur de COE, Edouard Booto.

Pour sa part, madame Caroline Damour ajoute que ce projet Medisafe a pour but de lutter contre la production et le trafic de faux médicaments pour réduire le gros risque en terme de santé publique et aussi le risque économique. Elle précise que ce projet Medisafe concerne, outre la RDC, 10 autres pays de la région, parce que l’objectif est d’intensifier la lutte au-delà des frontières en créant des réseaux pour un meilleur contrôle, une meilleure réglementation harmonisée et des règles qui permettront à mettre fin à ce trafic. « Avec l’intensification et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et le contrôle de bons médicaments pour garantir la qualité, on devrait quand même être plus fort que le trafic et le circuit illicite », indique madame Caroline Damour.

Leur mission en RDC de cinq jours, soit du 9 au 13 décembre, est exploratoire. Elle va permettre la prise de contacts, recueillir des informations pour savoir par exemple comment la RDC lutte contre les médicaments contrefaits. Donc, de s’imprégner des armes juridiques de la RDC, voir l’existant et les failles pour parvenir à harmoniser les textes de réglementation pharmaceutique. Pour cela, des rencontres avec le ministre de la santé et celui de la justice sont prévues dans leur agenda. Les ministères concernés (RSIT, Justice et Santé) sont considérés comme des piliers dans cette lutte.

Le ministre José Mpanda Kabangu qui a promis à madame caroline et sa suite l’accompagnement du Gouvernement congolais, les a, d’une part, informées de la décision prise au conseil des ministres de vendredi 06 décembre dernier, celle de la création dans un bref délai d’une agence de contrôle et de lutte contre la contrefaçon ; et d’autre part, a conseillé ses hôtes, outre les ministères de la Santé et de la Justice, d’avoir aussi des rencontres avec ceux du Commerce extérieur et de l’Economie, mais également avec l’OCC et la DGDA qui régentent les entrées et les sorties des marchandises.

Owandi.

  • Bendélé Ekweya té

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