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Politique

RDC-Télécoms : « C’est avec un cœur plein de joie de la mission accomplie que je quitte ce jour les fonctions du ministre des PT-NTIC », dixit Emery Okundji

Lors de la cérémonie de remise-reprise, ce lundi 9 septembre, le ministre sortant qui rentre dans son milieu naturel, l’Assemblée nationale, a, avec joie expliqué à son successeur les réalisations sous son leadership. Pendant ses deux ans et plus de trois mois de mandat, Emery Okundji dit avoir focalisé sa vision sur trois piliers fondamentaux : la protection des intérêts de l’Etat, ceux des opérateurs économiques mais aussi ceux de consommateurs.

D’après le désormais député national, il a protégé les intérêts de l’Etat en combattant avec efficacité les antivaleurs qui avaient élu domicile au sein de ce ministère. Cela n’a été l’œuvre que de l’application stricte des textes légaux et réglementaires ainsi que le recensement des opérateurs œuvrant dans le secteur des PTNTIC. Résultats : performances exceptionnelles dans la maximisation des recettes sectorielles caractérisées par la réalisation des assignations budgétaires de 125% en 2018 et 125,21 à la fin du premier semestre de 2019.

Emery Okundji reconnaît que ces réalisations n’ont pas été suffisantes pour sortir le pays du retard enregistré dans le secteur des technologies. C’est pourquoi, il recommande à Augustin Kibassa qui le remplace, à plaider pour la promulgation de la loi sur les télécommunications et les TIC, qui selon lui, a les mérites de consacrer la libéralisation des activités des télécommunications et sécuriser les investissements privés. « Sa promulgation permettra ainsi à attirer les capitaux privés frais vers le développement des TIC dans notre pays », a-t-il fait savoir à son successeur.

Une autre recommandation faite à Augustin Kibassa, c’est la restructuration et la dotation de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) d’un nouveau collège dont le mandat de ses membres a expiré depuis le 2 juin dernier. Mais il est aussi recommandé au nouveau ministre de faire un plaidoyer auprès du gouvernement pour qu’il dote les différents services techniques du ministère (secrétariat général et ARTC) des équipements et compétences nécessaires en vue d’assurer un contrôle efficace de ce secteur hautement technologique où la fraude (phénomène Sim box, minorisation des flux communicationnels…) fait perdre beaucoup d’argent au Trésor public en termes de millions USD.

« A ce jour, l’ARPTC est incapable de mener un contrôle efficace de la qualité des services fournis par les opérateurs des télécommunications, de l’utilisation du spectre des fréquences. Cette défaillance empêche le Trésor public d’encaisser les recettes liées notamment aux pénalités pour mauvaise qualité de service, pour utilisation non autorisée du spectre des fréquences. Bien plus, la police du secteur n’est pas suffisamment outillée pour lutter contre les activités clandestines de certains opérateurs », a dit ouvertement Okundji à Kibassa.

Et pour permettre la transparence des activités de l’Etat et la bonne gouvernance pour lesquelles se bat le président Félix Tshisekedi en vue de la réussite de son mandat, Emery Okundji propose l’informatisation de l’Administration publique. « Ça requiert la volonté politique et les moyens pour y parvenir (NDLR : bien que beaucoup d’officiels habitués dans la maffia s’y opposent) »,  a plaidé le ministre sortant de PT-NTIC.

Owandi.


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