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Maltraitance des journalistes de Goma et Beni par la Monusco : Florence Marshal sur le banc des accusés

La récente visite au Nord-Kivu d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’Onu, a laissé de l’amertume dans  le chef des journalistes de Goma et de Beni qui se disent victimes de discrimination raciale de la part de Florence Marshal, porte-parole de la Monusco. Dans deux lettres datant du 4 et 5 septembre derniers et adressées respectivement à la représentante spéciale du SG de l’Onu en RDC, Leila Zerrougui, et au chef de bureau de la Monusco Beni-Lubero, les journalistes de ces deux entités, par l’entremise de leur corporation Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), accusent Mme Marshal de les avoir écartés de la couverture médiatique de la visite du SG de l’Onu au profit des journalistes étrangers.

Si l’UNPC/Goma a été tendre dans sa correspondance adressée à Mme Zerrougui, l’UNPC/Beni a eu des mots durs vis-à-vis de l’Organisation des Nations Unies. « …beaucoup de journalistes du Nord-Kivu se sont vu refusés, sans aucune justification, l’accréditation pour la couverture médiatique de la visite du Secrétaire Général des Nations Unies du 31 août au 1er septembre au Nord-Kivu. C’est pourquoi, nous avons été très choqués par l’attitude de madame Florence Marshal et nous sollicitons si possible, votre implication personnelle, Madame la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC pour prévenir à l’avenir de tels incidents », peut-on lire dans la correspondance des journalistes de Goma.

Tandis que ceux de Beni ne vont pas par quatre chemins pour dénoncer la discrimination raciale. « …nous estimons que la Monusco, comme tout système des Nations Unies, prône la non-discrimination. Malheureusement cela n’a pas été le cas ce jour-là quand la porte-parole de la Monusco, Florence Marshal avait sciemment scindé en deux l’équipe des journalistes accrédités pour la couverture de l’arrivée d’Antonio Guterres. La première équipe était composée des journalistes de la race blanche qui avaient bénéficié d’un traitement particulier abandonnant ainsi à leur triste sort les journalistes de la race noire », accusent-ils la porte-parole de la Monusco.

Et de poursuivre : « Selon les instructions reçues la veille, aucun journaliste ne devait sortir de la zone de presse préparée pour éviter de violer le protocole. Malheureusement, il sera constaté que sur instruction de la porte-parole de la Monusco, des journalistes de la race blanche seront extirpés des autres journalistes avant d’être transportés dans des véhicules des Nations Unies et embarqués dans un hélicoptère jusqu’à Mangina où le Secrétaire Général a visité un centre de traitement (Ndlr : du virus à Ebola). Lorsque les journalistes de Beni ont voulu suivre les journalistes blancs dans les véhicules qui étaient mis en leur disposition, ces pauvres ont été brutalisés et encerclés comme s’il s’agissait d’une séquestration par une vingtaine des agents de sécurité de la Monusco pendant 10 minutes avant d’être libérés après la sortie de toute la délégation de l’aéroport. Mais également, pourquoi les journalistes de Beni qui avaient leurs accréditations et MOPs ont voyagé de Beni-Mangina-Beni à bord d’un bus d’un particulier et en mauvais état et qui avait mis plus d’une heure pour atteindre Mangina pendant que les journalistes blancs avaient fait le même trajet par hélicoptère ? Tous ces faits sont une discrimination qui s’apparente au racisme et une atteinte à la liberté de la presse. Ce qui est contraire aux valeurs des Nations Unies ».

Face à cette humiliation, les « quados » de Beni près à décréter un embargo sur les activités de la Monusco, préviennent en guise d’avertissement le chef de bureau de Monusco Beni-Lubero : « ne plus nous inviter dans vos activités si et seulement si notre bien-être ne vous intéresse pas. Ne pas nous inviter dans vos activités prochainement si vous pensez que la discrimination entre journalistes blancs et noirs sera au rendez-vous. De respecter les journalistes lorsque vous organisez les activités en dehors de la ville de Beni en leur octroyant le moyen de transport adéquat et en assurant leur sécurité sur les trajets routiers ».

Innocent Olenga


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