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Politique

Affaire disparition de 15 millions USD des pétroliers : Kamerhe aurait-il réédité les exploits de Boshab avec 32 millions USD de la SNEL ?

L’affaire de 15 millions USD dont le récent rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) dénonce la disparition, défraie la chronique et fait le choux gras des réseaux sociaux. Cette somme a été ponctionnée sur les 100 millions USD que l’Etat congolais devait rembourser aux pétroliers en guise de compensation sur le manque à gagner causé par le gel du prix du carburant à la pompe entre 2017 et 2019. Versée dans un compte privé ouvert à la Raw Bank, l’utilisation de cette somme d’argent est très opaque.  Et le comble dans cette affaire c’est l’arrestation  des agents de l’Inspection des Finances et les menaces et intimidations sur d’autres alors qu’ils ont été déployés par la hiérarchie, sur ordre de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), elle-même instruite semblerait-il selon la source du média en ligne par le Chef de l’Etat, pour enquêter et contrôler toutes les sorties d’argent du Trésor public depuis son l’avènement au pouvoir.

D’où, ces questions : pourquoi Vital Kamerhe et certains membres du cabinet de Félix Tshisekedi s’agitent-ils comme des diables chauves dans un bénitier dans cette affaire de disparition d’argent ? Se reprochent-ils quelque chose ? Sont-ils impliqués ? Autant d’interrogations, sinon on ne comprendrait pas cette interdiction dictée par le directeur de cabinet du chef de l’Etat, d’un contrôle des finances publiques, jusqu’à inquiéter les agents de l’IGF !

D’après une source de Scooprdc.net à la Présidence de la République, le président Félix Tshisekedi aurait ordonné cet audit financier auprès de l’ANR sans en informer son directeur de cabinet. Visiblement court-circuité, ce dernier chercherait par tous les moyens à empêcher ce contrôle qui risque de l’éclabousser, mais qui l’éclabousse malheureusement déjà et l’étale au grand jour.

Récupération d’un retard financier de 10 ans…

Défenestré du perchoir de l’Assemblée nationale en 2009 à la suite d’une mésentente avec Joseph Kabila sur le dossier de l’entrée des troupes rwandaises à l’Est de la RDC en vue de traquer le FDLR conjointement avec les FARDC, V.K, mieux ‘’Le pacificateur’’ comme aiment l’aduler les musiciens, a dû passer des moments financiers très difficiles. Réputé mauvais gestionnaire d’argent puisque voulant garder le même standing de vie, le meilleur député national élu de 2006 a eu à vendre toutes les maisons qu’il avait partout en RDC même en dehors du pays  jusqu’à galérer finalement car, coincé par le tout-puissant AG de l’ANR, Kalev Mutond qui voulait le voir à genoux.

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En animal politique bien rodé, voilà V.K rebondir dix ans après. Serait-il déterminé à récupérer le retard de ces dix ans de galère et se constituer un empire financier ? L’affirmatif tente sans doute tout observateur, du fait que son nom est cité dans beaucoup de dossiers financiers sales à la Présidence de la République depuis l’arrivée de Fatshi. Ses détracteurs énumèrent au moins dix parcelles qu’il aurait achetées et des constructions rapides qu’il entreprendrait en huit mois seulement.

Répétition de l’histoire

L’affaire de ces 15 millions USD ressemble à celle de 32 millions USD payés par le Congo-Brazzaville pour le compte de la Société Nationale d’Electricité (SNEL) mais dont la Présidence de la république s’était accaparé à l’époque de la formule 1+4. Et la personne incriminée était Evariste Boshab, directeur de cabinet du président Joseph Kabila. Tous les boulets rouges étaient dirigés contre ce natif de Mweka qui se serait pauvrement sacrifié pour protéger son chef.

Contrairement à Evariste Boshab, ici V.K jouerait sa propre carte, confie une autre source de Scooprdc.net à la Présidence de la République. Visiblement pour lui c’est maintenant ou jamais : véritable carpe diem.

Fatshi interpellé

Comme l’a déclaré le directeur de l’IGF Victor Batubenga sur les antennes de RFI après son audition d’une heure et son arrestation de près de huit heure au bureau du Conseil National de Sûreté (CNS) que dirige François Beya, la seule personne à calmer les ardeurs, c’est le président de la République, Félix Tshisekedi. Sa position est très attendue dans cette affaire. S’il est vrai que c’est lui-même qui a ordonné cet audit sur les finances publiques comme l’a confié la source de Scooprdc.net à la Présidence, il devra s’assumer. Le contraire caractérisé par un silence, friserait sa complicité.

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Depuis que Vital Kamerhe est directeur de Félix Tshisekedi au Palais de la Nation, son nom est mal cité dans la majorité des opérations financières effectuées : passation des marchés publics de gré à gré en violation de la loi, décaissements inappropriés des fonds et leurs utilisations injustifiées…tout ça au nom de Félix Tshisekedi. D’où les proches de ce dernier hostiles aux pratiques et méthodes de son directeur de cabinet l’interpellent-ils à ne pas cautionner les tares de son allié de la coalition CACH qui lui coûteront cher en 2023 devant le peuple appelé à l’élire pour le second mandat. Mais déjà, certains observateurs, rien qu’à voir la gestion peu orthodoxe des deniers publics à la Présidence de la République et le scandale administratif caractérisé par la fuite des documents souvent retrouvés dans les réseaux sociaux, ne s’empêchent de déclarer qu’après Kabila est pire qu’avec Kabila.

Sinon, l’on s’attend à une semaine très mouvementée à la présidence depuis le retour du chef de l’Etat dimanche matin. Les regards et les oreilles de congolais sont tournés vers Fatshi pour voir le dénouement de cette affaire si rocambolesque.

Agnelo Agnade.


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