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Audit exigé dans tous les ministères : l’ANR donne de l’insomnie  

C’est par une courte correspondance adressée à l’inspecteur général des finances (IGF) que l’administrateur général de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) demande au responsable de l’IGF une réquisition d’informations sur tous les décaissements des fonds du trésor public en faveur de tous les ministères du Gouvernement depuis l’investiture du président Félix Tshisekedi jusqu’à ce jour, saisir tous les bons de retrait de fonds émis par les différents ministères depuis l’investiture jusqu’à ce jour,  exiger de ces différents ministères tous les dossiers par eux initiés pour sortir ces fonds, faire les rapports circonstanciés sur lesdits dossiers.

Invraisemblable que cela puisse paraître,  l’affaire du présumé détournement de 500 mille dollars américains au ministère des affaires humanitaires a décidément mis la puce à l’oreille de l’AG de l’ANR. Or, c’est depuis longtemps que ce service d’intelligence devait s’occuper de la sécurité intégrale du pays sur le plan politique,  commercial,  financier,  militaire etc.  Mais dommage que sous l’administration passée,  il était réduit à une police politique.

Avec ce réveil tardif, tout observateur s’attend à des résultats probants conduisant à des sanctions exemplaires qu’à un fait d’annonce du fait qu’il y a beaucoup de soupçons de détournement et de mauvaise gestion de fonds sortis des caisses de l’Etat. Cette action qui doit être appuyée désormais par la Cour des comptes et l’IGF, bien que donnant des insomnies aux éventuels coupables, donne sans doute un coup de pouce non négligeable au Président Félix Tshisekedi qui a placé l’Etat de droit au centre de ses préoccupations. Ne dit-on pas que seule la justice élève une nation ! Cependant, certaines ONG exige que cet audit s’étende aussi à la Présidence où le directeur de cabinet du chef de l’Etat est accusé d’avoir octroyé des marchés de gré à gré et d’avoir aussi décaissé des grosses d’argent en désordre.

Reste à savoir si les coupables seront vraiment punis d’autant plus que les rapports de l’ancien conseiller de Joseph Kabila en matière de lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent, Luzolo Bambi, n’ont rien produit comme effet alors que les implications de personnes se situant souvent dans la plus haute sphère étaient établies. Est-ce le début du déboulonnage des intouchables avec Fatshi ? Wait and see comme nous conseillent les Anglais.

Danny Mangbau

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