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Arrestation du journaliste Michel Tshiyoyo à Kananga : l’UNPC s’insurge contre les méthodes hitlériennes du gouverneur Kabuya

Le journaliste Michel Tshiyoyo, fait arrêté arbitrairement par le gouverneur Martin Kabuya, passe sa quatrième nuit ce samedi dans le cachot du Tripaix de Kananga. Dans l’audience de ce jour, le Tribunal s’est déclaré valablement saisi tout en excluant la procédure d’urgence brandie par le ministère public saisi par le gouverneur Kabuya comme plaignant. Seulement, le Tribunal a refusé d’accorder la liberté provisoire au journaliste renvoyant l’audience à lundi tout en demandant au Ministère public d’apporter les preuves d’accusation, notamment de démontrer que le post incriminé sur le mur du journaliste émane de lui.

Pendant ce temps, dans un communiqué publié ce samedi 17 août, l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), s’est dit avoir appris avec stupéfaction l’incarcération du journaliste Michel Tshiyoyo de la Radio Sozem à Kananga au prétexte de s’être interrogé sur son mur sur une altercation qui aurait surgi entre les autorités provinciales à Kalambambuji.

Selon le président de l’UNPC, Joseph-Boucard Kasonga Tshilunde, de surcroît oncle maternel du gouverneur Martin Kabuya, ce post du journaliste sur Facebook ne donne aucune matière à la violation de la déontologie et, donc, ne peut conduire à l’arrestation d’un journaliste même si l’ordre vient d’un gouverneur de province qui croit avoir le droit de vie ou de mort sur ses sujets. C’est tout dire sur le comportement hitlérien d’un neveu…

Les juges du Tripaix sont invités par l’UNPC à vite relaxer le journaliste, faute de quoi, elle se réserve le droit de se prendre en charge, stipule le communiqué.

Voici ce que le ‘’tout-puissant’’ Kabuya reproche à Tshiyoyo  ?

Dans un post sur son mur Facebook, le journaliste Michel Tshiyoyo écrit depuis le 1er août dernier à 6h51 : « SCANDALE A KALAMBA MBUJI ENTRE LES DEUX AUTORITES PROVINCIALES DU KASAÏ CENTRAL ? QUI PEUT DONNER LES MOBILES DES DISPUTES ? Ce post est considéré par le gouverneur Kabuya comme une incitation à la haine communautariste et à la rébellion. Voilà qui justifie sa plainte-ordre qui a conduit à l’arrestation du journaliste.

Le questionnement de Michel Tshiyoyo a poussé Scooprdc.net réputé comme média d’investigation, à braquer ses projecteurs sur la localité de Kalamba Mbuji, située à 250km au sud-est de la ville de Kananga, dans le territoire de Luiza. D’après les recoupements des sources différentes, le média en ligne apprend qu’effectivement il y a eu un malaise entre deux autorités de la province, en l’occurrence le président de l’Assemblée provinciale et le gouverneur. A la base, le président de l’organe délibérant qui avait connu une panne de véhicule en Angola dans une mission du gouverneur Kabuya, avait été laissé à son triste sort.

Le gouverneur et sa suite avaient traversé la province, l’abandonnant se débrouiller seul. Arrivé à Kalamba Mbuji après être dépanné, le président de l’Assemblée provinciale aurait, d’après les sources de Scooprdc.net, non seulement exprimé son mécontentement au gouverneur chef de la délégation, mais aussi refusé d’assister au dîner organisé par le gouverneur. Il serait même rentré à Kananga seul sans le gouverneur et sa suite.

Le journaliste Tshiyoyo a-t-il péché de demander la lumière sur cet incident qui a fait du bruit au chef-lieu de la province du Kasaï central ? Par sa brutalité, sa mégalomanie, son arrogance et sa médisance, le gouverneur Martin Kabuya s’offre lui-même en violeur de droits de l’homme en général, et de prédateur de la liberté de presse en particulier. Un candidat favorable aux sanctions des Américains qui ont hébergé sa famille. D’ailleurs il a promis de voyager aux USA en laissant le journaliste en prison. Peuple américain, vous avez un prédateur de la liberté de la presse et un violeur de la liberté d’expression qui vient chez vous. Demandez-lui d’apprendre la leçon de la démocratie auprès de Trump dont CNN a consacré toute une émission de critique sur ses actions, sans que ce dernier ne fasse arrêter les journalistes ni ne ferme la chaîne.

Innocent Olenga.


porta. Praesent pulvinar Donec Sed leo.