Hubert Thetika aux politiciens du Kwango : « évitez d’avoir une vision coutumière du pouvoir politique ! »

Notable du Kwango, Hubert Thetika se dit estomaqué et révolté par l’attitude étouffante, continuellement affichée par ses aînés politiciens  congolais mais particulièrement ceux de sa province, le Kwango, vis-à-vis des jeunes qui se lancent en politique. « Le constat malheureux que j’ai fait, ce que les hommes politiques Kwangolais ont une vision coutumière du pouvoir politique. Vous savez, quand on devient chef coutumier, c’est jusqu’à la mort, c’est pour toute la vie. Mais ce n’est pas cette vision qui doit être amenée en politique qui requiert le renouvellement des idées et des hommes. Donc, si l’on vient avec cette vision coutumière du pouvoir en politique, on détruit la vie de la nation parce que là on se dit : tant que moi l’aîné je ne suis pas fatigué, je n’ai pas quitté, je ne cède pas pour que le jeune vienne me remplacer. C’est ce qui tue le Kwango », fustige-t-il révolté dans une entrevue avec Scooprdc.net.

La révolte du député national honoraire d’une cinquantaine révolue se justifie par son constat d’un combat en sourdine, des coups bas orchestrés à un jeune député national qui monte et qui a fait des exploits, mais combattu pas les aînés de sa propre province pour qu’il n’accède pas aux hautes fonctions de la République. « Il y a l’un de nous, l’honorable Jonathan Bialusuka qui a créé son parti ABG. Ce parti a fait un travail considérable en une année seulement en obtenant 4 députés nationaux, 6 députés  provinciaux et 2 sénateurs. Même si je ne suis pas dedans, je me dis que le parti ABG devient un patrimoine du Kwango qui ne doit pas disparaître. Et avec un bilan pareil, il est totalement anormal et surtout méchant de ne pas reconnaître les mérites de son fondateur qui, en principe, mérite aussi un poste ministériel au niveau national », explique Hubert Thetika qui dit constater malheureusement qu’il y a un combat en sourdine mené par les aînés Kwangolais pour que Jonathan Bialusuka n’accède pas à ce poste.

« J’insiste pour exhorter mes aînés d’éviter cette vision coutumière du pouvoir politique et d’éviter de jouer au kimbutisme comme on dit chez nous », martèle le député national honoraire qui invite par la même occasion les jeunes Kwangolais qui suivent leurs aînés, à se départir du fanatisme qui rend aveugle et installe la haine. « Si les jeunes tombent dans ce piège et se haïssent parce qu’ils sont d’un tel camp ou d’un autre, c’est la mort du Kwango. Pourtant, nous nous voulons un avenir radieux pour notre province », conclut l’ancien collaborateur d’Olivier Kamitatu devenu cadre de l’UNC de Vital Kamerhe.

Innocent Olenga.  

  • Bendélé Ekweya té

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