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Société

Kananga: la maison communale de Nganza saccagée par la population !

La maison communale de Nganza, l’une des entités de la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï central, a de nouveau été saccagée par la population en colère ce samedi 08 juin 2019 dans les après-midi. A la base, à en croire Mamie Kakubi Tshikele, bourgmestre de Nganza, la population est montée à la suite de l’intervention de la police pour sauver un homme soupçonné d’avoir atrophié le sexe d’un  habitant de cette commune qu’elle voulait lyncher.

« La salle polyvalente où l’on  tenait l’administration communale avant que le bâtiment de la commune ne soit réhabilité, a été saccagée et pillée. Ils ont emporté des chaises et bien d’autres documents administratifs », décrit-elle. Et de préciser que le bâtiment nouvellement réhabilité par la Monusco n’a pas été touché. La police a dû faire usage des gaz lacrymogènes et tirs de sommation pour disperser les foules en colère. Un jeune garçon d’environ 15 ans a été atteint par une balle perdue au niveau de clavicule. « Il n’est pas mort, il a été amené dans une structure sanitaire où il a été admis aux soins »,  précise la bourgmestre.

Des sources sanitaires indiquent que la balle a traversé le corps du jeune garçon et les premiers soins lui ont été administrés pour calmer l’hémorragie, privilégiant toute fois, la possibilité d’un transfert vers une institution sanitaire de la place.

Depuis bientôt 4 jours, la ville de Kananga vit sous une psychose généralisée à la suite des informations faisant état de la présence des gens non autrement identifiés dont la force mystique atrophierait les sexes des hommes à la suite d’une simple salutation à mains.  Jeudi dernier, un homme soupçonné d’avoir atrophié le sexe d’un habitant a été lynché puis brûlé vif par la population à Kamayi, un quartier de la commune de Kananga.

La   maison communale de Nganza qui venait d’être réhabilitée par la Monusco à plus  de cent mille dollars américains avait déjà été attaquée et incendiée en 2017 par les insurgés se réclamant du chef Kamuina Nsapu.

Van Frédéric Tshilanda.


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