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Invectives au MLC : Eric Bilale déculotte Eve Bazaiba !

Le tout se passe malheureusement dans les réseaux sociaux où l’on retrouve la circulaire de la secrétaire générale du Mouvement de Libération du Congo (MLC), déclarant Me Eric Bilale agent double et par conséquent l’interdit, non seulement tout accès dans les installations du MLC sur toute l’entendue du territoire national, mais également d’engager et de parler au nom du parti. « Agent double », la circulaire du 30 mai 2019 de Eve Bazaiba ne dit pas clairement l’acte posé par ce cadre du MLC déclaré personae non grata. « Monsieur Eric Bilale a été identifié avec éléments de preuve comme agent double », peut-on lire tout simplement dans cette note circulaire de la SG du MLC.

La réaction de l’incriminé face à ce qu’il qualifie de « communiqué passionnel de Madame Bazaiba », ne s’est fait pas attendre. Dans une longue lettre de protestation, l’avocat n’aménage nullement celle que l’on présentait comme la dame de fer du MLC. « Une vie, privée ou publique, fondée sur le mensonge, finit, un jour,  par s’écrouler par la tempête de la vérité. L’une des raisons qui m’ont poussé à vous éviter depuis fin de l’année 2015, entre autres, c’est les mensonges, une antivaleur. Vous ne dites jamais la vérité, en tout cas, le temps que je vous ai connue », contre-attaque Me Eric Bilale.

Et de poursuivre : « madame la Secrétaire Générale, votre personnalité doit refléter l’image d’une Secrétaire Générale. Ça fait très mal que vous décidiez, du coup, de verser dans des conneries, même si certains peuvent conclure à  un sortilège ou à un envoûtement diabolique, moi,  je le regrette. Votre comportement – malgré votre défaut de toujours  (la violence et le mensonge) – a connu, considérablement,  une notable dégradation depuis votre brillant échec à l’élection des Gouverneurs. Vos actes se détériorent ;  vos coordonnées éthiques se perdent ; la loi de pudeur n’agit plus sur vos sens ; l’irrespect et la médiocrité sont vos amis de chaque jour ; indélicatesse est devenue votre pain quotidien ; la civilisation des muscles vous enchante ; les scénarios Hollywoodiens vous tentent ; la pratique  de vos prétendus arts martiaux en dehors de tout ring et de toutes règles d’usage vous excite…, c’est regrettable! ».

Trouvant qu’il ne valait pas la peine pour Eve Bazaïba de publier sa circulaire, ce cadre du MLC lui rappelle qu’il n’a aucune qualité officielle pour engager le parti. « Je vous supplie de lire la notion de la ‘’personnalité juridique’’ et ses implications, ça vous aiderait pour l’avenir. Je n’ai pas engagé le MLC parce que je n’en ai pas mandat. Mais, je reste un homme  libre bénéficiant de son droit légitime à la liberté d’expression. J’ai des avis à donner sur des questions majeures de notre société et j’en donnerai toujours et partout. J’ai une vision à porter, une vision à véhicule, c’est la noble vision libertaire du Président  Jean-Pierre Bemba. Pour ça, vous-même n’étant pas bembiste, on a pas besoin de votre soutien ou pas pour le faire. De nombreux bembistes dévoués le font déjà », écrit Eric Bilale.

Loin de reculer devant la SG de son parti, ce cadre MLC la défie : « Je ne suis pas au MLC pour vous faire plaisir ou faire vos désirs passionnels. Je ne céderai jamais à vos caprices. Je suis inspiré par un esprit bembiste dès le bas âge. Je mène le combat du Président Jean-Pierre Bemba. Quand je viens travailler, c’est pour rendre service et non pour anéantir l’autre ou chercher à agresser physiquement l’autre, comme vous. Non, je n’ai pas besoin de ça pour briller madame la Secrétaire Générale. Avez-vous déjà constaté  possible qu’une étoile soit cachée sans éclat sous table ? Par moment, sans le savoir, avec vos complices, vous combattez Yahvé notre Dieu en vous livrant contre un homme intègre à bien des égards. Pour votre gouverne, personne ne m’a recruté. Si quelqu’un m’a recruté pour le MLC, c’est dans les rues de ma belle ville natale de Bumba, j’avais 12 ou 11 ans, les années 1998  (1999), c’est le Président  Jean-Pierre Bemba.C’est grâce à lui que tous mobilisés, nous sommes chaque fois allés à pied à Ebonda (12 km) voir nos yaya de quartier en formation militaire…».

Révolté par la qualificatif « agent double » lui collé, celui qui se réclame bembiste depuis l’âge de 12 ans écrit à Bazaïba :  « cette épithète risque de vous être attachée, franchement, avec tout ce que vous avez posé comme acte, quelles qu’en soient les raisons, ces dernières années à la tête du parti, l’agent double peut bien vous convenir. Dada, Dada, Dada, c’est du swahili, je n’en connais pas la signification, c’est comme ça que le clan Kabiliste vous désigne. J’ai une question à vous poser. L’homme propose Dieu dispose : si vos projets, ceux d’être candidate Présidente de la République aux élections passées avec l’espoir de la condamnation du Président Bemba avaient marché, comment alliez-vous vous comporter ? Si j’avais pris congé du parti entre septembre 2017  (ma nomination au cabinet privé de Fatshi) et la libération du Président  (juin 2018), c’est à cause de vous personnellement… Le fait que les compatriotes habitués à Kingakati, chez le Raïs,  vous appellent Dada, dada, dada envisageant même votre choix en tant que opposante de façade candidate Présidente de la République… C’était de trop, je n’en pouvais plus, alors que le Président était en détention. Qui est le vrai agent double ? Vous ou un homme intègre que je suis ? Savez-vous pourquoi les militants de l’UDPS vous réclament des comptes ? Vous vous rappelez de l’affaire mensongère du cannibalisme sur les pygmées chez vous dans la Tshopo? Quand vous étiez à l’UDPS, votre position dans ces mensonges étaient quoi ? Souteniez-vous ou non, publiquement dans des médias, que le Président Jean-Pierre Bemba et son armée de Libération étaient cannibales ? Je suis très intéressé de savoir votre position de l’époque. Et, à la grande surprise des combattants, vous vous êtes retrouvée Sénatrice MLC. Étiez-vous venue chercher des preuves du cannibalisme du MLC ? Les combattants attendent les explications ».

Sans porter des gants, Eric Bilale balance enfin à Eve Bazaïba : « je suis l’une des rares personnes sur terre -vous vous êtes déjà dans l’avarice et la cupidité- qui agissent et prennent des décisions par conviction. Le mal reste le mal même si tout le monde le fait, le bien reste le bien même si vous, vous penchez vers les mensonges, la haine, la jalousie, la calomnie. Pour moi, vous ne travailliez pas pour l’intérêt du parti, surtout pas de son Président » 

Agnelo Agnade


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