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CNSA : une tripartite illégale !

Du lundi 25 à mercredi 27 mars dernier, le président du Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre (CNSA) a convoqué une réunion tripartite CNSA-Gouvernement-CENI pour évaluer le processus électoral en cours. Mais selon certains experts en Droit qui se sont confiés à Scooprdc.net, cette rencontre est entachée d’irrégularités qui doivent logiquement rendre caduques ses résolutions et recommandations. En effet, certains membres du CNSA, en commençant par le président Joseph Olenghankoy, sont frappés d’incompatibilité au regard des dispositions de la loi électorale qui interdit les membres des institutions d’appui à la démocratie, notamment le CSAC, la CENI, la CNDH et le CNSA, de poser leurs candidatures aux élections.

Or, plus 60℅ des membres du CNSA ont été candidats aux élections législatives nationales, provinciales et même aux sénatoriales. Et d’après les informations obtenues par Scooprdc.net auprès de la CENI, beaucoup d’entre ces membres du CNSA qui ont siégé à la Tripartite, avaient glissé dans leurs dossiers respectifs déposés à la Centrale électorale, une lettre de démission pour se conformer à la loi. Donc, ils ne peuvent plus pas siéger au CNSA. C’est le cas d’Adolphe Lumanu, Yollande Ebongo, André-Alain Atundu, Jean Mbuyu, Zury Masela, Dieudonné Mirimo, Bernard Beya Mubiayi, Liliane Salumu, Jules Namuli, Hubert Efole, Baudouin Idambituo, Basanga Mfumutoto…qui ont postulé soit aux législatives nationales, soit aux sénatoriales.

Même si le président Joseph Olenghankoy n’a pas été candidat à aucune élection, mais le fait de signer les mandats des candidats aux différents scrutins de son regroupement politique Rassop, il a participé au processus électoral. D’ailleurs, à suivre son intervention à la réunion interinstitutionnelle qui a suspendu l’installation du Sénat et a renvoyé les élections des gouverneurs sine die, tout comme celle à l’ouverture de la tripartite, l’on sent qu’il s’en prend farouchement aux dirigeants de la CENI jusqu’à exiger un rapport de gestion de leur institution ; ce qui n’est pas d’ailleurs dans ses prérogatives. Tout cela, dit-on, parce que son Rassop n’a pas eu des sièges à l’Assemblée nationale pour n’avoir pas atteint le seuil de représentativité. A la CENI, l’attitude d’animosité que manifeste ouvertement « Jeff » envers les membres du bureau, particulièrement envers Corneille Nangaa, est considérée comme un règlement des comptes.

Si d’une part l’on décrie l’incompatibilité de certains membres du CNSA qui ont pris part à cette réunion tripartite, d’autre part les voix se lèvent pour réclamer la suppression de ce CNSA. C’est le cas du député national Claudel-André Lubaya qui l’a déclaré sur son compte Twitter. Pour cet élu de Kananga, le CNSA est le produit de la corruption et du débauchage. Par conséquent, il n’a pas le droit de continuer à exister. « Le CNSA dans sa configuration actuelle est né du débauchage. Aujourd’hui, on parle de la corruption des grands électeurs, mais le CNSA est le pire produit de la corruption de la classe politique. Le débauchage avait conduit à la création pratiquement d’un nouveau Rassemblement qui avait été d’ailleurs légalisé en catastrophe au ministère de l’Intérieur tout simplement pour permettre à son animateur d’alors de devenir président du CNSA, mais aussi de présenter un Premier ministre issu aussi du débauchage », a-t-il déclaré aux confrères d’Actualité.cd.

Le  débat sur l’existence ou la suppression du CNSA est donc lancé.

Ginno Lungabu.


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