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Economie

Grand défi d’Odon Kasindi : faire véritablement de l’ARPTC un policier des télécoms !

Le président intérimaire de l’Autorité de Régulation de la Poste et Télécommunications du Congo (ARPTC) n’est pas sur un tapis rouge déroulé devant lui. En fils maison, Odon Kasindi  qui a succédé à son titulaire Oscar Manikunda, suspendu par le président de la république pour un certain nombre des griefs, notamment la mauvaise gestion, sait pertinemment bien que le secteur des télécommunications est un monde des caïmans où la fraude est érigée en mode de gestion. Saura-t-il faire mieux que Manikunda avec qui, il a partagé la gestion ?

Les experts en télécommunications estiment qu’il a tout intérêt à se démarquer de la gestion passée, pour gagner davantage la confiance de celui qui l’a promu, en érigeant l’ARPTC en une véritable police des télécoms. Cela requiert une grande rigueur à travers un contrôle efficace des trafics de tous les opérateurs (appels, sms et data). Ce que l’on a en effet reproché à son titulaire, c’est d’avoir favorisé une fraude à grande échelle dans les déclarations des opérateurs des télécoms, en échange des pots de vins.  Par cette « protection » des maffieux, la république a énormément perdu des recettes en termes de millions USD. Oscar Manikunda aurait fragilisé l’ARPTC en refusant sciemment de la doter des équipements adéquats pour ce travail de contrôle (Lire l’article de Scooprdc.net : « RDC-Télécoms : l’ARPTC favorise la fraude, révèle son ancien employé »).

Ainsi, estiment les experts en télécommunication, Odon Kasindi devra, pour faire face au coulage des recettes, solliciter de nouvelles autorités du pays, l’acquisition des équipements modernes et appropriés pour ce contrôle des trafics des opérateurs des télécoms. Ces matériels que l’ARPTC manque, permettront, non seulement de combattre le phénomène Sim box qui fait perdre au Trésor public des recettes sur les appels entrants, mais aussi de déterminer la volumétrie des appels locaux et sms qui représentent 90% de l’ensemble des trafics des opérateurs de télécoms et de contrôler l’internet.

Avec son propre matériel de pointe, le Gouvernement congolais s’évitera à travers l’ARPTC des contrats tant décriés avec des prestataires privés comme Agelis, Entreprise Télécom et récemment avec la controversée AGI dont les rendements ont été largement en dessous des attentes. Par cette autonomie équipementière, l’ARPTC pourra booster au triple voire au quadruple non seulement les recettes de Trésor public, mais aussi sa propre trésorerie par les rétrocessions.

En attendant les grands moyens, cet ingénieur en télécommunications, ancien employé d’Ericsson à  Londres et l’un des associés d’Afrimobile Limited, est mis à l’épreuve. Odon Kasindi devra, devoir des résultats oblige, relever avec les moyens de bord le défi de lutte contre la fraude dans le secteur des télécoms, en bannissant un copinage non autrement identifié, qui avait caractérisé son ex titulaire avec les patrons des entreprises des télécommunications.

Ginno Lungabu


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