PolitiqueElections sénatoriales : la corruption, cause du retrait par Adam Bombole de sa candidature !

15 février 2019
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Dans une correspondance adressée, jeudi 14 février, au président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le candidat sénateur pour la ville de Kinshasa, Adam Bombole, lui annonce le retrait de sa candidature.

Bien que dans cette lettre Adam Bombole évoque officiellement des « raisons de convenance personnelle », son retrait de candidature a d’autres motivations. En effet, selon ses proches, l’ancien sociétaire du MLC de Jean-Pierre Bemba refuserait de se soumettre à la loi de la corruption érigée par les députés provinciaux comme mode par excellence pour bénéficier de leurs voix. « Je ne me soumettrais jamais à la corruption, je marcherais toujours tête haute, regardant mes semblables droit dans les yeux. Que Dieu bénisse la RDC », a-t-il d’ailleurs tweeté sur son compte. Un autre candidat, Vidiye Tshimanga lui a emboîté les pas, dénonçant la même pratique.

Le constat fait par tout observateur est que les élections sénatoriales et des gouverneurs de province qui pointent à l’horizon, sont beaucoup plus dictées par la force de l’argent que de la raison. En effet, c’est vraiment une véritable aubaine pour ces députés provinciaux de marchander leurs voix dans ces scrutins indirects. Ils exigent sans vergogne, selon certaines indiscrétions parvenues à scooprdc.net, entre 10 et 25 mille USD par voix pour les sénatoriales et entre 25 à 100 mille pour les gouverneurs. Une pratique honteuse déjà dénoncée par plusieurs ONG de droits de l’homme qui en appellent à l’intervention des procureurs de la république auprès de différents parquets en vue de réprimer sévèrement  cette corruption à ciel ouvert.

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De l’avis de plus d’un congolais, le législateur devra revoir le mode de vote pour les sénateurs et les gouverneurs en vue de les sortir de la gourmandise de ces députés provinciaux qui se font indûment et sans raison de l’argent en biaisant leurs choix. Conséquence : les provinces sont confiées à des personnes sans aucun sens managérial. Triste réalité !

Ginno Lungabu

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