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Tueries de Yumbi : le gouverneur Gentiny Ngobila pointé du doigt !

Scooprdc.net est tombé sur un rapport confidentiel de services de sécurité (Armée, Police et Agence de renseignements) pointant du doigt le gouverneur de Mai-Ndombe, Gentiny Ngobila, comme cerveau moteur de ce que certains appellent massacres de Yumbi par euphémisme, car d’après les sources concordantes de Scooprdc.net, ce qui s’est passé à Yumbi est ni plus ni moins un acte de génocide contre la communauté « Banunu ».

D’après les éléments d’enquête que possède le média en ligne et à en croire les témoignages recueillis sur place, l’attaque de la communauté Banunu a été planifiée par les autorités politico-administratives et militaires de Yumbi avec en tête le gouverneur de Province. Tenez ! Tout part avec le refus injustifié de la communauté Batende aux Banunu d’enterrer le chef de groupement Banunu décédé le 02 décembre 2018 à côté de son défunt père qu’il avait succédé quelques années avant.  Malgré ce refus, les Banunu, autochtones de Yumbi, mais minoritaires dans la population, décident quand même de le faire la nuit du 14 au 15 décembre.

Au réveil, ayant appris que le chef de groupement avait été enterré malgré leur refus, les Batende se réunissent, dit-on, avec la bénédiction du directeur de cabinet du gouverneur, lui aussi mutende comme son chef Ngobila. Au sortir de cette rencontre cynique, la tension monte :  » Ces gens (allusion faite à la communauté Banunu) veulent nous coloniser où quoi ? On doit leur montrer qui on est « , lançaient les jeunes issus de la communauté Batende à qui voulait les entendre. Et là, entrent en jeu les officiers de l’armée affectés à Yumbi. Sur un ordre reçu quelque part, les armes de guerre sont distribuées à une partie de la population, spécifiquement aux Batende. Dans la nuit du 16 décembre, les maisons de Banunu à Yumbi sont encerclées et brûlées systématiquement par les Batende. « Ceux qui ont eu le temps d’échapper aux flammes ont fui vers le fleuve, sinon d’autres qui n’ont pas eu cette chance sont mort calcinés. Et lorsque ces bourreaux s’apercevaient d’une quelconque fuite, ils abattaient leurs victimes avec les armes« , confie une femme à Scooprdc.net.

Dans la journée qui a suivi, voyant que certains Banunu s’étaient réfugiés à l’entrepôt de la CENI dont monsieur Mbo, l’administrateur du territoire, ces assaillants (Batende) s’y sont dirigés, munis de leurs armes de guerre et ont abattu les policiers qui gardaient le site de la CENI. Ensuite, ils ont mis le feu sur le bâtiment pour en finir avec les Banunu qui s’y trouvaient. Le pauvre administrateur du territoire Mbo qui n’a pas eu cette chance de s’échapper comme peu l’ont fait, a été tout simplement abattu par les Batende.

Au total, 534 morts répertoriés par les ONG et annoncés par la radio onusienne. Ces morts ont été abandonnés dans la nature et c’est la Croix-Rouge qui les a enterrés dans des tombes communes. D’après de témoins contactés sur place, c’est le fleuve qui a englouti un grand nombre de disparus en dehors de 534 corps enterrés par la Croix-Rouge. Un journaliste sur place, fait ce constat :  » Ce qui m’a étonné à Yumbi est que je n’ai vu aucun enfant et je n’ai vu qu’une seule femme « .

D’après des témoins trouvaient sur place, cette expédition punitive qui n’est qu’une expression d’une cohabitation rouillée par les politiciens, a été menée pour  » corriger » les Banunu qui mettraient en mal le « leadership » du gouverneur Gentiny Ngobila. Aussi, depuis ces événements malheureux, ce dernier n’est jamais arrivé à Yumbi alors que c’est une entité de sa juridiction. Ce gouverneur aux allures pas très éloignées de celles de Léopold II, gouverne le Mai-Ndombe par procuration. L’homme vient une fois le mois dans sa province, pour y passer trois ou quatre jours dans un hôtel, et le reste de son temps, il le passe à Kinshasa. Par contre, c’est son directeur de cabinet qui est l’homme à tout faire.

Après les enquêtes de l’auditorat militaire et des organisations de la société civile, un nom revient dans les conclusions de ces enquêtes. « C’est  Gentiny Ngobila qui serait l’auteur intellectuel de ce génocide ». Scooprdc.net apprend que l’homme qui ambitionnerait prendre le gouvernorat de Kinshasa, est devenu introuvable dans la capitale. Il aurait été mis au parfum de son éventuelle arrestation par la justice et aurait ainsi pris les larges. Quand bien même le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a prôné le pardon dans son discours d’investiture, ce drame de Yumbi mérite d’être examiné avec la plus grande sévérité.

Nzakomba

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